deux erreurs dont une grosse de M. Guénois par Luc Perrin 2012-12-07 00:37:26 |
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Non "la laïcité" n'a jamais empêché un prêtre de faire de la politique, d'être candidat à une élection ou d'être élu, maire, député, sénateur ou président de la République.
Précisément la laïcité permet à quiconque de se présenter indépendamment de ses convictions religieuses.
Qui n'a pas entendu parler du chanoine Kir, maire de Dijon ? Ne serait-ce qu'à l'apéritif ... ajoutons l'abbé Lemire et quelques autres tels l'abbé Pierre.
Erreur d'Etienne cette fois : non le "Code civil" n'a rien à voir avec un prêtre-maire.
En revanche, ce prêtre est dans l'illégalité sur le plan du droit canonique (Code de 1983, il aurait été dans son droit avec celui de 1917 !).
Jean-Paul II, via le C.I.C. nouveau de 1983, a imposé aux clercs de ne pas briguer des charges électives, politiques. C'est ainsi que l'évêque paraguayen qui s'était présenté et avait été élu président avait été sanctionné et démis de son office avant d'échouer et d'être déposé de sa charge présidentielle plus tard.
Le Code ne permet qu'une suppléance temporaire quand les circonstances placent localement un clerc dans une position où il doit moralement assumer une fonction politique.
A moins que dans le village, il n'y ait vraiment eu aucune personne pour remplacer le prêtre élu en 2001, l'état temporaire paraît se prolonger de beaucoup !
Quant à l'hétérodoxie du propos, pas la peine d'épiloguer longuement, sans compter que la justification qu'il donne est doublement absurde :
- un homme de religion en politique qui prétend séparer radicalement le politique et le religieux, c'est pour le moins paradoxal ... cela relève plutôt des Shadocks et défie le bon sens briochain.
- l'idée même de séparer le religieux de sa mise en oeuvre dans la société, par la voie du politique entre autres, pas la seule mais elle existe, est totalement opposée au catholicisme. C'est en contradiction frontale avec le Magistère constant de l'Église pré- ou post-Vatican II. Non la foi catholique a pour vocation d'être vécue et vécue en société pas seulement comme reclus dans un ermitage.
Que l'objection de conscience qui appartient au droit français et que l'usage de la délégation aux adjoints soient l'une et l'autre inconnues de M. le Maire comme de M. l'abbé, enseignant retraité de surcroît, c'est aussi inquiétant.
Ecclesia Dei adflicta et on pense à l'interpellation de Jeanne à l'évêque qui la condamnait. La trahison des clercs ... donnée ancienne.
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