Juste deux anecdotes, l'une rigolote et l'autre pas par le torrentiel 2011-10-31 02:40:45 |
|
Imprimer |
Un jour, je m'étais cassé le bras et devais me faire changer mon dujarrier (pardonnez l'orthographe, je ne l'ai plus en tête) toutes les semaines.
Je sors de chez l'artiste qui savait les confectionner admirablement ; j'attends qu'on me raccompagne jusqu'à l'accueil et, n'ayant rien d'autre à faire, j'écoute.
Une dame fort en verve (et même en g...) n'arrête pas de la ramener. A force de l'écouter, je découvre que c'est l'épouse de Michel albert, qui accompagne une de ses pupilles qui s'est fait je ne sais quel bobo.
A l'adresse de ladite pupille, mais encore plus de la cantonade dont j'étais, elle dit que Candessus était tous les jours consulté par chirac qui lui demandait comment il fallait suivre la marche du monde, que désormais, il s'occupait de sa fondation; que Juliette boissonnat avait toujours souffert de l'ombre que lui avait fait son mari, mais que, par-dessus tout, on ne pouvait envier à ces trois couples leur amitié, si profonde qu'on les appelait les ABC:
Albert, boisonnat, candessus.
Je ne pouvais m'empêcher, sur le fauteuil où j'attendais, de me réciter ceette fausse relation algébrique de potache:
abcoqupapic/3pir carré=3qubc.
Passons à la seconde anecdote, dont je ne suis pas sûr que je ne l'ai pas déjà racontée.
Je jouais tous les dimanches à Lariboisière. L'aumônier, dont je tairai le nom par discrétion, car il est depuis monté en grade, venait me chercher sur le quai de la gare du Nord, direction place d'Italie.
Un matin, à 9h, heure à laquelle nous avions habituellement rendez-vous, je ne le vois pas arriver.
Je l'attends, une demie heure environ, selon la règle que je me suis donnée avec tous les retardataires que je n'arrive pas à joindre.
je rentre chez moi rue Lécuyer dans le 18ème, je m'ouvre une bière, j'allume ma radio et qu'est-ce que j'entends?
"Georges Marchais vient de mourir ce matin, à Lariboisière."
Je me dis:
"Je viens de comprendre pourquoi mon cher aumônier n'était pas là.
Un jour, nous déjeunons ensemble et je m'enhardis à lui dire:
"Mon Père, depuis des années, une question me brûle les lèvres et je n'ose pas vous la poser. Si la réponse est indiscrète, ignorez ma question. Mais le seul jour où vous m'avez posé un lapin et qui coïncidait avec celui de la mort de georges Marchais, était-ce parce que vous étiez harcelé par les journalistes ou parce que Georges Marchais vous avait appelé?"
"Parce que georges Marchais m'avait appelé", me répondit-il.
"Me donnez-vous le droit de rendre cette information publique ici ou là?"
"Je vous en donne le droit."
Dernier détour par Staline: un marxolâtre (philosophe) me raconta que l'ancien séminariste Staline était mort, un chapelet sous son oreiller.
Comment finissent les communistes!
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|