le problème qui remonte par jejomau 2012-12-08 10:22:57 |
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Les évêques français se sont dits « heureux de leur visite ad limina », du moins ceux du troisième et dernier groupe de la visite qui s’est échelonnée du 20 septembre au 3 décembre. Les motifs de leur bonheur, tels qu’ils les expriment, ne sont pas toujours très clairs. Au sujet des « lefebvristes », un « responsable romain », non autrement désigné, « a confié aux évêques, à leur grand soulagement » : « Désormais je comprends que ce problème remonte à votre Révolution française. »
« Si arrachant son masque, vous lui demandez qui es-tu ? Elle vous dira : je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme… ni l’émeute… ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie en une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers et moi je suis un état permanent. Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme a sa place (l’homme devenant à lui-même sa fin). Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement ».
"Jean XXIII laisse entendre que l’erreur se reconnaîtrait par elle-même et se corrigerait d’elle-même. Ce principe est clairement démenti par les faits de l’histoire. Les hommes ne se ravisent pas des erreurs mais, bien au contraire, les confirment et vont même jusqu’à leur donner force de loi. Ainsi du divorce, ainsi de l’avortement. Ainsi de toutes les nouvelles unions contres natures. Comme le dit encore Amerio, « voilà un point où la clairvoyance du pape a été irréfutablement prise à défaut » (p.75)
Selon Jean-Paul II, le Concile a volontairement et clairement choisi son camp, il a adopté la seconde attitude, nous venons de le voir, décrétée plus conforme à « l’esprit de l’Evangile », car l’esprit de l’Evangile s’exprime avant tout dans « la disponibilité à offrir au prochain une aide fraternelle ».
Sur ce point, dit Jean Madiran à qui j’emprunte cette synthèse, il n’y a pas eu continuité, il y a eu rupture délibérée. Amério le disait déjà au sujet de l’attitude de Jean XXIII, nous l’avons vu :
« Je laisserai aux théologiens le soin d’examiner s’il est vrai en théorie que la seconde attitude soit plus « évangélique » que la première et si elle doit obligatoirement l’exclure (comme si l’on ne pouvait admettre que la première concerne les doctrines, les institutions, les lois et que, simultanément, la seconde concerne les personnes ». C’est la position d’Amerio dans Iota Unum, nous venons de le voir).
le monde issu de la Révolution française refuse le « dialogue constructif » ou plutôt, c’est encore plus grave, il ne feint de l’accepter que par tromperie.
A l’offre d’une « aide fraternelle », ce monde contemporain répond en imposant l’avortement, la promotion de l’homosexualité, le métissage des religions, l’égalitarisme suppresseur de toutes les discriminations, la supériorité de la loi politique sur la loi religieuse et, par-dessus tout, le diabolique enseignement obligatoire, dans les écoles, des dépravations sexuelles aux plus jeunes enfants.
Ainsi le Concile Vatican II, par un aveuglement sur les « signes des temps », a commis une capitale erreur pastorale. Au nom d’une attitude supposée « plus évangélique », mais radicalement inappropriée aux circonstances, il a exclu la contestation des erreurs, la dénonciation des lois injustes, la condamnation des abominations subversives, il a intellectuellement désarmé les fidèles, le clergé, et sa hiérarchie.
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