les attributs divins de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme par jejomau 2012-05-08 14:47:46 |
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Lisant votre post, je me suis fait la réflexion immédiate que de parler du Christ revient aujourd'hui - à notre époque fortement athée ou islamisée - à essayer de retrouver les attibuts divins du Seigneur. En effet pourquoi croire en Jésus-Christ si ce n'est parceque nous cherchons Dieu ? Donc il importe de savoir si Jésus-Christ, homme vivant il y a 2000 ans, est ce Dieu Eternel, Immuable, Omniprésent, Omnipotent, et Omniscient. J' ai retrouvé un texte datant de 2008 que je vous soumets :
LES ATTRIBUTS DIVINS DE JESUS-CHRIST
Jésus-Christ possède tous les attributs de la divinité. Toutefois, il est nécessaire de les considérer par rapport aux diverses phases de son existence et de distinguer entre leur possession et leur expression.
Incontestablement, avant son incarnation, puis de nouveau après sa résurrection et son ascension, ses attributs transcendaient ceux qu’il possédait durant son périple terrestre. En effet, son incarnat entraîna l’abdication momentanée à l’intégrité de sa divine plénitude. « Le fait de l’entrée dans un corps matériel a eu pour effet de réduire à l’état de latence les qualités qui conviennent à une personnalité absolue » [Godet. Commentaires de l’Evangile de Jean]. L’Ecriture nous dit en effet :
« Jésus-Christ, Lui qui étant en forme de Dieu, n’a pas voulu se prévaloir de son égalité avec Dieu, mais s’est ANEANTI (évidé) Lui-même, en prenant la forme d’un serviteur et en devenant semblable aux hommes ». (Phil 2 : 6 et 7 traduction version Synodale).
ou encore : « Jésus-Christ... de RICHE qu’il était, s’est fait PAUVRE pour nous » (2 Co 8 : 9).
Ainsi donc, la gloire qu’il eut avant son incarnation était supérieure à celle qu’il eut après. Or, le Père, resté dans l’Eternité, a conservé son entière plénitude. Et c’est là le sens de l’affirmation de Jésus : « Car le Père est plus grand que moi » (Jn 14 : 28)
Les détracteurs de la divinité de Christ, avancent souvent ce texte, le sortent de son contexte. Car dans tout le chapitre 14 de l’Evangile de Jean, Jésus revendique l’égalité avec son Père : v. 7 :" Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi Père." Et "dès maintenant vous le connaissez, et l’avez vu." v. 9 : "Celui qui m’a vu a vu le Père". v. 10 : "Je suis dans le Père et le Père est en moi". v. 11 : "Je suis dans le Père et le Père est en moi". v. 20 : "Je suis en mon Père".
En retournant au ciel, Jésus-Christ allait prendre sa gloire antérieure (Jn 17 : 5) et pouvait dire aux siens, attristés à l’annonce de son départ : « Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père : car le Père est plus grand que moi » (Jn 14 : 28). « C’est seulement par la résurrection et par l’élévation qui la suit, que sa position (celle de Jésus) est mise au niveau de la conscience qu’Il a de Lui-même, et qu’il recouvre l’état divin. TOUTE PLENITUDE DE LA DIVINITE habite désormais en Lui, et cela humainement et même comme dit Paul, CORPORELLEMENT » (Col 2 : 9)
Un autre texte de 1’Evangile est Jean 17 : 3 « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi , le seul VRAI DIEU et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ».
L’expression « vrai Dieu », ici appliquée au Père, l’est aussi à Jésus-Christ en 1 Jean 5 : 20 : « C’est Lui (Jésus-Christ) qui est le « vrai Dieu » et la vie éternelle ». L’original grec porte, en effet, dans les deux cas, le même adjectif ( aléthinos). Il n’est donc pas possible, en partant de ce texte, d’induire une dissemblance de nature entre le Père et le Fils. Pour les deux versets, la vie éternelle consiste en une communion intime, (non en une assimilation intellectuelle d’une connaissance ou d’un savoir) à la fois avec le Père et le Fils (voir aussi 1 Jn 1 : 3).
Deux autres textes de l’Evangile de Matthieu sont aussi souvent avancés : Mt 20 : 23 : « mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé ». Mt 24 : 36 : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul ».
Les remarques précédentes sur les restrictions des prérogatives divines impliquées par l’incarnation éclairent ces textes qui ne se comprennent bien qu’à la lumière de la mission de Jésus-Christ. Celle-ci était, lors de son premier avènement, limité au salut du monde, non encore au jugement (Jn 3 : 17 ; 12 : 47). Ce n’est qu’à son retour glorieux qu’Il viendra exercer le jugement (Jn 5 : 22). L’acceptation de cette mission impliquait un abandon momentané de la plénitude de sa toute-puissance et de son omniscience.
De plus, dans l’ignorance de la date de sa parousie on peut voir, non une ignorance absolue, mais une méconnaissance volontaire. La date du jour du jugement n’était en effet pas inaccessible à Jésus car, s’il le Lui eût demandé, son Père le Lui aurait révélé, ses prières étant toujours exaucées (Jn 11 : 42). D’autre part, le verbe « eïdo », dans sa forme négative, peut aussi signifier : « ne pas vouloir connaître » (2 Co 5 : 16 ; 2 Th 1 : 8 ; Mt 25 : 12).
Il ne reste plus qu’à envisager trois textes de la première épître aux Corinthiens : 1 Co 3 : 23 : « Tout est à vous, et vous êtes à Christ et Christ est à Dieu ». 1 Co 11 : 3 : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef (littéralement : la tête) de tout homme et que l’homme est le chef (la tête) de la femme, et Dieu est le chef (la tête) de Christ ». 1 Co 15 : 28 : « Et lorsque toutes choses lui auront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous ».
Dans ces passages qui parlent du Christ ressuscité, il est question de soumission. Or celle-ci n’entraîne pas nécessairement une inégalité de nature ou une infériorité.
"Bien que les serviteurs doivent soumission à leurs maîtres (Tt 2 : 9 ; 1 Pi 2 : 18), cela n’implique nullement une supériorité de leurs maîtres aux yeux de Dieu, qui ne fait acception de personne (Ep 6 : 9). De même, la femme chrétienne doit être soumise à l’homme (Col 3 : 18), sans pour cela lui être inférieure (Ga 3 : 28) ou d’une autre nature".
La subordination, dans ces exemples, a pour but la coordination ; elle n’implique aucunement une dissemblance de nature.
Commentant le dernier de ces passages (1 Co 15 : 28), Godet écrit entre autres : « Comme la parole est subordonnée à la pensée et pourtant une avec elle, ainsi dans la notion de Fils sont réunies les deux du relations de subordination et d’homogénéité ».
La soumission n’est donc pas incompatible avec une similitude de nature. Soumission ne signifie pas non plus infériorité. Car celui qui « ne donne pas sa gloire à un autre » (Es. 48 :11) a fait asseoir le Fils « à sa droite » (Mc 16 : 19 ; Ps 110 : 1 ; Ac 7 : 55 ; Col 3 : 1...) et nous demande de l’honorer « comme lui-même ». (Jn 5 : 23).
Le Christ a donc les attributs de Dieu qu’il n’a pas toujours pleinement manifestés, en raison des limitations imposées par son incarnation. C’est dire qu’il ne faut jamais perdre de vue la dualité de nature de Jésus-Christ, à la fois humaine et divine
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