[réponse] par Etienne 2013-06-30 21:40:30 |
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Je rappelerais, en préambule, que le Père-abbé n'a pas reçu la plénitude du sacerdoce, sa crosse et sa mitre ne sont là que pour rappeler l'autorité qu'il a sur ses moines.
Je dirais, sans être spéciailiste (et uniquement en ce qui concerne les bénédictins) :
1) Qu'un Père-abbé n'est sensé être crossé-mitré que chez lui, là où il a autorité. Or même quand vous êtes chez lui en visite, vous n'êtes pas lié à sa juridiction : on ne génuflecte pas, on ne baise pas l'anneau, du moins "statutairement". On ne fait pas non plus un impair diplomatique en génuflectant ou en baisant l'anneau : on peut vouloir marquer sa piété filiale.
2) Qu'il peut, à certaines exceptions, être crossé-mitré. On l'a vu à Chartres avec Don Gérard ou Don Louis-Marie. Dans le cas d'un père abbé, cela reste en quelque sorte un léger abus, compensé par la piété filiale des fidèles. En ce cas, selon moi, on ne génuflecte pas sur son passage, et on ne baise pas son anneau, au même titre qu'avec un évêque invité dans un diocèse. Mais on le fait encore moins que dans le cas 1), pour ne pas tomber dans la confusion des genres.
Enfin, on s'adresse à lui par écrit par la formule "Très Révérend Père". Par oral, s'agissant de la simplicité bénédictine, on peut simplement utiliser le classique "mon père".
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