politique depuis le cardinal Lustiger par Luc Perrin 2012-06-11 11:45:51 |
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le cardinal Vingt-Trois a en effet poursuivi, hélas, la politique inaugurée par son prédécesseur pour qu'aucun institut traditionnel n'ait un apostolat permanent et autonome dans le diocèse de Paris. Cela avait visé les rares prêtres FSSP accueillis au départ après le motu proprio de 1988 puis plus tard, la suppression de la cure in solidum confiée à l'abbé Veuillez à Saint-Eugène-Sainte-Cécile. Le cardinal Vingt-Trois n'a pas innové en dépit de l'évolution de la situation à Rome.
Je relève une erreur dans le post de Jéhu : l'I.B.P. est soumis à la règle commune, pour être érigé canoniquement dans un diocèse, il doit obtenir l'accord et une convention avec le diocèse.
Le centre Saint-Paul ne l'a pas obtenu depuis ... 2006. La question s'est posée pour le diocèse de Poitiers il n'y a pas si longtemps.
En revanche, le cardinal Ricard à Bordeaux avait signé une convention d'érection canonique en 2007, après réflexion et pourparlers.
Les prêtres célébrant conformémement à Summorum Pontificum pour des messes privées ou à l'invitation de curés de paroisse, c'est un tout autre sujet.
Plus généralement, quelques épiscopats européens en 2007, dont l'épiscopat allemand, avaient tenté d'imposer une règle de boycott du recours aux instituts traditionnels. C'était doublement illégal puisque cela allait contre l'esprit et en partie la lettre du motu proprio - l'article 10 n'est pas impératif ni précis à ce sujet - et d'autre part empiétait indûment sur ce qui relève de la seule décision épiscopale dans chaque diocèse.
Heureusement la C.E.F. n'a pas imité sur ce point la Conférence allemande. Les évêques français ont été plus politiques et plus sages que leurs confrères d'Outre-Rhin mais une bonne partie n'est pas en désaccord avec eux sur le fond ; même si les choses évoluent positivement ici ou là avec lenteur.
Notons, une fois encore, que l'Instruction Universae Ecclesiae (2011) a été un coup d'épée dans l'eau ; il est vrai qu'elle est plus explicite que S.P. mais pas impérative non plus dans son article 22 :
"Dans les diocèses sans prêtre idoine, les Évêques diocésains peuvent demander la collaboration des prêtres des Instituts érigés par la Commission pontificale Ecclesia Dei, soit pour célébrer, soit même pour enseigner à le faire."
Enfin, chère Chouette, le sujet mérite qu'on s'y arrête. Dans l'hypothèse, que vous souhaitez comme moi, d'une réconciliation entre Rome et Menzingen, la définition des prérogatives de la Prélature personnelle dont il est question est/sera importante. Le statut qui est delui de la Prélature de la Sainte Croix (Opus Dei) permettrait la même politique d'exclusion.
Mgr Fellay se contentera-t-il de ce qui est imposé à Paris aux instituts traditionnels romains en communion avec le Saint-Père ?
Est-ce une situation normale et pastoralement souhaitable que ces instituts, en dépit d'un nombre de fidèles non négligeables, soient "accueillis" en quasi-clandestins, par la bienveillance de tel prêtre à titre individuel ?
Et on pourrait multiplier le cas parisien par un chiffre assez élevé si l'on se souvient que la FSSPX et les autres instituts sont présents dans la catholicité toute entière.
Il me semble que le signal négatif donné à Paris (et ailleurs) fait réfléchir à Rome et à Menzingen quant au statut canonique escompté pour la FSSPX, si l'étape du Préambule doctrinal et de son interprétation est passée avec succès.
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