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Pourquoi ne pas chercher à la source?
par azur 2012-04-27 08:34:00
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Je crois que l'abbé de Nantes professait une grande estime pour le pape de 33 jours : quelles étaient ses sources ???


Il n'est qu'à le citer:
« Albino Luciani n’avait-il pas avoué, » avec son entière loyauté et sa simplicité coutumière », que sur un point, pendant le Concile, sa conscience s’était rebellée ?
(…)
Avouant ses luttes intimes, lors du Concile, et la difficulté de se rallier aux thèses des novateurs, en particulier à leur théorie de la liberté religieuse, il avait eu cette confidence : “ Pendant des années nous avions enseigné que l’erreur n’a aucun droit. J’ai étudié à fond le problème et, à la fin, je me suis convaincu que nous nous étions trompés. ” Une autre version de la même confidence dit : “ On m’a convaincu de mon erreur.
»

Source

Il n'écrivait rien qu'il ne soit en mesure de prouver.


D'autres spécialistes, mieux informés et plus proches de Rome (et à la personnalité moins bizarre) ont ils défendu cette même thèse ?


L'évocation du pape Jean-Paul Ier semble taboue à Rome (le regard du Cal Ratzinger à Fatima découvrant son portrait sur une bannière en 1996 en dit long sur le problème) et les témoignages fiables sont rares.



Pour ma part j'en doute. Pourquoi le Saint-Esprit par l'organe des deux tiers du conclave auraient ils choisi en août puis en octobre deux pontifes opposés ?


les doutes du Cardinal Luciani sur la liberté religieuse n'étaient probablement pas connus des électeurs. Il ne semblait pas homme à alimenter le "buzz".



Sait on comment Mgr Luciani avait appliqué le Concile à Venise ? ce serait la meilleure piste.


De la même source:
«Le Concile s’inscrivit tout naturellement dans cette grande et belle activité pastorale. Mgr Luciani y prépara ses diocésains, les appelant à la prière, à la pénitence aussi, pour que ce Concile porte des fruits de grâce et procure à l’Église le renouvellement attendu, dans la ligne de la régénération doctrinale et scripturaire, liturgique et canonique entreprise par Pie XII. Il était temps de moissonner ce qu’il avait semé : redressement doctrinal, renouveau liturgique, adaptation pastorale à la société moderne... C’est ce que nous espérions tous du Concile.
(…)
L’évêque de Vittorio Veneto suivit cet aggiornamento avec ferveur, avec confiance, donnant à tout une interprétation systématiquement bienveillante. La manière dont il en expliqua les Actes à ses diocésains et dont il les mit en œuvre montre qu’il n’en retint que le bon, et en oublia le discutable ou le mauvais... la question de la liberté religieuse mise à part.
(…)
Mgr Luciani est nommé patriarche de Venise le 15 décembre 1969. Il est animé par le même Esprit que son saint prédécesseur don Sarto. Ignoré de tous, il décida de ne rien changer dans sa doctrine traditionnelle, son réformisme bien tempéré, son mode de vie pauvre, modeste, et sa prédilection pour les petits et les malheureux ; il étonnera et scandalisera la ville aristocratique par son incomparable douceur et simplicité, ses gros souliers de montagnard, sa bicyclette, ses allées et venues en vaporetto...

Mais il s’aliénera plus gravement les prêtres progressistes de la banlieue industrielle par son apostolat populaire totalement contraire à leurs perspectives de lutte des classes et de matérialisme social... qui réussit mieux que le leur.
(…)
Il retourna à Venise et continuera d’aller tranquillement son droit chemin, cachant sous un sourire de jour en jour plus héroïque, la tristesse, la souffrance des blessures qu’il reçoit de ses prêtres, de ceux qu’il veut aimer et servir comme des frères et des amis. Créé cardinal en 1973, notre jeune et dynamique patriarche réagit vigoureusement contre les campagnes scandaleuses de son clergé attaquant la récitation du Rosaire. C’est une première convergence de l’humble cardinal, encore inconnu du monde, et de la carmélite de Coïmbre, sœur Marie-Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé qui, au même moment, dénonce dans sa correspondance les campagnes de dénigrement des progressistes contre le chapelet.

Plusieurs événements providentiels vont conduire le cardinal Luciani à manifester sa piété pour Notre-Dame de Fatima, en 1977, lors du soixantième anniversaire des apparitions. À cette époque, les révélations de Fatima étaient plus que jamais bafouées à Rome.
(…)
Le 5 janvier, il fit lui-même, dans la basilique Saint-Marc, à l’heure des vêpres, un sermon sur Fatima qui émut toute l’assistance. Sa narration des événements de 1917 était détaillée, captivante, et toucha les cœurs.
(…)
Il critiqua la thèse du Père Dhanis, jésuite moderniste qui jetait la suspicion sur le témoignage de sœur Lucie, mais c'est sa rencontre avec celle-ci qui lui permettront d'en comprendre la fausseté radicale.
»

Il y aurait donc eu à Venise une application "traditionnelle" du concile Vatican II, manifestement rendue difficile par un clergé acquis aux théories modernistes.

     

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          Pourquoi ne pas chercher à la source? par azur  (2012-04-27 08:34:00)
      Difficile de dire par Philippilus  (2012-04-25 22:36:52)
      une piste par Aigle  (2012-04-25 22:39:00)
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