le chemin néo-catéchuménal utilise LA RUSE pour arriver à ses fins par jejomau 2012-01-13 07:21:30 |
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Sandro Magister nous alerte sur ce qui risaue de se produire le 20 janvier prochain où le cardinal Antonio Cañizares Llovera qui dirige la congrégation pour le culte divin serait prêt à donner son accord à une communauté plutôt farfelue :
"Les fondateurs du Chemin néocatéchuménal espèrent obtenir du Vatican l'approbation définitive de leur manière "conviviale" de célébrer la messe. Le document est prêt. Mais il pourrait être modifié ou bloqué in extremis. Verdict le 20 janvier
Ce que les dirigeants et les membres du Chemin attendent des autorités suprêmes de l’Église, le 20 janvier prochain, c’est un "placet" encore plus ardemment désiré. À savoir l'approbation officielle et définitive de ce qui constitue leur caractéristique la plus visible, mais également la plus controversée : leur façon de célébrer la messe"
Les messes des communautés néocatéchuménales se distinguent depuis l’origine par quatre éléments au moins.
1. Elles sont célébrées en groupes restreints, qui correspondent aux divers stades d’avancement dans le parcours catéchétique. Si, par exemple, il y a dans une paroisse douze communautés néocatéchuménales qui sont chacune à un stade différent, il y aura le même nombre de messes célébrées et elles le seront dans des locaux distincts, à peu près à la même heure, de préférence le samedi soir.
2. L'ambiance et le mobilier utilisé reproduisent l'image d’un banquet : une table autour de laquelle les convives sont assis. Même lorsque les néocatéchumènes célèbrent la messe non pas dans une salle paroissiale mais dans une église, ils font comme s’il n’y avait pas d’autel. Ils placent une table au centre de l’église et s’installent tout autour en cercle.
3. Toutes les lectures bibliques de la messe sont précédées d’une ample "monition" prononcée par l’un ou l’autre des catéchistes qui guident la communauté et elles sont suivies, en particulier après l’Évangile, par les "résonances", autrement dit par les réflexions personnelles d’un bon nombre de personnes présentes. L'homélie du prêtre s’ajoute aux "résonances" sans se distinguer d’elles.
4. Le modèle du banquet est également repris pour la communion. Le pain consacré – c’est un gros pain azyme de farine de froment, blanche pour deux tiers et intégrale pour un tiers, qui a été préparé et cuit d’après les règles minutieuses établies par Kiko – est rompu et distribué aux personnes présentes, qui restent à leur place. Une fois que cette distribution est terminée, le pain est mangé en même temps par tous, y compris le prêtre. Ensuite, ce dernier passe d’un fidèle à l'autre avec le calice de vin consacré, auquel chacun boit.
Des particularités, il y en a encore d’autres, mais ces quatre-là suffisent à faire comprendre quelle différence, quant à la forme et quant au fond, il y a entre les messes des néocatéchumènes et celles qui sont célébrées selon les règles liturgiques générales. Une différence qui est certainement plus grande que celle qui existe entre les messes célébrées selon le rite romain ancien et celles qui le sont selon le rite moderne.
C’est la promulgation des statuts définitifs du Chemin, approuvés en 2008, qui a donné lieu au rappel à l’ordre le plus vigoureux
Il est de fait que très peu de choses ont changé entre la manière actuelle de célébrer la messe chez les néocatéchumènes et celle qui était la leur il y a encore quelques années, lorsque, en plus, ils se passaient de main en main, joyeusement, les coupes de vin consacré.
C’est seulement en théorie que leurs messes de groupe ont été également ouvertes à d’autres fidèles
Et, par-dessus le marché, Kiko, Carmen et leurs adeptes espèrent sortir de l’audience accordée par Benoît XVI le 20 janvier prochain en ayant obtenu une approbation explicite de tout cela.
Une approbation ayant tous les caractères d’un acte officiel. Et promulguée par la congrégation vaticane pour le culte divin
Ici Sandro Magister fait remarquer que le cardinal Francis Arinze bloquait tout alors qu'il semble très inquiet quant à la tounure des chose qui vont se produire le 20 janvier avec le cardinal Antonio Canizares Llovera au point qu'il intitule son chapître :
RATZINGERIEN ET ANTIPAPE
Aujourd’hui il y a, à la tête de la congrégation pour le culte divin, un autre cardinal, l’Espagnol Antonio Cañizares Llovera, qui est considéré, lui aussi, comme un ratzingerien pur et dur.
Mais on ne le dirait vraiment pas, à en juger par le document que celui-ci tiendrait prêt pour le 20 janvier prochain.
En fait, un feu vert donné par le cardinal à la "créativité" liturgique des néocatéchumènes ne ferait que du tort à la savante et patiente œuvre de reconstruction de la liturgie catholique que le pape Benoît XVI accomplit depuis des années, avec un courage qui est au niveau de la grande solitude qui l’entoure.
Et il fournirait un argument de plus aux accusations des traditionnalistes, pour ne pas dire des lefebvristes.
Sandro Magister remarque aussi que cette communauté agit par la RUSE pour arriver à ses fins. Celà semble totalement impardonnable en effet :
Il y a une ruse que les néocatéchumènes utilisent lorsque des papes, des évêques et des cardinaux participent à leurs messes ou y sont présents : elle consiste à s’en tenir aux règles liturgiques générales!!!!!!!!!!!!!!!
rappel des origines du mouvement
Les Règles liturgiques ont été créées par UNE FEMME : "Dans le domaine de la liturgie c’est, plus que Kiko, la cofondatrice du mouvement, Carmen Hernández, qui a créé le "rite" néocatéchuménal"
Pendant les années du concile Vatican II et au cours de celles qui l’ont immédiatement suivi, alors qu’elle portait encore l'habit religieux des Misioneras de Cristo Jesús et qu’elle étudiait pour obtenir la licence en théologie, Carmen s’est passionnée pour le renouvellement de la liturgie. Ses maîtres et inspirateurs ont été, en Espagne, le liturgiste Pedro Farnés Scherer et, à Rome, le père Luigi della Torre, lui aussi liturgiste connu, curé de l’église de la Nativité, située dans la via Gallia, qui fut l’un des premiers points d’ancrage romains du mouvement, ainsi que Mgr Annibale Bugnini, qui était à l’époque le puissant secrétaire de la congrégation vaticane pour le culte divin et le principal artisan de la réforme liturgique postconciliaire.
Et c’est ce même Bugnini qui, au début des années 70, exprima sa satisfaction à propos de la manière de célébrer la messe qui était celle des premières communautés fondées par Kiko et Carmen. Il écrivit à ce sujet dans "Notitiæ", la revue officielle de la congrégation pour le culte divin. Et c’est également lui qui, avec les cofondateurs, décida d’appeler "Chemin néocatéchuménal" le mouvement qui venait d’être créé
SUIT TOUTE UNE APOLOGIE DE LUTHER (celui qui voulait détruire Rome et qui abattait les autels) PAR LE CHEMIN NEOCATECHUMENAL . A lire absolument dans le lien ci-dessous !
QUESTION
Et ce serait là "l’esprit de la liturgie" – titre d’un livre capital de Joseph Ratzinger – que les autorités vaticanes s’apprêteraient à valider, ainsi que la pratique qui en découle ?
Le Chemin est présent dans 1 320 diocèses de 110 pays ; il compte 20 000 communautés et 78 séminaires "Redemptoris Mater" dont sont sortis, en vingt ans, 1 600 prêtres. Parmi les communautés, 500 se trouvent à Rome et 300 à Madrid. Au total, les adeptes adultes de Kiko et Carmen sont environ 300 000
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