Ah, alors : canon 986 !... par Michel 2013-08-27 20:22:45 |
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Le canon 986 prescrit d'établir des horaires de confessions (et des horaires commodes) :
Can. 986 – § 1. Tous ceux auxquels est confiée, en vertu de leur fonction, une charge d’âmes sont tenus par l’obligation de pourvoir à ce que les confessions des fidèles qui leur sont confiés soient entendues, lorsqu'ils le demandent raisonnablement, et de leur offrir la possibilité de se confesser individuellement à des jours et heures fixés qui leur soient commodes.
§ 2. En cas d’urgente nécessité, tout confesseur et, en cas de danger de mort, tout prêtre, est tenu par l’obligation d’entendre les confessions des fidèles.
Le Code annoté rappelle des textes faisant obligations aux évêques de s'occuper de ces questions, absolument prioritaires dans la mission du prêtre. Et insiste sur le droit des fidèles de recevoir les sacrements (en général, donc aussi la confession ; c. 843 et 213).
Voir aussi "Réconciliation et Pénitence".
Discours de Paul VI :
http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/speeches/1978/april/documents/hf_p-vi_spe_19780420_vescovi-statunitensi_fr.html
Chers Frères, nous vous rappelons également les termes de notre Lettre aux Evêques américains à l'occasion du bicentenaire de l'Indépendance de votre pays: "Nous vous demandons de réserver la plus grande attention à la question de la confession faite de vive voix" (AAS 68, 1976, p. 410). Et aujourd'hui nous y ajoutons de manière très explicite: Nous vous demandons un très fidèle respect des normes. C'est la fidélité même à la communion dans l'Eglise universelle qui l'impose; et, en même temps, cette fidélité sera la garantie de l'efficacité surnaturelle de votre ministère ecclésial de réconciliation.
De plus, nous vous demandons, à vous les Evêques, d'aider vos prêtres à apprécier toujours plus la splendeur de leur ministère de Confesseurs (cf. Lumen Gentium, n. 30) L'expérience séculaire confirme l'importance de ce ministère. Et si les prêtres comprennent profondément combien, grâce au sacrement de la Pénitence, ils collaborent étroitement, avec le Sauveur dans cette tâche de conversion, ils se livreront avec un zèle croissant à ce ministère. Il importe que de nombreux confesseurs soient à la disposition des fidèles. D'autres tâches peuvent, par manque de temps être renvoyées, ou abandonnées, mais pas la confession. L'exemple de Saint Jean Vianney est toujours actuel. L'exhortation du Pape Jean XXIII dans son Encyclique Sacerdoti Nostri Primordia a gardé toute son importance.
A plusieurs reprises nous avons demandé que la fonction capitale du Sacrement de la Pénitence soit sauvegardée (cf. Audiences Générales du 3 avril 1974 et 12 mars 1975). Et il y a deux ans, lorsque nous avons béatifié le Père capucin Léopold de Castelnovo, nous avons souligné qu'il était parvenu à la sainteté la plus élevée grâce à un ministère dédié au Confessional.
Nous sommes certain que les conditions où se trouve l'Eglise aujourd'hui — dans vos diocèses comme partout ailleurs — sont mûres pour que les fidèles recourent de manière plus nombreuse et fructueuse au sacrement de la Pénitence, conformément à l'Ordo Paenitentiae, et que les prêtres intensifient leur ministère de la Confession; ceci aura comme fruits une plus grande sainteté et plus de justice dans la vie des prêtres et des fidèles. Mais le plein accomplissement de ce renouveau dépend, avec la grâce de Dieu, de votre propre vigilance et fidélité. Cela requiert que vous soyez des guides attentifs et constants et de sérieux maîtres de spiritualité. En outre, en ce qui concerne la pratique des confessions fréquentes, nous vous demandons de rappeler à vos prêtres, aux religieux et aux laïcs — à tous les fidèles en quête de sainteté — ce qu'a dit notre prédécesseur Pie XII: "Ce n'est pas sans l'inspiration du Saint-Esprit que cette pratique a été introduite dans l'Eglise" (AAS 35, 1943, p.235).
Un autre aspect important de la discipline pénitentielle est la pratique de la première confession qui doit précéder la première communion. Nous lançons ici un appel pour que les normes du Siège Apostolique ne soient pas détournées de leur signification à cause de pratiques contraires. A ce propos nous vous répétons ce que nous avons dit l'an dernier à un groupe d'Evêques en visite "ad limina" : "Le fidèle serait à juste titre scandalisé si d'évidents abus étaient tolérés par ceux qui ont reçu la charge de l'épiscopat à qui incombe, depuis les temps les plus anciens de l'Eglise, le devoir de vigilance et d'unité" (AAS 69, 1977, p. 473).
Il y a de nombreux autres aspects de la conversion dont nous aurions aimé nous entretenir avec vous. Mais il faut conclure, et nous vous demandons de manière pressante, d'emporter chez vous ce message de confiance pour vos populations: "Jésus est notre espérance" (1 Tm 1, 1). Par la puissance de sa Résurrection et la force de sa Parole, exhortez les fidèles à poursuivre tout au long de la vie le processus de conversion, bien certains que: "l'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, rien n'est montré au cœur de l'homme de tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment" (1 Co 2, 9).
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