3 Nov. (Paris) : S. Marcel ou Marceau (Propre) par Alexandre 2011-11-03 22:15:51 |
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Saint Marcel lutte contre le Dragon
(Cathédrale N.-D. de Paris, portail rouge)
Le 3 Novembre
S. MARCEL ou MARCEAU (fin IV° s.),
ÉVÊQUE DE PARIS,
CONFESSEUR
III cl.
I. OFFICES PROPRES DE L’ARCHIDIOCÈSE DE PARIS (1965)
Office ordinaire d’un Confesseur Pontife, sauf la lecture 3 et l’oraison.
Leçon iii
Marcéllus, natus Parísiis, ita se totum cælésti trádidit disciplínæ venerandísque opéribus, ut dignus viderétur qui sacros órdines et póstea episcopálem consecratiónem suscíperet. Ex libro sancti Fortunáti epíscopi, de Vita sancti Marcélli, cum conspíceret quemdam de pópulo stantem, qui ad altáre pertíngere non póterat, eum interrogávit quid fecísset. Qui respóndit se peccásse. Confessióne ergo ágnita, «Veni, ait Póntifex, et ultra non pecces.» Qua iussióne absolútus, ad communiónem accéssit. Conversatióne clarus, caléndis novémbribus ad Christum migrávit Marcéllus ; ad cuius túmulum Ragnemódus présbyter, sǽculo sequénti, testánte Gregório Turonénsi, coǽvo suo, sanitátem recépit, priúsquam et ipse fíeret Parisiénsis epíscopus, post sanctum Germánum.
Marcel, né à Paris, s’adonna à la pratique de la loi divine et des bonnes œuvres si totalement qu’il fut jugé digne de recevoir les ordinations et ensuite la consécration épiscopale. On lit dans la «Vie de saint Marcel» écrite par l’évêque saint Fortunat qu’il aperçut un jour dans la foule un homme qui, cloué sur place, ne pouvait approcher de l’autel. L’ayant interrogé, il apprit que cet homme avait péché. Il reçut donc sa confession et lui dit: «Viens et ne pèche plus.» Délivré par cet ordre de l’évêque, l’homme avança à la communion. Marcel, après s’être illustré pendant sa vie, retourna vers le Christ le 1er novembre. Près de son tombeau, au siècle suivant, le prêtre Ragnemode recouvra la santé, d’après le témoignage de Grégoire de Tours son contemporain avant de devenir lui aussi évêque de Paris, en succédant à saint Germain.
II. MESSES PROPRES DU DIOCÈSE DE PARIS (1960-1962)
Introït (Ps. 77, 70.71.72)
Elégit Dóminus servum suum,
páscere hæreditátem suam,
et pavit eos in innocéntia cordis sui.
Ib. v. 1. Atténdite, pópule meus, legem meam :
inclináte aurem vestram in verba oris mei.
Glória Patri. Elégit.
Le Seigneur a choisi son serviteur
pour être pasteur de son peuple,
et il l’a gouverné dans la droiture de son cœur.
Ps. Écoute, mon peuple, mon enseignement;
prête l’oreille aux paroles de ma bouche.
Gloire au Père. Le Seigneur.
Oraison
Da nobis, quǽsumus, Dómine, fámulis tuis,
inviolábilem fídei firmitátem :
ut beáti Marcélli Confessóris tui atque Pontíficis
tránsitum celebrántes,
méritis ipsíus interveniéntibus,
regni cæléstis gáudia consequámur.
Per Dóminum.
Donnez à vos serviteurs, ô Dieu,
une foi ferme et inviolable,
afin que, célébrant la mort du bienheureux Marcel,
votre Confesseur et Pontife,
nous obtenions, par l’intercession de ses mérites,
les joies du royaume céleste.
Par N.-S. J.-C.
Épître comme à la fête de saint Nicolas [6 déc.]:
Lecture de l’Épître de saint Paul, Apôtre, aux Hébreux
(ch. XIII, 7-17a. Texte du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)
Frères,
souvenez-vous de vos chefs,
ceux qui vous ont annoncé la parole de Dieu;
et méditant sur l’aboutissement de leur vie,
imitez leur foi.
Jésus Christ est le même,
hier, aujourd’hui et pour les siècles.
Ne vous laissez pas entraîner
par toutes sortes de doctrines étrangères:
car il convient d’affermir son cœur par la grâce,
et non par des aliments
qui n’ont rien apporté à ceux qui en usèrent.
Nous avons un autel,
et les desservants du tabernacle n’ont pas le droit de s’en nourrir.
Les corps des animaux
dont le grand prêtre porte le sang dans le sanctuaire
pour l’expiation du péché,
sont brûlés en dehors du camp.
C’est pourquoi Jésus lui aussi,
pour sanctifier le peuple par son propre sang,
a souffert hors des portes.
Ainsi donc, pour aller à lui, sortons en dehors du camp,
en partageant son humiliation.
Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente,
mais nous recherchons la cité future.
Par lui, offrons à Dieu en tout temps un sacrifice de louange,
c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.
N’oubliez pas la bienfaisance, ni le partage de vos biens,
car ce sont là des sacrifices qui plaisent à Dieu.
Obéissez à vos chefs et soyez-leur soumis,
car ils veillent sur vos âmes,
dont ils devront rendre compte.
Graduel (Eccli. 45, 30a)
Státuit illum Dóminus príncipem sanctórum et gentis suæ.
V/. (Ib., v. 2) Símilem illum fecit in glória sanctórum ;
et in verbis suis monstra placávit.
Le Seigneur l’a établi chef des prêtres et de son peuple.
V. Il lui a donné une gloire égale à celle de ses saints,
et, par sa parole, il a fait cesser les prodiges.
Allelúia, allelúia.
V/. (2 Macc. 15, 14) Hic est qui multum orat
pro pópulo et pro civitáte ista. Allelúia.
Alléluia, alléluia.
Il prie beaucoup pour ce peuple
et pour cette ville. Alléluia.
Évangile du Commun d’un Confesseur Pontife, 1° lieu [Messe <i>Os iusti</i>]:
+ Suite du saint Évangile selon saint Luc
(ch. XII, 35-40. Trad. du <i>Lectionnaire</i> de 1964-1965)
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Que vos ceintures soient serrées sur vos reins,
et vos lampes allumées.
Soyez semblables à des hommes
qui attendent leur maître,
à son retour des noces,
afin de lui ouvrir aussitôt
qu’il arrivera et frappera.
Heureux ces serviteurs,
que le maître trouvera éveillés quand il arrivera!
En vérité, je vous le dis,
il resserrera sa ceinture, les fera mettre à table
et passera pour les servir.
S’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille de la nuit,
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils!
Sachez-le: si le maître de maison savait
à quelle heure le voleur va venir,
il veillerait, et il ne laisserait pas forcer sa maison.
Soyez prêts, vous aussi,
car c’est à une heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.»
Offertoire (Eccli. 50, 15.17)
Consummatióne fungens in ara,
effúdit in fundaménta altáris
odórem divínum excélso Príncipi.
Dans l’oblation du sacrifice,
il passait sur la base de l’autel
un parfum d’agréable odeur au Très-Haut.
Secrète
Propitiáre, Dómine, supplicatiónibus nostris,
et intercedénte pro nobis sancto Marcéllo
confessóre tuo atque Pontífice,
his sacraméntis cæléstibus serviéntes,
ab omni culpa líberos esse concéde :
ut purificánte nos tua grátia,
iísdem quibus famulámur mystériis emundémur.
Per Dóminum.
Soyez propice à nos supplications, Seigneur,
et, par l’intercession de saint Marcel,
votre Confesseur et Pontife,
accordez-nous, en vertu de ces célestes sacrements,
d’être exempts de tout péché,
afin que, purifiés par votre grâce,
nous soyons sanctifiés
par ces mêmes mystères que nous recevons.
Par N.-S. J.-C.
Communion (Ps. 76, 21)
Deduxísti, Dómine, sicut oves pópulum tuum in manu eius.
Seigneur, vous avez conduit votre peuple par la main,
comme un pasteur conduit son troupeau.
Postcommunion.
Deus, fidélium remunerátor animárum,
præsta : ut beáti Marcélli Confessóris tui atque Pontíficis,
cuius venerándam celebrámus festivitátem,
précibus indulgéntiam consequámur.
Per Dóminum.
O Dieu, rémunérateur des âmes fidèles,
faites que, par les prières du bienheureux Marcel,
votre Confesseur et Pontife,
dont nous célébrons la fête vénérée,
nous obtenions votre miséricorde.
Par N.-S. J.-C.
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