oui et non par jejomau 2013-10-22 23:29:31 |
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Nous n'avons pas le livre sous les yeux et il est difficile de porter un jugement complet.
Néanmoins, si je comprends ce qui est dit ici, c'est que L'abbé Michel Salamolard exploite l'idée de la relation entre les Personnes divines pour tenter d'expliquer le Mystère de l'Eucharistie aux fidèles. C'est un peu l'idée ici également, et j'en reprends le début en mettant en gras les passages où transparait cette notion de "relation" :
Pour les théologiens chrétiens, la Trinité n’est pas un simple sujet d’étude parmi d’autres. En effet, lorsque les chrétiens disent leur foi, c’est la Sainte Trinité qu’ils confessent, comme en témoignent le Symbole de Nicée-Constantinople ou le Symbole des Apôtres. Le contenu de ces Credos, c’est la foi en la Trinité, dans laquelle l’Église place la confession des mystères du Christ. La théologie trinitaire constitue dès lors le cœur de la réflexion doctrinale visant à rendre compte de la foi de l’église. Saint Thomas d’Aquin l’a très clairement signifié au début de plusieurs traités théologiques :
La foi chrétienne consiste principalement dans la confession de la sainte Trinité, et elle se glorifie spécialement dans la croix de Notre Seigneur Jésus Christ »[1]. – « Le Seigneur a enseigné que la connaissance qui rend bienheureux consiste à connaître deux choses : la divinité de la Trinité et l’humanité du Christ [...]. C’est pourquoi toute la connaissance de la foi se rapporte à ces deux choses : la divinité de la Trinité et l’humanité du Christ[2].
Puisque le sujet de la théologie est le mystère de Dieu en lui-même et dans ses relations aux créatures[3], la doctrine de Dieu Trinité aura pour tâche de manifester les trois personnes dans leur être divin unique et dans leur distinction hypostatique, en considérant ces personnes dans leur immanence éternelle et dans l’économie de la création et du salut. C’est ainsi que, dans la Somme de théologie, saint Thomas étudie les trois personnes divines dans l’unité de leur essence (Prima Pars, questions 2-26) puis dans leur distinction mutuelle (questions 27-43), en préparant de cette façon l’étude de la création et de l’économie de la grâce (suite de la Somme de théologie).
Bien que plusieurs aspects de ces explications donnent lieu à d’importantes controverses parmi les théologiens[4], la place centrale qui revient à la foi trinitaire fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus. La doctrine de la Trinité ne traite pas un secteur de la foi et ne constitue pas un chapitre isolé de la théologie chrétienne mais, en exposant le mystère de Dieu, elle présente aussi le fondement et le but de toutes les autres affirmations de la foi[5]. On doit observer que le renouveau contemporain des études sur le mystère de la Trinité se caractérise en particulier par l’attention prêtée aux retentissements de la foi trinitaire, c’est-à-dire aux rapports que la confession trinitaire entretient avec les autres affirmations de foi et avec la pratique de la vie chrétienne[6]. Mais, en ce domaine, on observe souvent une difficulté, voire un malaise à l’égard de la doctrine thomiste de la Trinité : les meilleures volontés sont parfois découragées lorsqu’il s’agit d’aborder des notions telles que les « processions », les « relations », les « propriétés ».
La connaissance des personnes divines nous fut doublement nécessaire. D’une part, [elle nous fut nécessaire] pour bien saisir la création des choses. En effet, lorsque nous affirmons que Dieu a tout fait par son Verbe, on exclut l’erreur de ceux qui tiennent que Dieu a produit les choses par une nécessité de nature. Et lorsque nous affirmons qu’il y a en lui la procession de l’Amour, on montre que Dieu n’a pas produit les créatures en raison d’une quelconque indigence, ni en raison d’un autre motif extérieur, mais en raison de l’amour de sa propre bonté. [...] D’autre part, et à titre principal, [la connaissance des personnes divines nous fut nécessaire] pour bien saisir le salut du genre humain, qui s’accomplit par le Fils incarné et par le don du Saint-Esprit
substitue à la notion de substance celle de relation, "substance de la substance".
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