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16 Nov.: Ste Gertrude (Bréviaire)
par Alexandre 2011-11-15 21:53:28
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Le 16 Novembre

Ste GERTRUDE (1256-1301 ou 1302),
VIERGE


. Bien que jamais formellement canonisée, sainte Gertrude eut sa fête inscrite au Calendrier romain en 1738.
. S. S. le pape Benoît XVI a consacré à la Sainte la catéchèse de l’audience générale du 6 oct. 2010.


BRÉVIAIRE ROMAIN (1738-1961-1969)

Deuxième Nocturne

Leçon iv
Née de parents nobles à Eisleben en Saxe [6 janv. 1256], Gertrude, dès l’âge de cinq ans, consacra à Jésus-Christ sa personne et sa virginité, dans le monastère bénédictin de Rodesdorf. A partir de ce moment, tout à fait étrangère aux choses du monde et s’appliquant avec zèle à pratiquer la vertu, elle mena une vie toute céleste. A la connaissance des lettres humaines, elle joignait la science des choses divines, dont la méditation l’excitait à la vertu et lui fit, en peu de temps, acquérir la perfection chrétienne. Elle parlait souvent, et avec de pieux sentiments, du Christ et des mystères de sa vie, et ne pensant qu’à la gloire de Dieu, elle y rapportait tous ses désirs et toutes ses actions. Bien que Dieu l’eût abondamment comblée de dons excellents, dans l’ordre de la nature et de la grâce, elle se méprisait cependant elle-même au point de compter, parmi les principaux miracles de la divine bonté, le fait d’en être miséricordieusement supportée, quoiqu’indigne pécheresse.

Leçon v
A l’âge de trente ans, elle fut choisie pour gouverner d’abord le monastère de Rodesdorf, où elle avait embrassé la vie religieuse, puis le monastère d’Heldelfs. Pendant quarante ans, elle remplit sa charge avec tant de charité, de prudence et de zèle pour l’observance de la discipline régulière, que son monastère semblait être l’asile de la perfection religieuse. Dans ces deux communautés, bien qu’elle fût la mère et la supérieure de toutes les religieuses, elle voulait néanmoins être considérée comme la dernière ; et, s’abaissant de fait, elle se faisait la servante des autres. Pour s’occuper de Dieu avec une plus grande liberté d’esprit, elle mortifiait son corps par les veilles, les jeûnes et toutes sortes d’austérités. Toujours égale à elle-même, elle ne cessa de montrer une innocence de vie, une douceur, une patience extraordinaires. Elle s’appliqua par tous les moyens à procurer le salut du prochain, et, de sa pieuse sollicitude, elle recueillit des fruits abondants. La force de son amour pour Dieu lui faisait éprouver de fréquentes extases, et lui obtint d’être élevée à un très haut degré de contemplation et aux jouissances de l’union divine.

Leçon vi
Jésus-Christ, voulant montrer le mérite de son épouse bien-aimée, déclara que le cœur de Gertrude était pour lui une demeure pleine de délices. Elle honorait d’une dévotion toute spéciale la glorieuse Vierge Marie, que Jésus lui-même lui avait donnée pour mère et protectrice, et reçut d’elle un grand nombre de faveurs. Le très adorable sacrement de l’Eucharistie et la passion du Seigneur la pénétraient d’un tel amour et d’une si vive reconnaissance, qu’en les méditant, elle répandait des larmes abondantes. Elle soulageait chaque jour par ses suffrages et ses prières les âmes des justes condamnées aux flammes expiatoires. Gertrude composa de nombreux écrits, propres à ranimer la piété. Des révélations divines et le don de prophétie l’ont aussi rendue célèbre. Enfin, réduite à un état de langueur, plutôt par son ardent amour de Dieu que par la maladie, elle mourut l’an du Seigneur mil deux cent quatre-vingt douze [d’après Benoît XVI, le 17 nov. 1301 ou 1302]. Après sa mort comme pendant sa vie, Dieu l’a glorifiée par des miracles.

Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :

Leçon ix (ou iii)
Née à Eisleben en Saxe [6 janv. 1256], Gertrude, dès l’âge de cinq ans, consacra à Jésus-Christ sa personne et sa virginité, dans le monastère bénédictin de Rodesdorf. Elle eut comme maîtresse sainte Mechtilde, sous la direction de laquelle elle parvint aux dons les plus élevés de la contemplation. Elle avait pour le divin sacrement de l’Eucharistie et la passion du Seigneur un amour si brûlant qu’en y pensant, des larmes abondantes l’inondaient. Elle composa de nombreux écrits propres à ranimer la piété et brilla aussi par le don des révélations et de prophétie. Enfin, réduite à un état de langueur plutôt par son ardent amour de Dieu que par la maladie elle quitta cette vie [17 nov. 1301 ou 1302], glorifiée par des miracles avant comme après sa mort.

Troisième Nocturne

(Commun des Vierges)

Troisième Nocturne

<b>Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu</b>
(ch. XXV, 1-13.
Trad. du Lectionnaire</i> de 1964-65)


Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples cette parabole:

«Le Royaume des cieux sera comparable
à dix vierges qui prirent leurs lampes
et sortirent à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient étourdies et cinq étaient prudentes.
Les étourdies, en prenant leurs lampes,
n’emportèrent pas d’huile;
tandis que les prudentes prirent de l’huile
dans des récipients avec leurs lampes.
Comme l’époux tardait à venir,
elles s’assoupirent toutes, et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, il y eut un cri:
«Voici l’époux qui vient! Allez à sa rencontre!»
Alors toutes ces vierges s’éveillèrent
et apprêtèrent leurs lampes.
Les étourdies s’adressèrent aux prudentes:
«Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent».
Mais les prudentes répondirent:
«Il n’y en aura jamais assez pour nous et pour vous.
Allez plutôt chez les marchands, et achetez-en pour vous».
Or, pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui
dans la salle des noces, et on ferma la porte.
Plus tard, les autres vierges arrivèrent aussi et dirent:
«Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!»
Mais il répondit:
«En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas».

Veillez donc,car vous ne savez ni le jour ni l’heure».


<b>Homélie de saint Grégoire, pape</b>
(<i>Homélies sur les évangiles</i> 12, 1.
Texte latin et autre trad.: <i>SC</i> 485, 279-281)

Je vous recommande souvent, mes très chers frères, de fuir le mal et de vous préserver de la corruption du monde; mais aujourd’hui la lecture du saint Évangile m’oblige à vous dire de veiller avec beaucoup de soin à ne pas perdre le mérite de vos bonnes actions. Prenez garde que vous ne recherchiez dans le bien que vous faites, la faveur ou l’estime des hommes, qu’il ne s’y glisse un désir d’être loué, et que ce qui paraît au dehors ne recouvre un fond vide de mérite et peu digne de récompense. Voici que notre Rédempteur nous parle de dix vierges, il les nomme toutes vierges et cependant toutes ne méritèrent pas d’être admises au séjour de la béatitude, car tandis qu’elles espéraient recueillir de leur virginité une gloire extérieure, elles négligèrent de mettre de l’huile dans leurs vases.

Leçon viii
Il nous faut d’abord examiner ce qu’est le royaume des Cieux, ou pourqui il est comparé à dix vierges, et encore quelles sont les vierges prudentes et les vierges folles. Puisqu’il est certain qu’aucun réprouvé n’entrera daus le royaume des cieux, pourquoi nous dit-on qu’il est semblable à des vierges parmi lesquelles il y en a de folles? Mais nous devons savoir que l’Église du lemps présent est souvent désignée dans le langage sacré sous le nom de royaume des cieux; d’où vient que le Seigneur dit en un autre endroit: «Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son royaume tous les scandales» (Mt 13, 41). Certes, ils ne pourraient trouver aucun scandale à enlever, dans ce royaume de la béatitude, où se trouve la plénitude de la paix.

Leçon ix
L’âme humaine subsiste dans un corps doué de cinq sens. Le nombre cinq, multiplié par deux, donne celui de dix. Et parce que la multitude des fidèles comprend l’un et l’autre sexe, la sainte Église est comparée à dix vierges. Comme, dans cette Église, les méchants se trouvent mêlés avec les bons et ceux qui seront réprouvés avec les élus, ce n’est pas sans raison qu’on la dit semblable à des vierges, dont les unes sont sages et les autres insensées. Il y a, en effet, beaucoup de personnes chastes qui veillent sur leurs passions quant aux choses extérieures et sont portées par l’espérance vers les biens intérieurs; elles mortifient leur chair et aspirent de toute l’ardeur de leur désir vers la patrie d’en haut; elles recherchent les récompenses éternelles, et ne veulent pas recevoir pour leurs travaux dc louanges humaines: celles-ci ne mettent assurément pas leur gloire dans les paroles des hommes, mais la cachent au fond de leur conscience. Et il en est aussi plusieurs qui affligent leur corps par l’abstinence, mais attendent de cette abstinence même des applaudissements humains.

     

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