La Cité Mystique de Dieu de la Vénérable Maria d'Agreda par ami de la Miséricorde 2012-08-15 01:27:46 |
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La Cité Mystique de Dieu de la Vénérable Maria d’Agreda
Chapitre XXI
760. Notre Rédempteur Jésus-Christ entra dans l'empyrée avec l'âme très-pure de sa Mère à sa droite. Elle seule entre tous les mortels n'eut point de cause à soumettre au jugement particulier, et n'eut aucun compte à rendre de ce qu'elle avait reçu ; aussi ne lui en fut-il pas demandé; et c'est ce qui lui; avait été promis lorsqu'elle fut exemptée du commun péché, comme étant choisie pour Reine, et affranchie par un privilège exclusif des lois des enfants d'Adam. Par la mène raison, sans être jugée comme les autres, lors du jugement universel, elle viendra encore à la droite de son très-saint Fils, pour juger avec lui toutes les créatures. Et si dans le premier instant de sa conception, elle fut une aurore brillante, rehaussée par les rayons du Soleil de la Divinité au-dessus des splendeurs des plus ardents séraphins, si elle fut depuis élevée jusqu'à toucher à la Divinité elle-même par l'union du Verbe avec sa très-pure substance et par l'humanité de Jésus-Christ, il fallait bien, par conséquent, qu'elle fût pendant toute l’éternité sa compagne avec la ressemblance possible entre le Fils et la Mère, lui étant Dieu et homme, et elle une simple créature. A ce titre, le Rédempteur la présenta lui-même devant le trône de la Divinité ; et, s'adressant au Père éternel en présence de tous les bienheureux qui étaient attentifs à cette merveille, la très-sainte Humanité dit ces paroles: « Mon Père éternel, ma très-chère Mère, voire bien-aimée Fille et l'Épouse a chérie du Saint-Esprit, vient recevoir la possession a éternelle de la couronne et de la gloire que nous a lui avons préparée en récompense de ses mérites. C'est elle qui est née entre les enfants d'Adam comme une rose entre les épines, toute pure et toute belle; elle mérite que nous la recevions en nos mains, et que nous lui donnions la place à laquelle aucune de nos créatures n'est arrivée, et à laquelle ne sauraient parvenir ceux qui ont été conçus dans le péché. C'est elle qui est notre élue et notre unique favorite, à qui nous avons donné la grâce et la participation de nos perfections au dessus de la loi commune des autres créatures, et en qui nous avons déposé le trésor de notre Divinité incompréhensible et de ses dons; elle l'a très fidèlement gardé ; elle a fait profiter les talents qu'elle a reçus de nous ; elle ne s'est jamais écartée de notre volonté, et elle a trouvé grâce devant nos yeux. Mon Père, le tribunal de notre Miséricorde et de notre justice est très-équitable; nous y récompensons les services de nos amis avec surabondance. Il est juste que ma Mère soit récompensée comme mère: et si en toute sa vie et en toutes ses œuvres elle a été semblable à moi autant que pouvait l'être une simple créature, elle doit l'être aussi en la gloire et s'asseoir comme moi sur le trône de notre Majesté, afin que là où est la sainteté par essence, là, soit aussi la somme de la sainteté par participation.»
761. Le Père et le Saint-Esprit approuvèrent ce décret du Verbe incarné. Aussitôt cette âme très-sainte de Marie fut élevée à la droite de son adorable Fils, et placée sur le trône même de la très-sainte Trinité, où jamais hommes, ni anges, ni séraphins n'ont pu et ne pourront monter pendant toute l'éternité. C'est la plus haute et la plus excellente prééminence de notre Reine, que d'être sur le trône même des divines Personnes, et d'y être placée comme Impératrice, pendant que les autres n'ont qu'une place de serviteurs et de ministres du souverain Roi. Et les dons de gloire, de compréhension, de vision et de jouissance correspondent, chez l'auguste Marie, à l'éminence ou supériorité de ce lieu, inaccessible à toutes les autres créatures ; de sorte qu'elle jouit au-dessus de tous et plus que tous les bienheureux ensemble de cet objet enfin dont ils jouissent à des degrés et avec des différences sans nombre… elle l'aime, elle jouit de ses mystères, et pénètre ses profonds secrets plus que tout le reste des bienheureux. Et quoiqu'il y ait une distance infinie entre la gloire des divines Personnes et celle de la très-pure Marie, parce que, comme dit l'Apôtre, la lumière de la Divinité est inaccessible, et qu'en elle seule habite l'immortalité et la gloire par essence ; quoique l'âme très-sainte de Jésus-Christ surpasse aussi sans mesure les dons de sa Mère, il n'en est pas moins certain que la gloire de cette grande Reine, comparée avec celle de tous les saints, s'élève au-dessus de tous comme inaccessible, et a une ressemblance avec celle de Jésus-Christ qu'on ne saurait comprendre ni exprimer en cette vie.
Source : abbaye-saint-benoit.ch
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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