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20 Octobre : S. Jean de Kenty (Bréviaire)
par Alexandre 2011-10-19 21:23:55
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Le 20 Octobre

S. JEAN DE KENTY (1390-1473),
CONFESSEUR


Bref historique du culte liturgique
«S. Ioannes de Kęty obiit Cracoviae, in Polonia, nocte Nativitatis Domini anno 1473. Canonizatus est anno 1767, eiusque festum ascriptum est in Calendario romano anno 1770, die 20 octobris celebrandum. (S. Jean de Kenty mourut à Cracovie, en Pologne, la nuit de Noël, en 1473. Il a été canonisé en 1767 et sa fête a été introduite dans le Calendrier romain en 1770, à la date du 20 octobre).» Calendarium Romanum, <i>Commentarius historicus Calendarii instaurati</i>, Romae, 1969, p. 111.
. «Memoria S. Ioannis de Kęty die 23 decembris, pridie eius natale (die 24 decembris 1473), reponitur (La mémoire de S. Jean de Kenty est transférée au 23 décembre, veille de sa mort [24 déc. 1473])» Calendarium Romanum, <i>Variationes in Calendarium romanum inductae</i>, Romae, 1969, p. 143.


BRÉVAIRE ROMAIN (1770-1961-1969)


<b><i>Deuxième Nocturne</b></i>

Leçon iv
Jean naquit au bourg de Kenty, dans le diocèse de Cracovie, et fut pour cela surnommé Cantius [1390]. Ses parents, pieux et honnêtes, se nommaient Stanislas et Anne. Dès son enfance, la gravité, la douceur et l’innocence de ses mœurs firent concevoir l’espérance qu’il parviendrait à un haut degré de vertu. Il étudia la philosophie et la théologie à l’Université de Cracovie [à partir de 1413] et passa par tous les grades académiques. Docteur [vers 1417] et professeur pendant plusieurs années, il éclairait l’esprit de ses auditeurs par la doctrine sacrée qu’il leur exposait, et les enflammait d’ardeur pour toute sorte de bien, et cela par ses exemples aussi bien que par son enseignement. Devenu Prêtre, il s’appliqua davantage à la perfection chrétienne, sans négliger aucunement l’étude des lettres. Autant il déplorait avec amertume que Dieu fût partout offensé, autant il s’efforçait de détourner sa colère de lui-même et du peuple, en offrant chaque jour, avec abondance de larmes, le Sacrifice non sanglant de l’autel. Il gouverna parfaitement, pendant quelques années, la paroisse d’Ilkusi ; mais, troublé à la vue du péril des âmes, il quitta cette paroisse et, l’académie le demandant, il se remit à enseigner.

Leçon v
Tout le temps que l’étude lui laissait, il le consacrait, soit à procurer le salut du prochain, surtout par la prédication, soit à prier. On rapporte que, dans l’exercice de l’oraison, il lui arriva quelquefois d’être favorisé de visions et d’entretiens célestes. La passion du Christ le touchait à ce point, qu’il passait parfois des nuits entières à la méditer, et que, pour se la retracer plus vivement, il fit le pèlerinage de Jérusalem. Là, enflammé du désir du martyre, il ne craignit pas de prêcher, aux Turcs eux-mêmes, le Christ crucifié. Il se rendit quatre fois à Rome, au tombeau des saints Apôtres, faisant la route à pied et chargé lui-même de ce qu’il lui fallait pour le voyage. Le saint y allait tant pour honorer le Siège apostolique, auquel il était extrêmement dévoué, que pour diminuer, disait-il, les peines de son purgatoire, grâce à la rémission des péchés offerte là, chaque jour, aux fidèles. Au cours de ce voyage, des voleurs le dévalisèrent et lui demandèrent ensuite s’il avait encore autre chose ; Jean ne se souvint pas de quelques pièces d’or, cousues dans son manteau, et répondit qu’il ne lui restait plus rien. Déjà les voleurs s’enfuyaient, lorsqu’il se mit à crier pour les leur offrir aussi ; mais, admirant sa simplicité et sa bonté, ils lui rendirent spontanément ce qu’ils lui avaient pris. Pour qu’on ne blessât point la réputation du prochain, il fit, à l’exemple de saint Augustin, graver des vers sur la muraille de sa demeure, comme un perpétuel avertissement pour lui-même et pour ceux qui le visitaient. Les pauvres qui souffraient de la faim, il les nourrissait des mets de sa table ; ceux qui n’avaient pas de vêtements, il leur en achetait et il quittait même ses habits et ses chaussures pour les leur donner ; alors il laissait tomber son manteau jusqu’à terre, pour qu’on ne le vît pas rentrer pieds nus chez lui.

Leçon vi
Il dormait peu, et par terre ; comme vêtement, comme nourriture, il n’avait que ce qu’il faut pour couvrir le corps et soutenir les forces. Un dur cilice, les flagellations et le jeûne, furent les moyens par lesquels il garda sa virginité, comme un lis au milieu des épines. Bien plus, pendant environ les trente-cinq dernières années de sa vie, il s’abstint constamment de l’usage de la viande. Enfin, plein de jours et de mérites, après s’être longtemps et soigneusement préparé à la mort, dont il pressentait l’approche, il distribua aux pauvres tout ce qu’il pouvait encore avoir chez lui, afin qu’aucune chose ne le retînt plus. Puis, saintement muni des sacrements de l’Église, « désirant d’être dissous et d’être avec Jésus-Christ, » il s’envola dans le ciel, en la veille de Noël [1473], et fut illustre par d’éclatants miracles, après sa mort comme pendant sa vie. Dès qu’il eut rendu l’esprit, on le porta dans l’église de Sainte-Anne, voisine de l’Université, et on l’y ensevelit avec honneur. La vénération du peuple et le concours à son tombeau s’étant accrus de jour en jour, on l’honore très religieusement comme un des principaux patrons de la Pologne et de la Lituanie. De nouveaux miracles ayant ajouté à sa gloire, le souverain Pontife Clément XIII l’a solennellement inscrit au nombre des Saints, le dix-septième jour des calendes d’août, de l’an mil sept cent soixante-sept.

Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :

Leçon ix (ou iii)
Jean naquit de parents pieux et honorables, Stanislas et Anne, au bourg de Kenty dans le diocèse de Cracovie, et fut pour cela surnommé Cantius [1390]. Dès son enfance, la douceur de ses mœurs et son innocence donnèrent l’espérance de la plus grande vertu. Devenu prêtre, son zèle pour la perfection chrétienne augmenta. Il gouverna parfaitement, durant quelques années, la paroisse d’Ilkusi. Tout le temps que l’étude lui laissait, il le consacrait soit à procurer le salut du prochain, surtout par la prédication, soit à prier. Il vint quatre fois au séjour des apôtres à pied et chargé de son bagage tant pour rendre honneur au Siège apostolique que pour diminuer, disait-il, les peines de son purgatoire, grâce à la rémission des péchés offerte là chaque jour. Il garda sa pureté virginale avec la plus grande vigilance et pendant trente-cinq ans environ avant sa mort, s’abstint de manger de la viande. Il s’envola au ciel la veille de la nativité du Christ [1473]. Inscrit par le pape Clément XIII au catalogue des saints [1767], il est honoré comme un des principaux patrons de la Pologne et de la Lituanie.

Troisième Nocturne

(Évangile et homélie du Commun d’un Confesseur non Pontife)

Lecture du saint Évangile selon saint Luc
(ch. XII, 35-40.
Trad. du <i>Lectionnaire</i> de 1964-1965)

Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Que vos ceintures soient serrées sur vos reins,
et vos lampes allumées.
Soyez semblables à des hommes
qui attendent leur maître,
à son retour des noces,
afin de lui ouvrir aussitôt
qu’il arrivera et frappera.
Heureux ces serviteurs,
que le maître trouvera éveillés quand il arrivera!
En vérité, je vous le dis,
il resserrera sa ceinture, les fera mettre à table
et passera pour les servir.
S’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille de la nuit,
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils!
Sachez-le: si le maître de maison savait
à quelle heure le voleur va venir,
il veillerait, et il ne laisserait pas forcer sa maison.
Soyez prêts, vous aussi,
car c’est à une heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.»


Homélie de saint Grégoire, pape
(Homélies sur les évangiles 13, 1-3.
Texte latin et autre trad.: SC 485, 300.302)

Mes très chers frères, le sens de la lecture du saint Évangile que vous venez d’entendre est très clair. Mais de crainte qu’elle ne paraisse, à cause de sa simplicité même, trop élevée à quelques-uns d’entre vous, nous la parcourrons brièvement, afin d’en exposer la signification à ceux qui l’ignorent, sans cependant être à charge à ceux qui la connaissent. Le Seigneur dit: «Que vos reins soient ceints». Nous ceignons nos reins lorsque nous réprimons les penchants de la chair par la continence. Mais parce que c’est peu de chose de s’abstenir du mal, si l’on ne s’applique également, et par des efforts assidus, à faire du bien, notre Seigneur ajoute aussitôt: «Ayez en vos mains des lampes allumées». Nous tenons en nos mains des lampes allumées, lorsque nous donnons à notre prochain, par nos bonnes œuvres, des exemples qui l’éclairent. Le Maître désigne assurément ces œuvres-là, quand il dit: «Que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5, 16).

<i>Leçon viii</i>
Voilà donc les deux choses commandées: ceindre ses reins, et tenir des lampes; ce qui signifie que la chasteté doit parer notre corps, et la lumière de la vérité briller dans nos œuvres. L’une de ces vertus n’est nullement capable de plaire à notre Rédempteur si l’autre ne l’accompagne. Celui qui fait des bonnes actions ne peut lui être agréable s’il n’a renoncé à se souiller par la luxure, ni celui qui garde une chasteté parfaite, s’il ne s’exerce à la pratique des bonnes œuvres. La chasteté n’est donc point une grande vertu sans les bonnes œuvres, et les bonnes œuvres ne sont rien sans la chasteté. Mais si quelqu’un observe les deux préceptes, il lui reste le devoir de tendre par l’espérance à la patrie céleste, et de prendre garde qu’en s’éloignant des vices, il ne le fasse pour l’honneur de ce monde.

<i>Leçon ix</i>
«Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que lorsqu’il viendra et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt.» Le Seigneur vient en effet quand il se prépare à nous juger; et il frappe à la porte, lorsque par les peines de la maladie, il nous annonce une mort prochaine. Nous lui ouvrons aussitôt, si nous l’accueillons avec amour. Il ne veut pas ouvrir à son juge lorsqu’il frappe, celui qui tremble de quitter son corps, et redoute de voir ce juge qu’il se souvient avoir méprisé; mais celui qui se sent rassuré, et par son espérance et par ses œuvres, ouvre aussitôt au Seigneur lorsqu’il frappe à la porte, car il reçoit son Juge avec joie. Et quand le moment de la mort arrive, sa joie redouble à la pensée d’une glorieuse récompense.

     

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 20 Octobre : S. Jean de Kenty (Bréviaire) par Alexandre  (2011-10-19 21:23:55)


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