la fausse jeanne.. Ou quand le diable essaie de tromper les français par jejomau 2012-01-06 12:31:17 |
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Aujourd'hui, c'est parti : c'est la fête de Sainte Jehanne d'Arc. Pour le coup, vous allez voir en France ... Les fidèles de l'héritière désirée par Dieu se faire voler la vedette par les tenants d'un pouvoir maçonnique usé. Pouvoir qui va arriver la gueule enfarinée pour prétendre à .. l'Héritage !
OR, il faut savoir que du temps de Jeanne D'Arc déjà, le Mal, voyant ses desseins déjoués par la Pucelle guidée par le Ciel, avait sorti du chapeau .. une fausse Jeanne d'Arc, sosie probable de notre Sainte ! Sosie doté de pouvoirs "paranormaux". Ce qui confirme par ailleurs et surtout combien la France est particulièrement chérie de Dieu et quel destin l'attendait.... Et surtout : l'attend TOUJOURS !
L'histoire est à découvrir ici :
"il y a des adversaires résolus d’une Jeanne sainte et fidèle à sa vocation divine, qui ne croient ni aux témoignages écrits de l’époque, ni au jugement de l’Église catholique qui s’est manifestée par la voix de plusieurs Souverains Pontifes, dont le pape Benoît XV qui, en la canonisant, a engagé son infaillibilité.
Les lecteurs qui aiment cette sainte ont droit à la vérité sur la fausse Jeanne survivante ou, tout au moins, à des explications et à la réfutation d’erreurs manifestes. Encore dernièrement, en décembre 2011, sur la chaine télévisée France 3, on a eu droit à cette légende remise au goût du jour. Certes, beaucoup de traces écrites manquent sur la vie de Claude des Armoises qui se faisait passer pour la vraie Jeanne d’Arc, mais on a tout de même quelques éléments. Cette odieuse tromperie risque d’empirer tout au long de l’année 2012, année du sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc. Mais, heureusement, elle sera contredite par tous les nombreux commentaires et ouvrages sérieux (Régine Pernoud, Jeanne d’Arc par elle-même et par ses témoins, éditions du Seuil, Paris 1962) qui seront publiés à l’occasion de cet heureux événement.
Cette fausse Jeanne d’Arc s’appelait en réalité Claude. On remet en avant la mémoire de cette intrigante pour essayer de prouver que Jeanne d’Arc n’est pas morte sur le bûcher, mais a survécu et s’est mariée. Nous allons donc apporter ici les preuves contraires en faveur de la vraie Jeanne qui se faisait appeler la Pucelle pour montrer qu’elle était consacrée à Dieu pour toute sa vie. Elle voulait garder son coeur pour Dieu seul. Mais si Jeanne s’est mariée, sa promesse de rester vierge jusqu’à sa mort est ridiculisée.
Claude apparaît le 20 mai 1436 à la Grange-aux-Ormes, près de Saint-Privat. Elle esten habit d’homme et a toute l’allure de la vraie Jeanne d’Arc. Elle est venue en ce lieu pourparler à des Seigneurs de Metz. Le plus étonnant est que ses frères, Pierre et Jean du Lys, que Charles VII a ennoblis, l’un comme chevalier, l’autre comme écuyer, ne tardent pas à la rejoindre à La Grange-aux-Ormes et la reconnaissent comme étant bien leur soeur ! Je pense personnellement que l’on est en présence d’un sosie de Jeanne d’Arc qui l’imite en tout et parfaitement. Ce qui fait qu’un de ses frères, Pierre, va aller lui-même la présenter aux Orléanais qui vont la reconnaître, eux aussi, ainsi que de nombreuses autres personnes qui ont connu Jeanne de son vivant.
En plus de sa ressemblance physique avec Jeanne, elle avait certainement une grande ingéniosité à en copier l’apparence, pour en arriver à être pratiquement conforme à l’original. Malgré tout, mis à côté de la vraie Pucelle, on aurait certainement vu la différence. Mais si l’extérieur de Claude des Armoises est très proche de celui de la vraie Jeanne, l’intérieur ne l’est pas. Claude aime la bonne chère : les dépenses qui sont notées sur les comptes d’Orléans de l’époque, montrent qu’elle ne cesse d’accepter vin, victuailles et invitations à dîner ! Elle est entrée dans la vie mondaine et facile. Et, surtout, on n’a pas une seule ligne de ses contemporains sur le fait qu’elle soit allée une seule fois entendre avec eux la messe en semaine, alors que la vraie Jeanne d’Arc y assistait chaque jour quand cela lui était possible, même pendant qu’elle menait la guerre. Jeanne survivante aurait-elle perdu sa ferveur religieuse cinq ans plus tard ? Comment ses frères ont-ils pu continuer à croire en elle après tous ces témoignages ensa défaveur ? Que leur a-t-elle fait croire pour qu’ils acceptent le fait que, pendant cinq ans, elle ait pu laisser leur vieille mère et eux-mêmes dans une peine immense, sans leur donner la moindre nouvelle, sans leur envoyer le moindre courrier ? Pourtant elle savait, dès juillet 1436, envoyer des lettres aux seigneurs de France et même au roi ! Comment ont-ils pu accepter de la fausse Jeanne qu’elle ne les suive pas à Domremy ? Elle n’y est jamais allée, quoiqu’en dise Anatole France qui ne s’appuie sur aucun document existant. Comment ne lui ont-ils pas imposé de le faire ? Puisqu’ils croyaient tant en elle, pourquoi ne sont-ils pas alléschercher leur mère pour lui faire rencontrer cette Claude-Jeanne qui se disait sa fille ? Pourtant, cette mère âgée trouvera bien la force de venir avec ses deux fils au procès de réhabilitation de leur vraie soeur à Paris, en 1455. En l’état actuel des recherches, il n’y a pas de réponses satisfaisantes. Mais il est au moins aisé de voir quelle séduction, quelle emprise sur les autres, cette fausse Jeanne tenait de l’Adversaire de tout bien pour que ses frères passent au dessus de tout ce qui rendait évidemment impossible que cette femme soit leur soeur chaste, pieuse, discrète, réservée et sobre. Certes, beaucoup de gens, à cette époque, étaient prêts à croire que la sainteté de la Pucelle avait pu la faire échapper au supplice. Mais au-delà de ce terrain propice à la croyance en sa survivance, et de la ressemblance évidente de Claude-Jeanne avec Jeanne d’Arc, il n’est pas interdit de penser que cette intrigante ait exercé une véritable attirance sur les gens qu’elle voulait séduire.
Cet ascendant de Claude-Jeanne sur les personnes de son entourage semble être de l’ordre de la séduction car celui qui est dans le mensonge avéré est disciple de Satan. Le diable n’est-il pas appelé par le Christ: le père du mensonge ? N’est-ce pas cette connivence de longue date avec l’ennemi de la vérité qui a permis à Claude des Armoises d’oser sans vergogne se faire appeler Jeanne la Pucelle ou la Pucelle d’Orléans, avant et même après son mariage ? Et beaucoup la croyaient ! En tout cas, cette aventurière n’était pas qu’une bonne comédienne, elle envoûtait son monde. Intelligente, intuitive et rusée, comme toutes les grandes manipulatrices, elle a su éviter habilement d’être confrontée à la vraie mère de Jeanne d’Arc qui l’aurait démasquée. Il est faux de dire qu’elles se sont rencontrées. Aucun texte ne le dit. Claude arrive en Lorraine huit mois après le traité de paix d’Arras, signé le 21 septembre 1435, qui scelle la réconciliation entre Armagnacs et Bourguignons et, surtout, un mois seulement après l’entrée à Paris des armées royales, le 13 avril 1436. Ainsi, celle qui va se faire reconnaître comme Jeanne d’Arc ne risque pas maintenant d’être arrêtée par les Bourguignons, et ne craint pas non plus que le bon peuple de France lui demande d’aller se battre pour libérer Paris. Maintenant que c’est fait, elle peut se livrer à son sport favori : escroquer beaucoup de gens grâce à sa ressemblance, son aplomb et ses pouvoirs paranormaux. En effet, pour arriver à ses fins, notre aventurière fait des prodiges :
« L’inquisiteur de Cologne a cité à comparaître devant lui la fausse Jeanne […]. La fausse Jeanne aurait alors accompli, devant l’inquisiteur de Cologne, des prodiges qui paraissent avoir impressionné Jean Nider (Prieur des dominicains de Nuremberg, et inquisiteur alsacien, qui était présent.): elle aurait déchiré une nappe et l’aurait raccommodée instantanément, puis brisé un verre contre un mur et ensuite refait ce verre aux yeux des assistants » !
Cette Claude jouissait donc visiblement de pouvoirs occultes ! On comprend mieux que l’adversaire de toute sainteté se soit servi de cette femme qui lui était assujettie pour salir Jeanne d’Arc. Différemment de la vraie Jeanne qui jeûnait souvent en se contentant de tremper du pain dans du vin, Claude-Jeanne des Armoises danse avec ses courtisans et fait ripaille ! Mais elle devait certainement avoir, comme tous ceux que le démon de la tromperie infeste, un art évident pour tromper les convives sans se compromettre. Enfin, après son mariage, le 7 novembre 1436, avec Robert des Armoises, originaire de Champagne, dont on a parlé plus haut, elle a l’audace, lors de l’achat de leur nouvelle maison, de se faire inscrire dans l’acte notarié sous le nom de Jeanne du Lys. En tout cas, si once de virginité elle avait, elle allait la perdre définitivement. Elle aura deux fils de son mari. Or on sait que la vraie Jeanne d’Arc tenait à mourir vierge.
Quand on lui demandait ce qu’elle avait fait depuis Rouen, du 30 mai 1431 jusqu’au 20 mai 1436 où elle fait mine de réapparaître, elle répondait très évasivement, avec un art élaboré du mystère. D’où ce témoignage sur elle du doyen de Saint-Thiébault de Metz, en 1436 : « Elle parlait le plus souvent en paraboles, et elle ne disait ni le dedans ni le dehors de ses intentions ». Quelle différence avec la simplicité de langage, la spontanéité et la droiture de la Pucelle. D’ailleurs cette fausse Jeanne n’était-elle pas plutôt sujette au dédoublement de la personnalité, elle qui reconnaissait s’appeler Claude - qui était le nom que tous, en effet, luiconnaissaient - tout en disant qu’elle était Jeanne d’Arc ? La Pucelle n’avait-elle pas pris corps en elle ? N’était-elle pas comme possédée par ce double ? Il est étonnant, en effet, qu’elle ne soit pas présentée, dès le départ, comme s’appelant Jeanne. Était-elle donc, à ses yeux, à la fois totalement Claude et totalement Jeanne ? Ne faudrait-il pas voir là, en plus d’une possible schizophrénie, un phénomène de possession comme en rencontrent les exorcistes ?
Son cas arrive aux oreilles de l’Université de Paris, dont les membres sont ennuyés de cette affaire. Il ne s’agit pas pour eux d’être « refaits » une deuxième fois. Elle est convoquée de force et arrive à Paris, accompagnée de gens d’armes, en 1441. Devant les universitaires, elle reconnaît avoir été mariée et avoir eu deux enfants. Comme elle en parle au passé, on peut penser qu’à cette époque Claude-Jeanne des Armoises était veuve. Enfin, en mêmetemps, le roi Charles VII la fait venir chez lui à Paris et, devant lui, très impressionnée, elle tombe à genoux, reconnaît son subterfuge et se rétracte : elle lui avoue ne pas être Jeanne laPucelle. Il est étonnant que la rétractation de la fausse Jeanne à Paris n’ait pas provoqué de réaction immédiate chez ses prétendus frères, Pierre et Jean du Lys. Ils n’iront même pas voir ce roi qui les a ennoblis pour se faire pardonner leur méprise qui frise la complicité et, s’ils ne défendront plus la cause de Claude-Jeanne devant les Orléanais, on continuera à les voir suivre cette aventurière pendant encore deux ans ! On les retrouve, en effet, toujours avec elle en 1443. Heureusement, bien vite après cette date, on n’entendra plus parler de Jeanne des Armoises, du fait, peut-être, que le procès en réhabilitation de la vraie Jeanne occupait désormais sérieusement les esprits à la cour du roi.
Il était, en effet, ennuyeux pour le roi Charles VII d’avoir été sacré à Reims grâce à l’aide d’une femme qui avait été condamnée comme hérétique et schismatique. C’était une tache sur son sacre qu’il lui faudrait bien laver un jour. Charles VII se devait donc de faire réhabiliter la Pucelle, et attendait le moment propice. Or, ayant pénétré en vainqueur à Rouen, le 10 novembre 1449, il était désormais en possession de tous les documents concernant cette affaire. Le procès en réhabilitation de Jeanne d’Arc pouvait être déclenché. Il commença avec une première enquête qui fut faite les 4 et 5 mars 1450. On y entendit les principaux acteurs et témoins. Puis ce fut l’Église elle-même qui ordonna une enquête officielle, laquelle fut ouverte sur ordre du légat du pape : Guillaume d’Estouville, et de l’inquisiteur de France, Jean Bréhal. Elle durera du 2 au 22 mai 1452. Après que les conclusions de cette commission aient été soumises à l’examen de théologiens et canonistes français et étrangers, le pape Calixte III, le 11 juin 1455, un mois seulement après son élection à la tête de l’Église, autorisera la révision du procès. Celui-ci s’ouvrira officiellement à Notre-Dame de Paris, le 7 novembre 1455, en présence d’Isabelle d’Arc, la mère de Jeanne, dite Romée, accompagnée de ses deuxfils qui ont donc enfin accepté de reconnaître qu’ils s’étaient laissé égarer avec la fausse Pucelle, sinon ils ne seraient pas là.
Le procès se terminera à Rouen, le 7 juillet 1456. Jeanne sera alors pleinement réhabilitée au cours d’une séance solennelle dans la ville même où elle est morte injustement. Le pape Callixte III aura la joie de voir l’heureuse conclusion de la révision qu’il avait acceptée. Beaucoup plus tard, l’Église de France ayant eu la connaissance exacte et complète du procès de Jeanne d’Arc, grâce à sa publication intégrale en latin, Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans et dévot de Jeanne, va demander à Rome l’introduction de sa cause. Il s’agit, au départ, de reconnaître ses vertus héroïques. Le 8 mai 1869, la supplique est envoyée au pape Pie IX par tous les évêques des lieux où Jeanne est passée. Ceci se passa, comme on le voit, à l’occasion des fêtes commémoratives de la délivrance d’Orléans, qui ont toujours eu lieu fidèlement dans cette ville, montrant le souvenir très fort que Jeanne a laissé chez les Orléanais. Cinq ans plus tard, en 1874, Monseigneur Dupanloup ouvre enfin le procès dans son diocèse."
l'Homme Nouveau
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