Mais que "pratiquent" donc les non pratiquants ? par Scrutator Sapientiæ 2012-10-12 23:11:32 |
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Bonsoir et merci, FilsdeMarie.
C'est une question que je me suis souvent posé, et que je souhaite partager avec vous ce soir : que "pratiquent" donc, le dimanche matin, les non pratiquants, et notamment les Français qui se disent catholiques, mais qui, pour aller vite, ne vont pas, ou en tout cas pas fréquemment, à la messe ?
1. Je m'explique : la messe n'est évidemment pas réductible à une pratique culturelle à dimension sociale, mais elle est aussi une pratique culturelle à dimension sociale.
2. Quelles sont donc les pratiques culturelles à dimension sociale qui sont entrées, apparemment victorieusement, en concurrence, à tout le moins hebdomadaire, avec la fréquentation de la messe du dimanche ?
3. Que pratiquent donc les non pratiquants, le dimanche, voire, chaque dimanche, en lieu et place de l'office du dimanche ? Qu'est-ce qui,
- dans leurs structures mentales,
- dans leur hiérarchie de valeurs (morales et sociales, culturelles et spirituelles),
- dans leurs pratiques sociales,
occupe la place ou a pris la place de la messe ?
4. Quel est leur regard, s'ils en ont un, quel est notre regard, si nous en avons un, sur cet effet de substitution socio-culturel et comportemental ?
5. Quels émetteurs de messages ont bien pu faire ou laisser entendre aux uns et aux autres, y compris, parfois, au sein même de l'Eglise, que cet effet de substitution socio-culturel et comportemental
- n'était pas condamnable ni dénonçable dans son principe, mais était, tout au plus, déplorable ou regrettable dans ses effets,
- était, pour ainsi dire, doté d'une forme de neutralité axiologique,
quand cet effet de substitution a commencé à se produire, à ma connaissance, d'abord, et un peu, après 1945, ensuite, et beaucoup, après 1960 ?
6. Je crois pouvoir dire que j'aime bien l'histoire des idées, que ce soit en politique ou en religion, mais j'aime aussi analyser "l'agir concret des êtres concrets", et, en l'occurrence, c'est bien cela qui m'interpelle ici.
7. Par exemple, si l'on considère que, certains dimanches matins, il y a plus de Français devant leur télévision que dans les églises, existe-t-il un point de vue officiel de "l'Eglise qui est en France" sur cette réalité essentielle, sur "ce signe des temps" ?
8. Et existe-t-il, en son sein ou à sa tête, une véritable volonté de commencer à essayer de remédier à cet aspect, dominical, de la "désertification spirituelle", en précisant ou en rappelant aux non pratiquants, et notamment à ceux d'entre eux qui se disent catholiques, que cet effet de substitution, dans un certain nombre de cas, est plus asservissant que libérateur, et plus appauvrissant qu'enrichissant, sur le plan moral ou sur le plan spirituel ?
Merci beaucoup pour toute réponse et bonne soirée.
Scrutator.
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