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Sermon sur le mépris des choses de ce monde de Saint Basile le Grand
par ami de la Miséricorde 2012-06-14 10:22:28
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HOMÉLIE SUR LE MÉPRIS DES CHOSES DE CE MONDE.

[...] Je suis sorti nu du sein de ma mère , et je m'en retournerai nu
( Job. 1. 21.).

Celui qui est sage aura le plus grand soin de sou âme ; il ne négligera aucun moyen pour tâcher de la conserver pure et intacte : mais que le corps souffre la faim ou la soif, le froid ou le chaud ; qu'il soit attaqué de maladie ; que la violence lui fasse essuyer quelque autre mal , il ne s'en mettra guère en peine ; dans tous les malheurs qui l'accableront, il prononcera ces paroles de l'Apôtre : Encore que dans nous l'homme extérieur se détruise, cependant l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour (2. Cor. 4. 16. ). A la vue des périls qui menaceront sa vie, il ne sera pas effrayé; mais il dira avec confiance : Nous savons que si cette maison terrestre, ou nous habitons comme en une tente, vient de se dissoudre, Dieu nous donnera dans le ciel une autre maison , une maison qui ne sera point faite par la main des hommes , et qui durera éternellement (2. Cor. 5. 1. ). Que si l'on veut ménager le corps comme la seule possession nécessaire à l’âme, comme un instrument dont elle a besoin pour vivre sur la terre, on ne s'occupera de ses besoins qu'autant qu'il faut pour le conserver, pour qu'il ait la force de servir l'âme ; on ne lui permettra point des excès qui le rendraient insolent. Si on le voit s'enflammer de désirs immodérés et nuisibles, on lui adressera ce précepte de saint Paul : Nous n'avons rien apporté dans ce inonde ; il est évident que nous n'en pouvons aussi rien remporter. Pourvu que nous ayons de quoi nous nourrir et de quoi nous couvrir, nous devons être contents ( 1. Tim. 6. 7. ). En répétant sans cesse ces paroles à notre corps, nous le rendrons plus docile, plus loger pour le voyage céleste, plus propre à remplir les fonctions convenables. Mais si nous lui permettons de s emporter insolemment, si nous le remplissons tous les jours comme une bête féroce, entraînés avec lui vers la terre comme par un pesant fardeau, nous resterons étendus, nous gémirons en vain : et lorsque nous paraîtrons devant le Seigneur ; lorsqu'il nous demandera, sans que nous puissions les lui présenter, les fruits du voyage qu'il nous aura accordé sur la terre , nous nous lamenterons, nous habiterons des ténèbres éternelles, accusant les plaisirs qui nous auront séduits, qui nous auront dérobé le temps du salut. Nos pleurs seront alors inutiles.

Qui est-ce qui confessera votre nom dans les enfers, dit David (Ps.6.6.)?

Ainsi, évitons avec toute l'attention possible de nous perdre nous-mêmes. Si quelqu'un, ébloui par l'éclat des richesses, a amassé injustement de cette vile poussière ; s'il a assujetti son âme aux inquiétudes qu'elle lui cause ; s'il a souillé sa nature par des infamies dont il ne soit pas aisé d'effacer la tache ; s'il est tombé dans d'autres crimes, qu'il y renonce tandis qu'il est encore temps, qu'il dépose la plus grande partie de ces fardeaux funestes, avant d'être perdu sans ressource; qu'il soulage le navire avant qu'il soit englouti par les flots ; qu'il jette dans la mer ces marchandises dont il n'est pas le maître légitime ; qu'il imite les matelots. Quoique ceux-ci n'aient chargé leur navire que de choses nécessaires, cependant, si la tempête trop violente menace de le submerger, ils lui ôtent une partie de sa charge le plus tôt qu'ils peuvent, la jettent dans la mer sans balancer, afin que, devenu plus léger, il s'élève au-dessus des vagues, et que les hommes au moins , s'il est possible, échappent avec la vie sauve. Voilà comme nous devons penser et agir à bien plus forte raison. Les matelots perdent ce qu'ils jettent dans la mer, et tombent malgré eux dans la pauvreté. Nous, plus nous jetterons de pernicieux fardeaux, plus nous enrichirons nos âmes. En nous déchargeant de nos crimes, ils n'existent plus, ils disparaissent effacés par nos larmes , remplacés par la sainteté et la justice, qui sont trop légères pour être submergées par les flots. Si nous jetons à propos nos richesses, loin d'être perdues, elles passent en quelque sorte dans d'autres vaisseaux plus sûrs , dans les mains des pauvres par-là, elles arrivent sûrement au port, nous sont gardées, et deviennent pour nous un ornement et non un écueil. [...]

Source : abbye-saint-benoit.ch

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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