gouvernance en effet par Luc Perrin 2011-11-10 22:53:52 |
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est fréquemment utilisé dans les instances supranationales et dans les rencontres internationales pour définir une forme - non démocratique - de gouvernement. On l'emploie beaucoup dans le domaine économique et financier : ainsi on réclame une "gouvernance" de la zone euro qui exclut ... les référendums comme on vient de le voir.
Maintenant le terme est très flou, a une grande plasticité et s'applique tout autant à une coopération inter-étatique comme cela se voit dans des organismes comme l'ONU ou l'OMC. La "gouvernance" n'est pas une forme classique, constitutionnelle, devant rendre des comptes, de gouvernement : les 2 mots ne se recoupent pas complètement.
Dans l'Église, les Conférences épiscopales tentent d'imposer une "gouvernance" mais le gouvernement appartient à chaque évêque, aux supérieurs religieux et de manière ultime au pape.
Il me semble que c'est ce second sens qu'appuyait le pape dans son encyclique Caritas in veritate de 2009 à laquelle S. Magister renvoie.
Sur le fond, si la Curie était "contrôlable", cela se saurait ... déjà le P. Lombardi sj avait fait en 2009 de grandes déclarations à ce sujet. Cela est d'autant plus incontrôlable que les divers dicastères et conseils sont peuplés de gens aux orientations parfois très divergentes et, dans certains cas, ouvertement opposées à celle du pape qui pourtant ... les a nommés. Ces clivages internes ne sont pas une nouveauté au demeurant, s'ils sont plus flagrants aujourd'hui, cela tient aussi d'une part à l'effritement de la romanité et, d'autre part, à une médiatisation/exposition bien plus grande.
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