Sur le fond de l'affaire, rien de (bien) nouveau par vistemboir2 2012-10-12 10:23:11 |
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quand on a lu les travaux du Frère Bruno Bonnet-Eymard sur le sujet : les Italiens découvrent au moins 15 ans après lui "la plus grande fraude scientifique de tous les temps", en expliquant l'avoir débusquée après s'être procurés les "données brutes" des analyses des fragments.
Fr. Bruno avait pu tout autant étayer scientifiquement cette même conclusion à partir des seuls résultats donnés à l'époque, grâce à un simple test de variance dit du "χ2", bien connu des statisticiens, qui démontrait que la datation médiévale du Saint Suaire était en réalité certaine à 2,5%, c'est-à-dire erronée à ...97,5% !
Bien plus, Fr. Bruno fournissait une démonstration convaincante (et en tout cas irréfutée) sur la façon dont la fraude avait pu être opérée. (Cf. La datation du Saint-Suaire).
Aujourd'hui, il n'y a plus guère que ce pauvre Blanrue pour croire à un "faux médiéval", mais il n'a jamais pu expliquer pourquoi Tite du British Museum avait délibéremment abandonné l'ultra rigoureux protocole arrêté pour la datation au C14, et introduit sans raison (avouée) un fragment de tissu d'âge médiéval, lui avéré (ceci expliquant sans doute cela !).
Pour ceux qui ne lisent pas l'italien du Vaticaninsider :
Les auteurs de l'enquête ont fait analyser les données brutes chimiques et statistiques. Parmi eux, le professeur de statistiques Pierluigi Conti, de l'Université Sapienza.
Marco Tosatti
Rome
Franco Faia qui, avec Luigi Gonella et Giovanni Riggi di Numana, a été protagoniste et témoin de l'opération de la datation au carbone 14 du Saint Suaire, décrit ce qui s'est passé et affirme carrément : "C'est la plus grande escroquerie scientifique de tous les temps."
Ces paroles, Faia les prononce dans "La Nuit du Saint Suaire", un documentaire-enquête de Francesca Saracino, produit par Paolo Monaci Freguglia pour Polifemo, en coproduction avec la RAI et distribué en Italie par Medusa Home Entertainment à partir du 10 Octobre.
Le documentaire sera diffusé dans les prochains jours, et contient une reconstitution exacte, avec des documents et des témoignages inédits, de ce qui est une véritable mosaïque d'intrigues secrètes et de mystères : l'examen controversé de C14, un mystère pas encore tout à fait éclairci sur lequel aujourd'hui, beaucoup s'interrogent encore.
Vatican Insider a eu à sa disposition en avant-première le DVD complet et en particulier le contenu supplémentaire, qui n'a pas révélé, de ce qui apparaît comme un véritable thriller. Et en particulier un document inédit qui semble intéressant car il jette une lumière éclairante sur l'épisode du Carbone 14 et sur l'affirmation que la toile de lin conservé à Turin est médiévale.
Relatons brièvement l'histoire. Trois laboratoires (Tucson, Zurich, Oxford) ont eu chacun à dater au C14 un minuscule fragment du Saint Suaire. Le résultat des analyses, effectuées en violation continue et persistante du protocole d'expertise, ce qui fait planer une ombre pesante sur le sérieux de l'entité de coordination, le British Museum, a donné : de 1290 à 1360. Mais les « données brutes » des analyses, c'est-à-dire les données de base qui ont été utilisées pour élaborer le rapport n'ont jamais été rendues publiques,
Francesca Saracino et Paolo Monaci sont entrés en possession d'une copie des données brutes du laboratoire de l'Arizona et des données brutes partielles des deux autres laboratoires. Le diocèse de Turin a réclamé à maintes reprises les données brutes des laboratoires, afin de vérifier la régularité de la procédure suivie, mais n'a jamais réussi à les obtenir.
Conti déclare que dans le rapport publié par Nature, cohérent avec les données brutes examinées, "il y a une erreur de calcul." Laissons de côté tout commentaire sur l'existence d'une erreur de calcul dans un rapport élaboré par des scientifiques, supervisé par le British Museum et publié dans la revue Nature. Mais ce n'est peut-être pas un oubli. "Une erreur toute simple, qu'ils ne sont pas les premier à remarquer. Une petite erreur de calcul, mais décisive car elle vous fait conclure que les fragments examinés par les trois laboratoires sont homogènes. "
Mais si on corrige l'erreur, dit Conti « nous arrivons à la conclusion inverse : l'âge du Suaire d'après les fragments datés par le laboratoire de l'Arizona différe - 50, 60, 70 ans – de celui déterminé à partir des documents datés par les deux autres laboratoires". Conti est catégorique : « Cela invalide complètement les conclusions statistiques tirées de l'article de Nature." Un résultat similaire, déduit avec d'autres méthodes de calcul statistique, a été obtenu indépendamment par le Pr. Riani de l'Université de Parme.
Ceci est important, parce que si dans un échantillon aussi petit - quelques centimètres de tissu - il y a un manque d'homogénéité aussi important dans l'âge de la toile, et l'on considère l'ensemble du Suaire - quatre mètres de toile - " nous pourrions avoir une variation de centaines, voire de plusieurs milliers d'années. Et le professeur Conti de conclure, d'un point de vue strictement scientifique, qu'il « il y a suffisamment de preuves en faveur de l'hypothèse que le Suaire est une relique médiévale."
Alors, pourquoi les laboratoires, le British Museum, Nature et d'autres acteurs plus ou moins obscurs, ont avalisé "la plus grande fraude scientifique de tous les temps"? "La Nuit du Saint Suaire" comporte de nombreux éléments de suspicion, sur lesquels chacun pourra se faire une opinion, et pourquoi pas proposer des solutions. Mais c'est déjà suffisant de souligner, froidement, ce qu'est l'avis des scientifiques étayé par les chiffres.
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