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J'attends le Saint-Esprit et les Cosaques
par Pétrarque 2012-08-27 17:24:15
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Suivant d’un œil distrait par la torpeur des vacances l’épopée des Pussy Riot et de leurs ébats judiciaires -décuplés par une couverture médiatique méthodiquement planifiée qui aurait flanqué la nausée à Goebbels- j’ai soudain été tiré de ma rêverie par Cécile Duflot.

Elle qui, d’habitude, a plutôt le chic pour me faire rire ou pour m’endormir, tant le personnage s’ingénie à passer de l’outrance au grotesque avec une rapidité speedygonzalesque, m’a pour le coup plutôt fait sursauter.

Campant un rôle qu’elle affectionne, celui de la féministe engagée, celui de la femme-de-tête-qu’on-ne-fait-pas-plier, celui de la Verte progressiste à la pointe des combats citoyens du moment, elle s’est complaisamment fait tirer le portrait affublée d’une cagoule, en solidarité avec les coqueluches du moment, frêles pasionarias de l’art et de la culture libertaires injustement engeôlées par l’arbitraire kirillo-poutinesque.

Un ministre, ou plutôt une ministre, pour employer le sabir post-français chéri de l’élite autoproclamée pseudo-intellectuelle parisienne gauchisante, c'est-à-dire une personnalité publique, de surcroît magnifiée par l’onction de fonctions officielles exercées au sommet de l’Etat ; une ministre, quoi ! qui se fait photographier encagoulée pour incarner la croisade des libertés flouée, des droits piétinés, faisant un pied-de-nez au fascisme rampant, voilà qui –en 2012- ne manque pas de panache ! Ni de courage, convenons-en.

Elle a du cran, Cécile Duflot…

C’est un peu le Voltaire de l’I-Pad qui aurait trouvé dans la persécution des Pussy Riot une nouvelle affaire Calas.

BHL avait sauté sur Benghazi pour libérer la Libye des griffes d’un dangereux psychopathe au goût vestimentaire plus que douteux, Duflot embrasse les Pussy Riot en défi au vilain Poutine, sale macho musclé, qui plus est allié aux curés, aux miloufs et aux homophobes de tout poil…

Encore quelques temps et, si l’injustice persiste, il n’est pas interdit de l'imaginer tronçonner elle aussi un calvaire, les nibards tartinés à la gouache d’écolier, comme les courageuses chiennes de garde ukrainiennes de Femen, comme le rapportait il y a quelques temps une liseuse…

Au passage et entre nous, que c’est beau, que c’est bouleversant, ces femmes désarmées qui se battent contre l’obscurantisme et l’intolérance pour défendre la féminité et la dignité outragées… Ces innocents petits seins slaves décorés de slogans dérisoires et naïfs pour défendre la liberté qu’on assassine… N’en pleurerait-on pas ?

Il faudrait même être un abominable salaud pour ne pas comprendre, grâce à la précision chirurgicale des frappes médiatiques, où se situe la ligne de partage pourtant éblouissante qui sépare les gentils des méchants, dans cette affaire. C’est vous dire le mauvais esprit qui suinte de ce post…

Bon.

Passé la stupeur, j’en suis venu, comme beaucoup d’entre vous je pense, à me poser quelques questions.

Comment se fait-il que les déboires judiciaires –au demeurant assez mérités me semble-t-il- de trois perverses et dégénérées, dont la déchéance morale n’a d’égale que l’absence abyssale de créativité et-par voie de conséquence- de légitimité, provoquent un tel tohu-bohu international, faisant résonner dans le sillage de leur pseudo-persécution les voix aussi variées que dissemblables de Björk, des Red Hot, de Yoko Ono et… de Cécile Duflot ?

Par quel type de malhonnêteté, de cécité ou d’amnésie à grande échelle a-t-on pu présenter ces trois pauvres tarées comme des victimes de quoi que ce soit, sinon d'elles-mêmes ?

Qui, derrière ces trois malades insignifiantes relevant à l’évidence de l’asile psychiatrique, qui donc est visé par la gigantesque opération de battage médiatique, véritable débauche de propagande, que l’on sert dans la quasi-totalité des médias occidentaux depuis leur condamnation ?

Ces filles, il faut tout de même le rappeler même si cela peut en choquer quelques-uns, car ce n’est pas inscrit dans leur bio sur Wikipédia, se sont rendues célèbres de diverses manières avant de s’en prendre à l’Eglise orthodoxe lors de leur pantomine blasphématoire dans l’église du Christ Sauveur.

Après s’être publiquement masturbées avec une carcasse de poulet évidé dans une épicerie, après avoir organisé une partie fine géante dans un musée avec des femmes enceintes, et dessiné, à plusieurs reprises, de gigantesques quéquettes sur la voie publique, comme un défi face à l’intolérance, ces viragos ont tenté d’arroser la maréchaussée avec de l’urine et, paraît-il, essayé d’embrasser publiquement des fonctionnaires de police de leur sexe.

Tels sont les faits d’armes de ces courageuses résistantes à l’oppression.

Tels sont les actes que cautionne manifestement Cécile Duflot, sans doute au nom de l’évidente créativité artistique qui dégouline de tout cela.

Tels sont les exploits que chacun est tenu de saluer en prenant la défense laïque, gratuite et obligatoire de leurs auteur(e)s.

Tels sont, surtout, les titres par lesquels ces pauvres filles, dont tout indique qu’elles n’ont toujours pas dépassé le stade anal et qu’elles devraient par conséquent rapidement prendre rendez-vous avec Gérard Miller (qui serait sans doute ravi d’aider ces victimes du fascisme et ferait certainement gratuitement le voyage à Moscou pour leur faire un devis) sont proposées à la vénération du quidam occidental par Le Monde et Libération.



Plus sérieusement, le battage médiatique qui entoure cette histoire est symptomatique du combat qui a lieu en ce moment-même entre des forces que l’on ne voit pas au JT de TF1.

Et cela ne doit-il pas interpeller les catholiques que nous sommes ?

Car derrière ces trois misérables créatures, que voit-on ?

Un Occident, copieusement dégénéré et saturé de richesses, de plus en plus profondément vautré dans ses turpitudes, moralement dévasté, scientifiquement abruti et émasculé par une propagande droit-de-l’hommiste dispensée quotidiennement par des médias complètement pourris, où le relativisme, le sacrilège et la vulgarité sont érigés en Décalogue.

De pseudos-idoles, de pseudos-modèles, des contre-valeurs qu’il faut encenser au risque de subir les foudres des gardiens du Temple et des clercs du Système…

Ne sont-ils pas venus, les temps annoncés par Orwell : le mensonge, c’est la vérité, le beau c’est le laid… le Mal c’est le Bien ?

De l’autre côté, face à cette déferlante continue de mensonge et de crasse, que voit-on en Russie ?

Contre qui le Système s’acharne-t-il ?

Contre l’Etat russe, c'est-à-dire contre Poutine, qui, bien qu’il soit loin d’être une figure d’icône, tient la dragée haute à l’oligarchie mondialiste et à ses velléités hégémoniques (voyons la Syrie…), et aussi contre l’Eglise orthodoxe russe, c’est à dire contre le Patriarche Kyrill, qui incarnent tous deux cette force spirituelle et nationale qui nous fait tant défaut en Occident…

Il se déroule en ce moment même en Russie une bataille de titans, bataille au sein de laquelle se joue, j'en ai bien peur, une partie de notre avenir de catholiques.

Pouvons-nous, nous autres catholiques, rester les bras ballants face à cet affrontement d’allure quasi eschatologique?

Cette affaire ne dégage-t-elle pas quelque chose d’apocalyptique ?

La figure, le regard, les propos, le rire sardonique de Nadejda Tolokonnikova, de Maria Alekhina et d’Ekaterina Samoutsevitch n’exhalent-ils pas quelque chose de diabolique ?

La Russie chrétienne, la Sainte Russie ne serait-elle pas en fin de compte l’antidote à la dégénérescence de cet Occident saturé de lucre, qui crève dans la fange et dans l’immoralité, et dont le soutien quasi unanime que ses élites apportent aux Pussy Riot montre assez le niveau de perversion et de décadence ?

Quel homme, que femme politique français(e) oserait soutenir Poutine dans cette affaire ?

La défense de la Chrétienté ne passe-t-elle pas, ici, par la défense d’une symbiose entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel, face à la haine satanique que véhiculent les Pussy Riot ?

Je vous laisse y réfléchir si vous le souhaitez.

Pour ma part, j’attends le Saint-Esprit et les Cosaques.

     

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