De nos jours, tout est permis... par Meneau 2013-04-25 12:21:42 |
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A mon avis, vous chercherez en vain des textes plus récents qui restreignent quoi que ce soit en la matière.
Au contraire, vous trouverez plutôt ce genre de "Texte national d'orientations pastorales, liturgiques et musicales"...
1. Un instrument monodique La fonction d’un tel instrument n’est pas nécessairement d’accompagner le chant en jouant la mélodie que chante l’assemblée mais aussi de dialoguer avec elle, par exemple en proposant de brefs interludes ou des contrechants. Cet instrument peut aussi prolonger l’homélie par une mélodie simple, écrite ou improvisée, ou encore habiter musicalement un moment de méditation.
2. Un instrument à percussion
La famille des percussions est très fournie et le choix des timbres est vaste. Certains instruments, plus sonores et plus percussifs, nécessiteront de la part de l’instrumentiste une vigilance au cours de ses interventions. Un lieu réverbérant comme l’est souvent une église rend difficile l’usage des percussions. Dans une telle acoustique [2], le discernement du musicien et sa connaissance de la liturgie lui permettront de trouver la juste expression de son instrument. Quand le percussionniste accompagne, il veille à ne pas couvrir le chant tout en lui apportant son soutien ; car la voix de l’assemblée doit rester première en liturgie. Bien pensé, un solo de percussions peut s’intégrer dans une célébration grâce à la richesse de ses timbres.
3. Un instrument polyphonique (clavier autre que l’orgue, guitare, harpe, cithare, etc.)
Ce type d’instruments peut accompagner le chant de l’assemblée ou du soliste. On sera attentif à l’équilibre sonore : une guitare ou une cithare à elles seules ne rempliront pas un grand édifice [3].
4. Ensemble instrumental sans orgue
On associera des instruments dont les timbres se marient bien entre eux, en évitant que deux instruments différents jouent à l’unisson (ex : flûte et violon, hautbois et clarinette, trompette et violon, etc.). Les instruments baroques, accordés au diapason ancien – c’est le cas de bien des orgues – ne sont pas compatibles avec les instruments accordés au diapason moderne. On sera attentif aux équilibres entre les timbres et les tessitures des instruments. Ainsi, une flûte dans le grave sera absorbée par une trompette dans l’aigu, alors que l’inverse peut bien sonner. Les timbres des instruments sont aussi caractérisés que les jeux d’un orgue. Une même mélodie ne peut être jouée indifféremment au violon, à la flûte ou au hautbois : bien que dans la même tessiture, leur rendu sonore ne sera pas identique [1]. Si, dans le cas de l’orgue, l’instrumentiste peut choisir ses registrations, dans le cas d’un ensemble de musiciens, une personne ayant recul et expérience équilibrera l’orchestration. Pour répartir les instruments, voici une formule « tronc commun » possible, avec par exemple :
Partie A (1ère voix) = violon ou flûte ou hautbois ou clarinette [2] ou trompette.
Partie B (2ème voix) = les mêmes dans une deuxième partie.
Partie C (3ème voix) = violon alto ou saxophone alto ou cor.
Partie D (4ème voix) = violoncelle ou saxophone ténor ou trombone ou basson
Partie E (basse continue) = partition chiffrée pour instruments polyphoniques.
5. Orgue avec un instrument monodique (flûte, hautbois, clarinette, saxophone, basson, violon, violoncelle, trompette, cor, etc.).
Dans la mesure du possible, l’instrumentiste se place à proximité de l’organiste. Prélude, interlude, postlude ou contre-chant conviennent à tout instrument - grave ou aigu - avec ou sans l’orgue. Il n’est pas nécessaire aux instruments aigus de jouer systématiquement le chant de l’assemblée. Mais les instruments à tessiture grave (violoncelle, basson, etc.) pourront doubler la partie de basse.
6. Orgue avec ensemble instrumental
Ici se pose la question du rapport entre l’organiste et les instrumentistes. Il y a nécessité de l’associer au travail des autres musiciens pour ses compétences musicales et liturgiques, et de définir avec lui sa place d’instrumentiste parmi les autres. En fonction du diapason et du tempérament [3] de l’orgue, l’organiste dira s’il lui est possible ou non de jouer avec un ensemble instrumental. Pour une bonne synchronisation, il est indispensable que les instrumentistes soient en lien direct avec l’organiste, soit physiquement, soit par des moyens techniques appropriés. Quand ce n’est pas possible, ils joueront en alternance. Par ailleurs, l’organiste et les instrumentistes veilleront à jouer des harmonies compatibles.
7. Orgue et percussion
En liturgie, cette combinaison ne donne que très rarement des résultats satisfaisants, il vaut mieux chercher d’autres formations instrumentales.
8. Orgue et instrument polyphonique
Certaines combinaisons instrumentales peuvent être heureuses comme harpe ou piano et orgue. En revanche, la réunion d’une guitare ou une cithare doublant les harmonies de l’orgue n’a pas vraiment d’utilité pour soutenir le chant de l’assemblée. Dans ce cas, il faut privilégier le jeu en alternance.
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