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Le pape et léon Bloy
par jejomau 2013-03-15 15:03:56
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Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller sur Wikipédia voir Léon Bloy de plus près. Je vous en livre un concentré. En effet, on va s'amuser sur le F.C avec ce pape. Tout y est : le thème du dialogue inter-religieux avec Israel, la reconnaissance cachée ou avouée des bienfaits du catholicisme traditionnel, la mystique des derniers temps avec l'Antéchrist, le thème de la Maçonnerie, le thème des prêtres "cloaques d'impureté" avec La Salette, le thème de l'économie et de la finance à réformer, le thème de la Providence divine qui s'invite dans l'histoire des hommes..... ! C'est parti :


Léon Bloy est le deuxième des sept garçons de Jean-Baptiste Bloy, fonctionnaire des Ponts et Chaussées et franc-maçon, et d'Anne-Marie Carreau, une ardente catholique.

Bloy s'éloigne de la religion. En 1864, son père lui trouve un emploi à Paris. Il écrit ses premiers articles, sans toutefois parvenir à les faire publier, et fréquente les milieux du socialisme révolutionnaire et de l'anticléricalisme.

En décembre 1868, il fait la rencontre de Jules Barbey d'Aurevilly. C'est l'occasion pour lui d'une profonde conversion intellectuelle, qui le ramène à la religion catholique, et le rapproche des courants traditionalistes. C'est Barbey qui le familiarise avec la pensée du philosophe Antoine Blanc de Saint-Bonnet, « une des majestés intellectuelles de ce siècle », dira Bloy plus tard.

En 1873, sur la recommandation de Barbey d'Aurevilly, il entre à L'Univers, le grand quotidien catholique dirigé par Louis Veuillot. Très vite, en raison de son intransigeance religieuse et de sa violence, il se brouille avec Veuillot, et quitte le journal dès juin 1874.

Sa vie bascule à nouveau en 1877. Il perd ses parents, effectue une retraite à la Grande Trappe de Soligny (première d'une série de vaines tentatives de vie monastique), et rencontre Anne-Marie Roulé, prostituée occasionnelle, qu'il recueille, et convertit, en 1878. Rapidement, la passion que vivent Bloy et la jeune femme se meut en une aventure mystique, accompagnée de visions, de pressentiments apocalyptiques et d'une misère absolue puisque Bloy a démissionné de son poste à la Compagnie des chemins de fer du Nord.

C'est dans ce contexte passablement exalté que Bloy rencontre l'abbé Tardif de Moidrey, qui l'initie à l'exégèse symbolique durant un séjour à La Salette, avant de mourir brusquement. L'écrivain dira plus tard de ce prêtre qu'il tenait de lui « le meilleur » de ce qu'il possédait intellectuellement, c'est-à-dire l'idée d'un « symbolisme universel », que Bloy allait appliquer à l'histoire, aux évènements contemporains et à sa propre vie. Dès cette époque, il écrit "Le Symbolisme de l'Apparition" (posthume, 1925). Bloy sera associé à certaines influences qui s'exprimeront dans les mouvements les plus extrêmes du traditionalisme catholique, fortement imprégnés d'une pseudo-eschatologie étroitement liée aux apparitions suspectes entourant l'affaire de la Salette, influences que l'on retrouvera, entre autres, dans "Le Salut par les Juifs", signées par une ambivalence constante entre le Christ et l'Antéchrist.

Bloy se lie avec Huysmans puis avec Villiers de l'Isle-Adam, se brouille avec l'équipe de la revue Le Chat noir, à laquelle il collaborait depuis 1882, et entreprend la publication d'un pamphlet hebdomadaire, Le Pal, qui aura cinq numéros.

« Léon Bloy entame la rédaction d'un premier roman largement autobiographique, le "Désespéré". Le drame vécu par les deux principaux protagonistes, Caïn Marchenoir et Véronique Cheminot, est en fait la transposition de celui de Bloy avec Anne-Marie, une relation où la sensualité est peu à peu effacée par le mysticisme.

La mort de Barbey d'Aurevilly en avril 1889 puis celle de Villiers de l'Isle-Adam en août l'affectent profondément

Fin 1889, il rencontre Johanne Charlotte Molbech, fille du poète danois Christian Frederik Molbech.

Bloy se fâche alors avec la plupart de ses anciens amis, et commence à tenir son journal intime. En 1892, il publie "Le Salut par les Juifs", écrit en réponse à "La France juive" de l'antisémite Édouard Drumont. Il y soutient des théories personnelles telles que : « L'histoire des Juifs barre l'histoire du genre humain comme une digue barre un fleuve, pour en élever le niveau. Ils sont immobiles à jamais, et tout ce qu'on peut faire, c'est de les franchir en bondissant avec plus ou moins de fracas, sans aucun espoir de les démolir. »

Il édite en recueil les articles qu'il a écrits depuis 1888, sous le titre Belluaires et Porchers (1905).

Il poursuit dans cette veine avec L'Épopée byzantine (1906), Celle qui pleure (1908), sur l'apparition de la Vierge aux deux bergers de La Salette, le Sang du Pauvre (1909), l'Âme de Napoléon (1912), et la deuxième série de l'Exégèse des Lieux Communs (1912).

De son œuvre, on retient surtout la violence polémique, qui explique en grande partie son insuccès, mais qui donne à son style un éclat, une force et une drôlerie uniques. Pour autant, l'inspiration de Bloy est avant tout religieuse, marquée par la recherche d'un absolu caché au-delà des apparences historiques. Tout, selon Bloy, est symbole : reprenant le mot de saint Paul, il ne cesse d'affirmer que « nous voyons toutes choses dans un miroir », et que c'est précisément la mission de l'écrivain que d'interroger ce « grand miroir aux énigmes ». Certains voient en Bloy un anarchiste de droite ou « le modèle des pamphlétaires de droite », « récupération » dénoncée par Michèle Touret. Opposé à l'antisémitisme, il écrit cependant : « La Race d’où la Rédemption est sortie… porte visiblement les péchés du Monde… [et] ne fut conservée dans la plus parfaite ignominie que parce qu’elle est invinciblement la race d’Israël, c’est-à-dire du Saint-Esprit, dont l’exode sera le prodige de l’Abjection » ; ou encore : « Les Juifs ne se convertiront que lorsque Jésus sera descendu de sa Croix, et précisément Jésus ne peut en descendre que lorsque les Juifs se seront convertis. »

C'est également un adversaire de l'argent et de la bourgeoisie.



     

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 Questions par Clayve  (2013-03-15 09:50:42)
      Il semble avoir des relations étroites avec la cardinal Barbarin par Sénéchal  (2013-03-15 11:34:49)
          Ouais ! par Armavir  (2013-03-15 12:25:50)
              Bof ! par Paterculus  (2013-03-15 21:10:51)
                  Si j'ai bien compris pourtant... par Sic transit  (2013-03-15 21:31:48)
                      OK par Paterculus  (2013-03-15 21:35:12)
      Il cite Léon Bloy par Rémi  (2013-03-15 12:26:42)
          Le pape et léon Bloy par jejomau  (2013-03-15 15:03:56)
          ça, c'est plutôt par Vassilissa  (2013-03-15 21:00:18)
          Je suis bien d'accord avec vous par Scribe  (2013-03-16 13:08:15)
      Il semble qu'il parle français, oui par Meneau  (2013-03-15 21:48:23)


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