eh bien par Mauwgan 2013-03-16 01:46:23 |
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je ne suis pas heureuse du tout, mais alors pas du tout.
Loyale, mais pas heureuse, not one little bit. On pourra me faire toutes les remontrances qu'on voudra.
On ne peut pas dire que le Curé etait vaniteux mais rien n'etait assez beau pour Dieu, pas meme les vetements pour la Messe.
L'abbé Vianney entreprend l'embellissement de sa petite église. Par quoi commencer ? Par le maître-autel, puisque évidemment, c'est là que se célèbre la messe, centre de la religion. L'ancien maître-autel en bois est remplacé par un neuf, que le curé paie lui même, et qu'il veut le plus beau possible. Le cœur rempli de joie, il aide les ouvriers à le dresser, et fait un voyage à Lyon à pieds pour acheter deux têtes d'ange qu'il fait placer de chaque côté du tabernacle. Après l'autel, le « ménage du bon Dieu », comme il aime à le dire avec son bon sourire, lui prend tous ses soins… il se rend un jour à Lyon avec Mademoiselle d'Ars et visite les magasins pour acheter un ornement de messe. Mais devant tous ceux qu'on lui présente, il s'écrie :
– « Ce n'est pas assez beau, rien n'est trop beau pour le bon Dieu… »
Si tu vas à Ars, tu verras encore tous les ornements que Monsieur Vianney acheta pour son église et pour les offices. Un clocher de briques remplace l'ancien en bois tout vermoulu ; une première chapelle est élevée en l'honneur de Notre Dame, le plafond de l'église est refait, une deuxième chapelle est bâtie en l'honneur de saint Jean-Baptiste. C'est dans celle-ci, à gauche de la nef, que se trouve le confessionnal où des milliers de pécheurs viendront s'agenouiller pour retrouver la paix et bien souvent la foi. Peu à peu, c'est toute la petite église qui se transforme, tant est grand l'amour du curé pour la maison du bon Dieu.
L'abbé Vianney trouve un auxiliaire magnifique en la personne du frère de Mademoiselle d'Ars, le vicomte des Garets. De Paris, celui-ci fait expédié des bannières, des vêtements liturgiques en soie et en drap d'or, des reliquaires, un tabernacle en cuivre doré. Il commande un dais dont le curé ira choisir lui même le tissu à Lyon. Le généreux donateur fait aussi transformer l'entrée de l'église, en remplaçant l'escalier en colimaçon par un perron précédé de deux larges rampes.
Mais Dieu le demandait-il ?
Quand on apportait les caisses que le vicomte des Garets expédiait de Paris, le curé était fou de joie, il riait et pleurait à la fois, appelait tout le monde :
– « Venez voir, disait-t-il, venez voir ses belles choses. »
et quand les paroissiens étaient rassemblés, on ouvrait les caisses.
– « Que c'est beau, s'écriait l'abbé Vianney, mais au Ciel, tout est plus beau encore. »
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