du père Noudehou : "être exigeant, ça marche" par S A Benengeli 2011-12-28 13:07:14 |
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Là encore, une adaptation est souvent nécessaire. "Les prêtres africains nous ont bousculés", reconnaît l'évêque. Au-delà de leur liturgie plus gaie, et plus traditionnelle, les prêtres d'Afrique se montrent parfois plus exigeants, notamment face aux demandes de baptêmes et de mariages de non-pratiquants. "On a voulu mettre l'Eglise à la portée de tous, résultat, on l'a mise à la porte", regrette le père Noudehou. Or, assure le religieux en col romain, qui a réintroduit les servants d'autel (enfants de choeur) dans son église, "être exigeant, ça marche". "Des gens qui ne venaient plus reviennent." A Noël, il attend "une centaine de fidèles" dans l'un de "ses" villages. L'évêque veut voir aussi dans "ce retour aux fondamentaux un moyen de susciter des vocations".
Béninois, Maximin Noudehou est l'un de ces onze prêtres venus aider l'Eglise de France. "Les missionnaires européens sont venus chez nous pour susciter des vocations ; je voudrais faire la même chose ici", confie le prêtre de 39 ans, responsable depuis un an de 29 clochers aux alentours de Soissons. "Notre pénurie permet cet échange de dons et de compétences avec l'Afrique : sur six années en France, les prêtres peuvent en consacrer trois à des études à Paris", se félicite Mgr Giraud.
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