Musique: Les sept paroles du Christ en croix par baudelairec2000 2013-02-22 23:37:14 |
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Bonsoir,
j'aimerais explorer avec vous quelques pistes musicales pour accompagner ce temps de pénitence et de méditation sur les souffrances du Christ. En ce vendredi de Carême, mon choix s'est porté sur les sept paroles du Christ en croix.
Le Cardinal Journet, on ne le répétera jamais assez, a écrit un fort bel ouvrage, "les sept paroles du Christ en croix", disponible au Seuil dans la collection du Livre de vie.
Schütz (1585-1672) est le premier à les avoir mis en musique en 1645; l'Ensemble Clément Jannequin accompagné des Sacqueboutiers de Toulouse les ont enregistrées dans un disque Harmonia Mundi (1986) aujourd'hui indisponible.
Puis vint Pergolèse, auteur d'un Stabat Mater qui, dès sa création en 1736, connut une immense popularité. Nous découvrons, par le biais de Youtube, un oratorio de ce même auteur intitulé: Septem verba a Christo in cruce moriente prolata. Je vous propose d'en découvrir l'interprétation de René Jacobs lors de l'édition 2012 du festival de Beaune; le chef retrouve l'Akademie für Alte Musik Berlin.
Ecoutez
Haydn en proposa une version sous le titre suivant: Die sieben letzen worte unseres erlösers am kreuze. Voici l'historique de sa création.
En 1785, Joseph Haydn reçut de Cadix la commande d'une musique spirituelle instrumentale destinée à illustrer les "sept dernières paroles du Christ en croix" et à être jouée la semaine sainte. Le compositeur accepta la commande et écrivit "sept sonates avec une introduction et un tremblement de terre à la fin" pour grand orchestre. La première exécution de cette suite instrumentale fut probablement créée le Vendredi saint de l'année 1786 "en la iglesia Santa Cueva de Cadiz".
Un an plus tard Haydn publiait une version pour quatuor à cordes des sonates dans laquelle chaque numéro est précédé des paroles du Christ en latin. Cette version fut créée en 1787 le jour de la sainte Cécile à Vienne. Les sept sonates se finissent encore par un terremoto ou tremblement de terre.
Le compositeur utilisa un texte d'un chanoine de la cathédrale de Passau pour l'ajouter à sa version instrumentale. L'oratorio des Sept paroles du Christ en croix naquit ainsi en 1795/1796. C'est Nikolaus Harnoncourt qui, jusqu'à présent, en a donné au disque la version la plus convaincante (Teldec-Warner,1990). Il dirigeait le Concentus Musicus de Wien et le Choeur Arnold Schoenberg.
la version de Jordi Savall dans l'église de la Santa Cueva à Cadix.
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