28 Nov. (Paris): Ste Catherine Labouré (Bréviaire) par Alexandre 2011-11-28 09:43:11 |
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I. OFFICES PROPRES DE L’ARCHIDIOCÈSE DE PARIS (1960-1965)
<i>Leçon iii</i>
Catharína Labouré, intra fines diœcéseos Divionénsis in Gállia e piis paréntibus nata, iam a puerítia índolis suavitáte, morum candóre ac peculiári erga beatíssimam Vírginem devotióne elúxit. Vigésimum quintum attíngens ætátis annum, Institútum Puellárum Caritátis Sancti Vincéntii a Paulo ingréssa est, ipsíque iam a tyrocínii témpore, uti éadem Dei fámula póstea testabátur, Immaculáta Virgo benigníssime appáruit eidémque curam concrédidit Sacri cudéndi Numísmatis in honórem Immaculátæ Conceptiónis suæ. Expléto tirocínio, humilitáte atque in próximos magna caritáte fulsit, curámque erga páuperes senes hospítio recéptos mirabíliter gessit; ómnia in Deo conspíciens, verba sua, optáta, cogitatiónes ad Deum dírigens, máxima iúgiter pietáte elúxit; erga Iesum Christum sub Eucharísticis velis delitescéntem succénso amóre flagrávit, et sanctíssimam Vírginem Dei Matrem qua fília amantíssima cóluit. Ultima die mensis Decémbris, anno millésimo octingentésimo septuagésimo sexto, ætátis vero suæ septuagésimo, Parísiis sanctam vitam «abscónditam cum Christo in Deo» cum immortáli commutávit. Fulgéntem autem signis, rite probátis, Pius Papa undécimus eam beatárum, Pius vero duodécimus sanctárum albo Vírginum adscrípsit.
<i>Catherine Labouré naquit dans le diocèse de Dijon, en France, de parents pieux (1806). Dès l’enfance, elle montra une nature douce, une pureté de mœurs et une dévotion particulière envers la sainte Vierge. A vingt-et-un ans, elle entra dans la Congrégation des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul. Là, dès le temps du noviciat, comme la servante de Dieu l’attestera plus tard, la Vierge Immaculée lui apparut souvent et lui confia le soin de faire frapper une médaille en l’honneur de son Immaculée Conception (1830). Après son noviciat, elle montra une humilité et une grande charité pour le prochain, et prit un soin admirable des vieillards pauvres recueillis à l’hospice où elle était affectée. Regardant tout en Dieu et orientant ses paroles, ses désirs et ses pensées vers Lui, elle manifesta toujours une grande piété; elle était dévorée d’un amour brûlant pour Jésus-Christ caché sous les voiles de la sainte Eucharistie, et voua un culte filial très aimant à la Mère de Dieu, la sainte Vierge Marie. Agée de 70 ans, elle échangea sa vie « cachée avec le Christ en Dieu » contre le bonheur éternel, à Paris, le 31 décembre 1876. Resplendissante de miracles dûment examinés, elle fut béatifiée par Pie XI (1933), puis Pie XII l’inscrivit au catalogue des saintes Vierges (1947).</i>
Oraison
Dómine Iesu Christe,
qui beátam Catharínam Vírginem,
mirábili Immaculátæ Genitrícis tuæ
manifestatióne recreáre dignátus es:
tríbue, quæsumus;
ut sanctíssimam Matrem tuam
exémplis eiúsdem Sanctæ pia devotióne recoléntes,
ætérnæ vitæ gáudia consequámur:
Qui vivis et regnas.
<i>Seigneur Jésus,
qui avez daigné réjouir la bienheureuse Vierge Catherine
par la manifestation admirable de votre Mère Immaculée,
accordez-nous que, nous souvenant avec une pieuse dévotion
des exemples de la même bienheureuse,
nous participions avec elle
aux joies de la vie éternelle. Vous qui étant Dieu…</i>
II. MESSES PROPRES DE L’ARCHIDIOCÈSE DE PARIS (1960)
Messe <i>Dilexísti</i>, du Commun des Vierges, avec les oraisons suivantes :
<b>Collecte</b>
Voir ci-dessus.
<b>Secrète</b>
Sacrifícium nostrum tibi, Dómine, quæsumus,
beátæ Catharínæ Vírginis precátio sancta concíliet,
ut, cuius honóre solémniter exhibétur,
eius méritis efficiátur accéptum.
Per Dóminum.
<i>Seigneur,
faites que la prière de la bienheureuse Vierge Catherine
vous rende agréable notre sacrifice,
afin que, par les mérites de celle que nous honorons solennellement,
il soit accepté par vous.
Par Jésus-Christ.</i>
<b>Postcommunion</b>
Propitiáre, Dómine, fámulis tuis :
ut qui sanctis mystériis ineffabíliter recreámur,
exémplo beátæ Catharínæ
conversatiónem nostram in cælis habére studeámus.
Per Dóminum.
<i>Accordez-nous, Seigneur,
à nous qui sommes vos serviteurs,
que, fortifiés grandement par les saints mystères,
nous puissions, à l’exemple de la bienheureuse Catherine,
avoir un jour notre place avec elle dans le ciel.
Par Jésus-Christ. </i>
III. LES HEURES DE PARIS (1980)
<b>A l’office des Lectures</b>
Du séminaire des Filles de la Charité, où elle avait été reçue en 1830, à l’hospice d’Enghien, où elle mourut le 31 décembre I876, Catherine Labouré garda le secret sur l’événement qui la fit entrer à vingt-quatre ans dans l’histoire de la spiritualité chrétienne (27 novembre I830). De son vivant on ne devina jamais le nom de celle à qui Marie s’était manifestée pour inviter ses fils à l’invoquer comme l’Immaculée.
Catherine était née près de Montbard (Côte d’Or) dans une famille de cultivateurs (1806). Sa sœur aînée l’avait précédée rue du Bac chez les Filles de la Charité, où elle-même fut admise le 21 avril 1830. Au terme de son séminaire, sœur Catherine fut affectée à l’hospice d’Enghien, situé 77 rue de Reuilly, à l’extrémité du Faubourg Saint-Antoine. Elle allait passer quarante-cinq années parmi les pauvres et les immigrés, chargée successivement, et parfois simultanément, de la cuisine, de la lingerie, de la porterie, de la basse-cour, puis des vieillards. Ses carnets de retraite révèlent une âme toute simple, d’une générosité sans faille.
La mort de l’humble servante des pauvres fut ressentie par le peuple comme celle d’une sainte. L’Église a ratifié ce jugement. Le pape Pie XII l’a canonisée en 1947. Depuis sa béatification, en 1933, le corps de Catherine Labouré repose dans la chapelle de la rue du Bac.
Commun des Vierges ou des Saintes (Religieuses)
<i><b>Deuxième lecture</i></b>
Extrait des Écrits de sainte Catherine Labouré, vierge.
(E. Crapez: La vénérable Catherine Labouré, Paris, 1913, pp. 58-61)
<i>O Marie conçue sans péché</i>
Le 27 novembre 1830, qui se trouvait le samedi avant le premier dimanche de l’Avent, à cinq heures et demie du soir, après le point de méditation, dans le grand silence, il m’a semblé entendre du bruit du côté de la tribune, à côté du tableau de saint Joseph, comme le frou-frou d’une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j’ai aperçu la sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph. La Sainte Vierge était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore, un voile blanc qui lui descendait jusqu’en bas; par-dessous le voile j’ai aperçu ses cheveux; la figure assez découverte; les pieds appuyés sur une boule, c’est-à-dire une moitié de boule; et puis tenant une boule dans ses mains qui représentait le globe, elle tenait les mains élevées à la hauteur de la poitrine, d’une manière assez aisée; les yeux élevés vers le ciel; sa figure était de toute beauté, je ne pourrais la dépeindre.
Et puis tout à coup, j’ai aperçu des anneaux à ses doigts, revêtus de pierreries variées de splendeur et d’éclat, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres. Ces rayons sortaient des pierreries, en s’élargissant de plus en plus vers le bas au point d’en remplir tout le bas si bien qu’ils couvraient presque entièrement les pieds de la Vierge.
A ce moment où j’étais à la contempler, la Sainte Vierge baissa les yeux en me regardant. Une voix se fit entendre qui me dit ces paroles: «Cette boule que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier.»
Ici je ne sais m’exprimer sur ce que j’ai éprouvé et ce que j’ai aperçu, la beauté et l’éclat des rayons si beaux.
«C’est le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent.»
C’est alors que je compris combien il était agréable de prier la Sainte Vierge, et combien elle était généreuse envers les personnes qui la prient, que de grâces elle accordait aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.
A ce moment, ou j’étais ou je n’étais pas, je jouissais, je ne sais, il s’est formé un tableau autour de la Sainte Vierge, un peu ovale, où il y avait, en haut du tableau, ces paroles écrites en lettres d’or: «O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.» Alors une voix se fit entendre qui me dit: «Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces, en la portant au cou, les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance.»
A l’instant, le tableau m’a paru se retourner, où j’ai vu le revers de la médaille.
Inquiète de savoir ce qu’il fallait mettre du côté du revers de la médaille, un jour, dans la méditation, il m’a semblé entendre une voix qui me disait: «La lettre M et les deux cœurs en disent assez.»
RÉPONS
Le Seigneur écoute le désir des pauvres,
il les accueille, il les rassure.
Il les a choisis pour héritiers du Royaume
promis à ceux qui l’aiment.
R/. Heureux qui pense au faible et au pauvre!
V/. Heureux les humbles,
ils possèderont la terre!
Heureux les miséricordieux,
on leur fera miséricorde!
R/. Heureux qui pense au faible et au pauvre!
PRIÈRE
Dieu ami des humbles,
tu as fait cheminer sainte Catherine à la suite de ton Fils,
suscitant chez elle un amour intense de la Vierge Marie
et un dévouement singulier envers les pauvres:
A son intercession,
fais-nous progresser dans l’esprit des Béatitudes
les yeux fixés sur Marie
et attentifs à l’appel des déshérités.
Par Jésus Christ.
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