Singapour : le terrible meilleur des mondes par Paterculus 2013-04-20 23:54:16 |
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Au cours de ces dernières décennies, la politique démographique du gouvernement a grandement fluctué : après une première phase visant à freiner, voire stopper le boom démographique (5,8 enfants par femme en âge de procréer en 1960), les autorités ont commencé à encourager les naissances dans les années 1980, le taux de fécondité étant passé sous la barre des 2,1. Dans un pays dont la seule véritable richesse réside dans la qualification de sa population, les dirigeants ont alors estimé que les enfants des classes socialement favorisées seraient plus à même que ceux des classes pauvres de participer positivement à la prospérité de la cité-Etat. Les mesures prises ont visé à inciter les femmes diplômées à avoir davantage d’enfants, en même temps que les femmes n’ayant pas un niveau d’éducation jugé suffisant étaient invitées à se faire stériliser après le deuxième enfant, incitation financière à la clé. Mais en dépit de nombreuses campagnes d’information et de la mise en place de mesures allant dans le sens de cette politique, le nombre des naissances a continué de décliner et la fécondité de s’effondrer. Sans toutefois abandonner ses idées socialement eugénistes, le gouvernement a alors amendé sa politique nataliste pour lui donner une portée plus universelle et il a multiplié les initiatives pour favoriser les naissances, mais là encore sans succès. En 2012, le taux de fécondité s’est même littéralement effondré, passant de 1,11 en 2011 à un point bas historique de 0,78 enfant par femme en âge de procréer.
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