le traditionalisme et l'Afrique : un avenir à construire par Luc Perrin 2013-11-08 18:17:58 |
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Merci de cette heureuse information : un prêtre de plus est toujours une bonne nouvelle. [cela vaut pour le diacre même jésuite de l'ami Ion dans un fil plus haut]
J'avais noté que parmi les instituts traditionnels, la F.S.S.P.X était la plus investie en Afrique noire.
Il y a un petit effort chez les autres ICP-SP et FSSP mais c'est encore très petit ; il y a aussi le cas du diocèse de Nattitingou (Bénin) avec des prêtres diocésains au service de la Messe traditionnelle.
Feu Michael Davies, il y a déjà de nombreuses années, avait suscité un fonds pour aider les implantations africaines de l'ICR-SP je crois.
Compte tenu de l'importance du Continent africain et de l'Asie pour l'avenir de l'Église, au vu des statistiques des vocations sacerdotales (> 41 % du total des séminaristes en 2005 pour les 2 continents, 20% pour l'Afrique ; ce doit être plus maintenant), la faiblesse du traditionalisme africain est une préoccupation.
Les Instituts et les associations de laïcs devraient être plus actifs dans ce continent.
Il y a certes des obstacles : l'hostilité ou simplement le désintérêt des évêques bien sûr ; la mauvaise réputation faite aux tradis ensuite. Il y a aussi l'orientation très "libérale" des "élites" théologiennes africaines, souvent (dé)formées en Europe et aux USA.
Mais il y a aussi deux causes paradoxales :
- la néo-liturgie, en général, a été appliquée bien mieux que chez nous ; j'ai pu le constater de visu au Rwanda cette année.
Même "inculturée", elle est célébrée dans l'esprit de la continuité avec la Tradition et avec un sens aigu du sacré.
Même le latin et le grégorien y sont plus fréquents que chez les "Ordinaires" européens.
- le clergé ne s'est pas effondré : le sens du sacerdoce - en dépit des fautes humaines (argent, concubinage) bien connues chez nous aussi - n'a pas été corrompu comme en Occident dans les années 1960-1970.
En d'autres termes, l'Afrique n'a connu ni la corrosive crise liturgique ni celle du clergé ni celle de l'épiscopat (sauf quelques cas individuels inévitables). L'héritage missionnaire est plus décrié par les religieux-prêtres occidentaux que par les populations africaines qui leur gardent gratitude pour avoir apporté la foi catholique.
Alors ad multos M. l'abbé Ngaruro et surtout que le Kenya soit comme autrefois annonciateur de vocations multiples pour des prêtres et religieux/religieuses traditionnels en terre africaine.
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