19 Nov.: Sainte Elisabeth de Hongrie (Bréviaire) par Alexandre 2011-11-19 00:10:32 |
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Élisabeth de Hongrie (1895), par Edmund Blair Leighton (coll. privée)
Le 19 Novembre
Ste ÉLISABETH DE HONGRIE († 1231),
VEUVE
. S. S. le pape Benoît XVI a consacré à la Sainte la catéchèse de l’audience générale du 20 octobre 2010.
Bref historique du culte liturgique
«S. Elisabeth Hungariae obiit Marburgi, in Germania, die 17 novembris 1231. Canonizata est anno 1235, eiusque festum ascriptum est in Calendario romano anno 1670, die 19 novembris celebrandum, qua die eius corpus tumulatum est. (Ste Élisabeth de Hongrie mourut à Marburg, en Allemagne, le 17 novembre 1231. Elle fut canonisée en 1235 et sa fête fut inscrite au Calendrier romain en 1670 à la date du 19 novembre, jour anniversaire de son inhumation).»
Calendarium romanum, Commentarius historicus Calendarii instaurati, Romae, 1969, p. 108.
. «Memoria S. Elisabeth die eius natali, 17 novembris (1231), reponitur.
Memoria S. Pontiani, saeculo XIII hac die in Calendario romano reposita, die eius translationis Romam, 13 augusti, denuo celebrabitur una cum memoria S. Hipployti.
(La mémoire de Ste Élisabeth est replacée au 17 novembre, anniversaire de sa mort [en 1231].
La mémoire de saint Pontien, déplacée au XIII° s. au Calendrier romain à la date de ce jour, anniversaire de sa translation à Rome, sera de nouveau célébrée le 13 août avec celle de saint Hippolyte.)»
Calendarium romanum, Variationes in Calendarium romanum inductae, Romae, 1969, p. 146.
BRÉVIAIRE ROMAIN (1670-1961-1969)
Deuxième Nocturne
Leçon iv
Élisabeth [née en 1207], fille d’André, roi de Hongrie, commença dès son enfance à craindre Dieu; croissant en âge, elle croissait aussi en piété. Ayant été mariée à Louis, Landgrave de Hesse et de Thuringe [1221], elle ne mit pas moins de zèle à remplir ses devoirs envers Dieu, que ses devoirs envers son mari. Se levant la nuit, elle vaquait longuement à l’oraison ; elle s’appliquait à diverses œuvres de charité, se dépensant au service des veuves, des orphelins, des malades, des indigents ; on la vit, durant une famine cruelle, distribuer libéralement le blé de sa maison. Elle donnait asile aux lépreux, leur baisait les mains et les pieds, et fit construire un grand hôpital, destiné à soigner et à nourrir les pauvres.
Leçon v
A la mort de son époux [1227], voulant servir Dieu avec plus de liberté, Élisabeth déposa toutes les parures du siècle, se revêtit d’une robe grossière et entra dans l’Ordre des Pénitents de saint François, où elle se fit particulièrement remarquer par les vertus de patience et d’humilité. Car, dépouillée de tous ses biens, chassée de son propre palais, délaissée de tout le monde, elle supporta avec un courage invincible, les injures, les sarcasmes et les médisances, ressentant même une très grande joie de souffrir ainsi pour Dieu, s’abaissant jusqu’aux plus vils offices auprès des pauvres et des malades, leur procurant les soulagements nécessaires, et se contentant d’herbes et de légumes pour sa nourriture.
Leçon vi
Après avoir passé très religieusement sa vie dans l’accomplissement de ces œuvres de piété et de beaucoup d’autres non moins saintes, le terme de son pèlerinage arriva enfin ; elle l’avait déjà prédit à ceux qui l’entouraient. Ce fut pendant qu’elle se livrait à la contemplation divine, les yeux fixés au ciel, qu’elle s’endormit dans le Seigneur, après avoir été merveilleusement assistée de Dieu et fortifiée par la réception des sacrements. Il se fit aussitôt plusieurs miracles à son tombeau ; en ayant eu connaissance et les ayant constatés, Grégoire IX l’inscrivit au nombre des Saints [27 mai 1235].
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :
Leçon ix (ou iii)
Élisabeth [née en 1207], fille d’André, roi de Hongrie, commença dès l’enfance à craindre Dieu et, croissant en âge, crût aussi en piété. Ayant été mariée à Louis, Landgrave de Hesse et de Thuringe [1221], elle ne mit pas moins de zèle à remplir ses devoirs envers Dieu que ceux envers son mari. S’appliquant assidûment à l’oraison et adonnée aux œuvres de miséricorde, elle servait avec zèle les veuves, les orphelins, les malades, les pauvres et construisit même un grand hôpital pour leur soulagement. Après la mort de son mari [1227], afin de servir Dieu plus librement, elle se revêtit d’un habit grossier et étant entrée dans l’Ordre des Pénitents de saint François, se fit remarquer, surtout par ses vertus de patience et d’humilité. En effet, dépouillée de tous ses biens, chassée de son propre palais, abandonnée de tous, elle supporta d’un cœur invincible les outrages, les railleries, les dénigrements, au point de se réjouir grandement de souffrir de telles choses pour Dieu. Enfin, après avoir passé très religieusement sa vie dans les œuvres saintes, elle s’endormit dans le Seigneur. Grégoire IX porta au nombre des Saints Élisabeth, illustrée par des miracles [27 mai 1235].
Deuxième Nocturne
(Du Commun des Saintes Femmes)
Lecture du saint Évangile selon s. Matthieu
(ch. XIII, 44-52.
Texte du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples cette parabole:
«Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ.
Quand un homme le trouve, il le cache,
puis, dans sa joie, il s’en va,
il vend tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un marchand qui recherche des perles fines.
Quand il trouve une perle de grand prix,
il s’en va, il vend tout ce qu’il possède, et il l’achète.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un filet qu’on jette dans la mer
et qui ramasse des poissons de toutes sortes.
Quand il est rempli, on le tire sur le rivage ;
on s’assied, et on recueille dans des paniers ce qui est bon,
mais le mauvais, on le jette.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde:
les anges sortiront,
ils sépareront les méchants d’avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise de feu.
Là, seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela?»
Ils lui dirent: «Oui.»
Il leur dit:
«C’est pourquoi tout scribe instruit du Royaume des cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor
du neuf et de l’ancien.»
Homélie de saint Grégoire, pape
(Homélies sur les Évangiles 11, 1.
Texte latin & autre trad.: SC 485, 262-265)
Si le Seigneur, mes très chers frères, nous dépeint le Royaume des cieux comme semblable à des objets terrestres, c’est pour que notre esprit s’élève de ce qu’il connaît à ce qu’il ne connaît pas; qu’il se porte vers les biens invisibles par l’exemple des choses visibles, et, qu’excité par des vérités dont il a l’expérience, il s’enflamme de telle sorte, que l’affection qu’il éprouve pour un bien connu lui apprenne à aimer aussi des biens inconnus. Voici que le Royaume des cieux est comparé à un trésor caché dans un champ; «celui qui l’a trouvé, le cache, et à cause de la joie qu’il en a, va et vend tout ce qu’il a et achète ce champ».
Leçon viii
Il faut remarquer, dans ce fait, que le trésor une fois trouvé, on le cache afin de le conserver. C’est parce que celui qui ne met pas à l’abri des louanges humaines l’ardeur des désirs qu’il ressent pour le ciel, ne parvient pas à les défendre contre les malins esprits. Nous sommes, en effet, dans la vie présente, comme dans un chemin par lequel nous nous dirigeons vers la patrie; et les esprits malins infestent notre route, comme le feraient des voleurs. C’est vouloir être dépouillé que de porter un trésor à découvert sur le chemin. Je ne dis pas cela, néanmoins, pour empêcher que le prochain soit témoin de nos bonnes œuvres, selon ce qui est écrit: «Qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (<i>Mt 5, 16); mais afin que nous ne recherchions pas, dans le motif qui nous fait agir, les louanges du dehors. Que l’action soit publique, mais que notre intention demeure cachée, pour que nous donnions ainsi à notre prochain l’exemple d’une bonne œuvre, et cependant, que par l’intention que nous avons de plaire uniquement à Dieu, nous souhaitions toujours le secret.
Pour S. Pontien :
Leçon ix
Pontien, Romain de naissance, gouverna l’Église sous Alexandre Sévère [231-235]. Celui-ci relégua le saint Pontife dans l’île de Sardaigne avec le Prêtre Hippolyte, parce qu’ils professaient la foi chrétienne. C’est là, qu’après avoir été affligé en bien des manières pour la foi de Jésus-Christ, il termina sa vie, le treizième jour des calendes de décembre. Transporté à Rome avec le concours du clergé, sous le pontificat de Fabien, son corps fut enseveli dans le cimetière de Calixte, sur la voie Appienne. Pontien siégea quatre ans, quatre mois et vingt-cinq jours. En deux ordinations faites au mois de décembre, il ordonna six Prêtres, cinq Diacres et sacra six Évêques, pour diverses régions.
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