7500 numéros, 30 ans, Présent, hier, aujourd'hui,... et demain ? Jeanne Smits par Anne Charlotte Lundi 2011-12-21 09:16:58 |
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Le miracle peut-il continuer ?
Notre journal, votre journal, le seul quotidien français de résistance systématique contre la culture de mort, atteint aujourd’hui son 7 500e numéro, et début janvier nous fêterons nos trente ans d’existence. Une aventure inouïe, un exploit extraordinaire si l’on considère que, depuis 1945, le nombre de quotidiens nationaux n’a – mis à part l’apparition de quelques nouveaux titres à l’existence fugace – fait que décroître. De 26 titres, on est tombé à 10 en 2011, et même 9 depuis la disparition de la version papier de France Soir il y a quelques jours.
L’aventure, le pari de Jean Madiran et des quatre autres fondateurs du journal, Bernard Antony, François Brigneau, Pierre Durand et Hugues Kéraly est d’ores et déjà une réussite : mieux, une victoire dans la durée. Quoi que nous réserve l’avenir, le présent de Présent est un miracle permanent auquel nous travaillons tous chaque jour, un jour et un numéro à la fois. Aussitôt donné le « bon à tirer » de ce numéro 7500, notre énergie sera déjà tendue vers le numéro suivant, avec l’espoir, toujours l’espoir, que l’intendance suivra.
Nous célébrons ce numéro, et bientôt cet anniversaire, avec la modestie qu’imposent la crise et le souci de toute la presse écrite, confrontée à la concurrence de l’information « gratuite ».
Gratuité d’internet : comme le dit notre consœur Camille Galic, ancienne directrice de Rivarol, « Aujourd’hui, s’abonner à un journal est pour une jeune un acte héroïque. » Gratuité… des quotidiens gratuits aussi, qui aujourd’hui représentent près du quart du tirage total des quotidiens en France, et sans doute davantage en termes de distribution et de lecture effective puisque ces chiffres ne tiennent pas compte pour les « payants » du volume des invendus.
Mais l’information quotidienne est-elle vraiment gratuite ? Evidemment non. Les quotidiens « gratuits » sont financés à 100 % par la publicité, les payants le sont selon des pourcentages variables (sauf Présent que les annonceurs fuient en raison de ses prises de position, même les amis parfois, même ceux qui « voudraient bien » mais que la prudence arrête). Les propriétaires des gros journaux sont des groupes financiers, industriels et bancaires et non des hommes de presse. Affaires qui marchent ou affaires qui ne marchent pas, mais toujours des affaires et donc une inféodation : il y a des lignes qu’on n’y dépasse point.
L’information sur internet n’est pas gratuite non plus. A côté de contributions bénévoles et de grande qualité parfois, dans des domaines précis, l’information généraliste est le plus souvent puisée dans la presse écrite ou « produite » par des sites financés à leur tour par la publicité, puisque le « modèle payant » de l’information en ligne ne fonctionne vraiment que pour des informations très pointues.
Et cette information que l’on trouve gratuitement sur la Toile a tendance à s’uniformiser : c’est la même dépêche d’AFP qui revient sur des dizaines de sites, ou la même info locale reprise et répétée…
J’aimerais pouvoir vous dire que Présent va bien, que nous sommes l’exception dans ce monde médiatique en mutation où le mot d’ordre reste celui de la pensée unique.
Présent va difficilement, et nous avons plus que jamais besoin de vous, besoin de nouveaux abonnés, besoin de gens qui lisent, qui se forment, qui s’informent, qui s’opposent à l’effroyable guerre qui est faite contre Dieu, contre la famille, contre la patrie – toutes les patries –, contre le beau, le vrai, le bien, contre la réalité même de l’homme, dans un nihilisme qui n’épargne aucun des gros journaux ayant pignon sur rue.
Pour la France et pour nos enfants, pour les droits de Dieu et ceux des parents, pour dire les bienfaits de la nation et l’espérance que nous avons au cœur, Présent veut être toujours là. C’est pour ce bien que nous voulons œuvrer, pour ce bien que nous voulons batailler – avec joie ! –, et dénoncer les fossoyeurs, parce que nous ne pouvons pas faire autrement. Face à ceux qui veulent nous prendre jusqu’au bon sens – eux les Goliath, les Moloch, les puissants et les riches qui financent la ruine de l’humanité –, nous ne lâcherons jamais. Jamais. Jamais.
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