4 Nov.: S. Charles Borromée (Bréviaire) par Alexandre 2011-11-04 02:22:13 |
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S. Charles Borromée, par Orazio Borgianni
Le 4 Novembre
<b>S. CHARLES BORROMÉE († 1584),
ARCHEVÊQUE DE MILAN
ET CONFESSEUR</b>
«S. Carolus obiit Mediolani die 3 novembris 1584. canonizatus est anno 1610, eiusque festum ascriptum est in Calendario romano anno 1613, die 4 novembris celebrandum (S. Charles mourut à Milan le 3 novembre 1584. Il fut canonisé en 1610 et sa fête fut inscrite au Calendrier romain en 1613 à la date du 4 novembre).»
Calendarium Romanum, Commentarius historicus Calendarii instaurati, Rome, 1969, p. 107.
<i><b>Deuxième Nocturne</i></b>
<i>Leçon iv</i>
Charles naquit à Milan, de la noble famille des Borromée (2 oct. 1538). Une lumière divine, qui brilla la nuit de sa naissance sur la chambre de sa mère, fit présager combien sa sainteté serait éclatante. Enrôlé dès son enfance dans la milice cléricale (1550) et pourvu quelque temps après d’une abbaye, il avertit son père de ne pas employer pour sa maison les revenus de ce bénéfice; et lorsque l’administration lui en fut dévolue, il en distribua aux pauvres tout le superflu. La chasteté lui fut si chère, qu’il repoussa avec une invincible constance les femmes impudiques plusieurs fois envoyées pour lui faire perdre sa pureté. A vingt-trois ans (1560), son oncle le Pape Pie IV l’ayant agrégé au Sacré Collège des Cardinaux, il s’y distingua par une piété insigne et par l’éclat de toutes les vertus. Bientôt après, le même Pape l’ayant fait Archevêque de Milan (1564), il s’appliqua avec beaucoup de sollicitude à gouverner l’Église qui lui était confiée, selon les règles du concile de Trente, qui venait d’être terminé (1563), grâce à lui surtout; et pour réformer les mœurs déréglées de son peuple, outre qu’il assembla maintes fois des synodes, il montra dans sa personne un modèle d’éminente sainteté. Il travailla par-dessus tout à extirper l’hérésie du pays des Rhètes et des Suisses, dont il convertit un grand nombre à la foi chrétienne.
<i>Leçon v</i>
La charité de cet homme de Dieu brilla tout particulièrement lorsqu’ayant vendu sa principauté d’Oria, il en donna aux pauvres, en un seul jour, tout le prix, qui était de quarante mille pièces d’or. Ce fut avec la même charité qu’il en distribua vingt mille qu’on lui avait léguées. Il renonça aux amples revenus ecclésiastiques dont il avait été comblé par son oncle, et n’en retint que ce qui lui était nécessaire pour lui-même et pour assister les indigents. Pour les nourrir pendant la peste qui ravagea Milan (1576), il vendit tout le mobilier de sa maison, sans même se réserver un lit; de sorte que, depuis, il coucha sur le plancher. Empressé à visiter ceux que le fléau atteignait, il les soulageait avec une affection de père, et, leur administrant lui-même les sacrements de l’Église, les consolait d’une façon merveilleuse. Pendant ce temps, pour se faire médiateur auprès de Dieu par de très humbles prières et pour détourner sa colère, il ordonna une procession publique: il y marcha la corde au cou, les pieds nus et ensanglantés par les pierres contre lesquelles il se heurtait, portant une croix et s’offrant lui-même comme victime pour les péchés de son peuple. Il fut un très énergique défenseur de la liberté de l’Église. Mais, comme il avait à cœur de rétablir la discipline, des séditieux lâchèrent contre lui, pendant qu’il était en prières, la roue d’une arquebuse; le projectile l’ayant frappé, il ne dut qu’à la protection divine d’être préservé de tout mal.
<i>Leçon vi</i>
Il était d’une abstinence étonnante; jeûnait très souvent au pain et à l’eau, et, d’autres fois, se contentait de légumes. Il domptait son corps par les veilles, un cilice très dur, de fréquentes disciplines. L’humilité et la douceur lui étaient on ne peut plus chères. Il ne manqua jamais de se livrer à la prière et à la prédication de la parole de Dieu, quelque grandes occupations qu’il eût. Il bâtit beaucoup d’églises, des monastères et des collèges. Il a écrit plusieurs ouvrages très utiles, surtout pour l’instruction des Évêques, et c’est par ses soins que le catéchisme des curés a paru (1566). Enfin, il se retira dans une solitude du mont Varale, où se trouvent des tableaux représentant au vif la passion de notre Seigneur. C’est là que, menant pendant quelques jours une vie rude par la mortification volontaire, mais douce par la méditation des souffrances de Jésus-Christ, il fut pris de la fièvre, et comme la maladie s’aggravait, il revint à Milan, où, sous la cendre et le cilice, les yeux attachés sur un crucifix, il partit pour le ciel, âgé de quarante-sept ans, le troisième jour des nones de novembre (3 novembre) de l’année mil cinq cent quatre-vingt-quatre. Des miracles l’ayant illustré, le Souverain Pontife Paul V le mit au nombre des Saints (1610).
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :
<i>Leçon ix (ou iii) </i>
Charles, né à Milan de la noble famille des Borromée (2 oct. 1538), fut agrégé à l’âge de vingt-trois ans au Sacré Collège des Cardinaux par son oncle Pie IV. Bientôt après, créé Archevêque de Milan (1564) par le même pape, il s’appliqua avec beaucoup de sollicitude à gouverner l’Église qui lui était confiée, selon les règles du sacrosaint concile de Trente qui venait d’être terminé (1563), grâce à lui surtout. La peste ayant éclaté à Milan (1576), il consacra tous les biens de sa maison à l’alimentation des pauvres, visitant avec zèle ceux qui étaient atteints de cette maladie, les consolant d’une façon admirable et leur administrant de ses mains les sacrements de l’Église. Il fut un protagoniste très ardent de la liberté ecclésiastique et composa nombre d’écrits très utiles surtout à l’instruction des évêques; c’est par ses soins que parut le catéchisme à l’usage des curés (1566). Il mourut à Milan le trois des nones de novembre (3 novembre 1584) dans la quarante-septième année de son âge. Paul V porta au nombre des Saints Charles, illustre par ses miracles (1610).
<b><i>Troisième Nocturne</i></b>
(du Commun d’un Confesseur Pontife, 1° lieu)
<b>Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu</b>
(ch. XXV, 14-23. Trad. du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples cette parabole:
«Un homme, partant en voyage,
appela ses serviteurs et leur confia ce qui lui appartenait.
A l’un, il remit cinq talents,
à un autre, deux,
à un autre, un seul,
à chacun selon ses capacités;
puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents
s’en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
Pareillement, celui qui en avait reçu deux
en gagna deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un seul
s’en alla creuser un trou dans la terre,
et il cacha l’argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient,
et il règle ses comptes avec eux.
Celui qui avait reçu les cinq talents
s’avança et en présenta cinq autres, en disant:
«Maître, tu m’as confié cinq talents;
voici que j’ai gagné cinq autres talents.»
Son maître lui dit:
«C’est bien, serviteur bon et fidèle,
en peu de choses tu t’es montré fidèle,
je t’en confierai beaucoup.
Entre dans la joie de ton maître.»
Celui qui avait reçu deux talents s’avança et dit:
«Maître, tu m’as confié deux talents;
voici que j’ai gagné deux autres talents.»
Son maître lui dit:
«C’est bien, serviteur bon et fidèle,
en peu de choses tu t’es montré fidèle,
je t’en confierai beaucoup.
Entre dans la joie de ton maître.»
<b>Homélie de saint Grégoire, pape</b>
(<i>Homélies sur les Évangiles</i> 9, n. 1.
Texte latin et autre trad. française : <i>SC</i> 485, 226-229)
Cette lecture du saint Évangile nous avertit, mes très chers frères, de bien être sur nos gardes, de crainte que nous qui avons reçu plus que les autres en ce monde, nous ne soyons, à cause de cela, jugés plus sévèrement par l’Auteur du monde. Car plus les dons sont nombreux, plus grand est le compte qu’il en faut rendre. Les grâces que nous recevons doivent donc rendre chacun de nous d’autant plus humble, d’autant plus prompt à servir Dieu qu’il prévoit devoir lui rendre compte de plus de bienfaits. Voilà qu’un homme partant pour un voyage appelle ses serviteurs et leur partage des talents qu’ils doivent faire valoir. Mais, longtemps après, il revient pour leur en demander compte. Il récompense du gain qu’ils apportent ceux qui ont bien employé son argent, mais il condamne le serviteur qui a négligé de le faire valoir.
<i>Leçon viii</i>
Quel est donc cet homme qui part pour faire un voyage, sinon notre Rédempteur, qui est monté au ciel avec la chair qu’il avait prise? Car la terre est le propre pays de la chair, et celle-ci est pour ainsi dire emmenée à l’étranger, quand elle est placée dans le ciel par notre Rédempteur. Il est dit que cet homme, partant pour un voyage, remit ses biens à ses serviteurs, parce que Jésus-Christ laissa à ses fidèles des dons spirituels. A l’un il confia cinq talents, à un autre deux, et à un troisième un talent. Le corps est doué de cinq sens, à savoir: la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Le don des cinq talents exprime donc celui des cinq sens, ou de la connaissance des choses extérieures; les deux talents représentent l’intelligence et l’action; et le don d’un talent désigne seulement l’intelligence.
Mémoire de S. Vital et Agricola, Martyrs :
N.B. : «Memoria Ss. Vitalis et Agricolae, saeculo XIII in Calendario romano ascripta, Calendariis particularibus relinquitur, quia de his martyribus bononiensibus nihil scitur, praeter reliquiarum inventionem a S. Ambrosio anno 393 factam (La mémoire des Ss. Vital et Agricola, inscrite au Calendrier romain au XIII° siècle, est laissée aux Calendriers particuliers, car on ne sait rien d’autre de ces martyrs bolognais que l’invention de leurs reliques par S. Ambroise en 393) »
Calendarium Romanum, Variationes in Calendarium romanum inductae, Rome, 1969, p. 144.
<i>Leçon ix</i>
Vital et son maître Agricola, furent arrêtés à Bologne, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien pour avoir prêché Jésus-Christ. Plus on s’efforçait par des prières et des menaces, d’amener Vital à changer de résolution, plus il se déclarait adorateur et serviteur de Jésus-Christ. Torturé par divers genres de supplices, et les endurant tous avec constance, il rendit, en priant, son esprit à Dieu; son exemple eut pour effet d’affermir Agricola, dont le supplice avait été différé pour voir si les tourments de son esclave ne l’amèneraient pas à renoncer au Christ. On l’attacha donc à une croix, et, admis à partager le sort de Vital, son esclave, il devint son compagnon dans un glorieux martyre. Leurs corps qui avaient été inhumés dans le cimetière des Juifs, furent retrouvés par saint Ambroise (393) et transférés dans un lieu bénit et consacré.
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