une histoire à la fois par Luc Perrin 2011-12-02 11:26:49 |
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passionnante et remarquable quant à l'effort gigantesque qu'elle a représentée, j'en sais un tout petit peu quelque chose.
Ceci posé et qui ne fait pas débat, cela demeure une histoire fortement théologisée et imprégnée par l'herméneutique de rupture. C'est même un monument à cette herméneutique de rupture réprouvée par Benoît XVI lors d'une allocution du 22 décembre 2005.
Si Ch. Theobald sj était un théologien ratzingérien, cela se saurait : je vous renvoie à son oeuvre et à la critique féroce qu'il fait de l'ancien cardinal-préfet dans l'Histoire du christianisme (tome 13).
La critique de "l'école de Bologne" n'est en rien un monopole de la FSSPX : l'ancien président de la CEI, le cardinal Ruini, en était un censeur très actif. Le débat fut et reste très vif en Italie.
Ne me dîtes pas Aigle que vous ne saviez pas que Benoît XVI (comme ses prédécesseurs au demeurant) est opposé à l'herméneutique de rupture ?
C'est, apparemment, ce que l'on ignore dans les bureaux de la Congrégation des évêques.
Ceci dit, je reste étonné que 2 noms que le Saint-Père connaît forcément à titre personnel, du fait de ses fonctions à la CDF pendant tant d'années, aient ainsi échappé à son attention. Cela tendrait à suggérer soit que ces 2 prélats ont beaucoup évolué dans leurs positions (peut-être ? mais Sandro Magister n'en dit rien) soit que le pape les a bien nommés en toute connaissance de cause.
Je penche pour cette 2è lecture car ce n'est pas la première fois que le Saint-Père procède à des nominations étranges de personnes qui ne partagent pas du tout ses orientations et même qui s'y opposent ouvertement.
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