Précisions : péché - pas péché et primordialité de ce sujet. par Glycéra 2011-12-07 19:59:04 |
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Sieur Meneau, merci de votre lecture attentive.
J'avais aussi été déboussollée quelques instants quand on m'a expliqué ce qui semble contraire à notre catéchisme de toujours.
Heureusement que la tenue (robe et prières) du prêtre qui me donnait ces notions était fermes !
Souvenez-vous qu'il faut se confesser une fois l'an.
Ce n'est pas forcément à Pâques !
Ce qui est tenu est : dire les péchés ... mortels. Sans en omettre (volontairement).
Alors, les autres ?
Bien sûr ils sont répréhensibles, et nous avons besoin de les faire remettre par Dieu. Mais pas besoin de confession pour cela : la contrition est nécessaire et suffisante. En privé déjà, et au Confiteor béni à la messe surtout.
On pourrait tricher et se donner à soi-même le pardon, mais est-ce bien sérieux de dire être purifié par un moyen de mensonge devant Dieu qui connaît notre coeur mieux que nous ne le voyons ?
Il n'empêche qu'il y a deux niveaux de péchés et de pénitents.
Il est nécessaire pour que l'absolution soit donnée d'avouer un péché mortel. Celui qui n'a pas de péché mortel, que va-t-il dire ? Là il parle au coeur de Jésus, et avoue des péchés véniels, il faut qu'il y ait matière à confesser. Ou bien il reprend un ancien péché mortel qui a laissé des traces ou des faiblesses qui appellent le remède de la grâce sur ce point.
On a donc donné aux fautes légères (que j'ai, pour faire réagir nommé pécadille = petit péché, mais péché néanmoins ) le nom de péché et cela a créé la confusions avce les anciens textes pour qui péché était toujours le péché sérieux, grave, mortel à la vie de grâce.
Et les jansénistes se sont engouffré la-dedans pour fulminer et terroriser, et décompter toutes les broutilles de pratique et de vie de foi.
Il n'a pas OU la miséricorde OU les indulgences. Il y a ET !
Je soulignais seulement que ceux qui décomptent les pécadilles, les grosses fautes, les petites BA et les grandes actions, sont tout heureux aussi de faire de la comptabilité pointilleuse avec les jours d'indulgences et le nombre de signes de croix ou de cierges à poser !
Qui faisait cela ? Les mêmes décompteurs pharisaïques...
Alors, les modernes, comme Luther de ses connexes, ont envoyé les indulgences ou les confessionnaux avec l'eau du bain des comptables sots et points divins du tout.
Ainsi nous avons désappris à aller refaire nos provisions de forces et de grâces, car on nous a ridiculisé les ridicules manières en balançant la vie spirituelle dans la même bonde. Hélas ! Et sous de la mousse artificielle en plus, finies les belles odeurs de ces curés souriants et encourageants à nos coeurs pleurant leurs nullités répétées !
Voilà en fait ce que j'aurais voulu faire comprendre.
Cela nous sort des catalogues de fautes et des listes si mal faites pour les examens de conscience qui mélangent fautes graves, mortelles et les petites fautes. Qui ne donnent pas du tout la notion nécessaire pour aimer la pénitence, autant la vertu de pénitence que le sacrement de même nom.
Sur ces niveaux de confession, le Père Molinié a des pages très utiles.
Toute confession demande conversion, demande de naître de nouveau, mais à des degrés et des manières différentes, très différentes selon la vie spirituelle en cause.
Voir ces pages sur le site http://pere-molinie.com/asett
Les lettres aux amis N°2 et 3 sont extraordinaires et précises sur ce sujet de l'attitude du pénitent qui en veut, qui veut tout.
Voici, j'espère, redressées les lignes qui avaient pu vous paraître courbées.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
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