Certaines réponses ne figurent-elles pas dans le catéchisme de l'Eglise catholique de 1992 ? par Scrutator Sapientiæ 2011-10-17 23:20:23 |
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Bonsoir à tous,
Certains éléments de réponse à l'une ou l'autre de ces questions ne figurent-ils pas, depuis bientôt 20 ans, dans le catéchisme de l'Eglise catholique, lequel date de 1992 ?
Si tel était le cas, qui ne verrait la dangerosité de la situation ?
Passe encore, pour ainsi dire, que le Concile ne fasse pas autorité, de par une partie de son fondement et de son contenu, aux yeux de ceux qui, parmi les catholiques, savent bien que ce fait autorité, d'une manière effective, dans la durée et en profondeur, c'est ce qui engage la confiance et oblige à la fidélité, c'est tout un patrimoine que l'on s'efforce de bien recevoir, de bien vivre, puis de bien transmettre, avec l'aide de la grâce de Dieu.
Mais le catéchisme de l'Eglise catholique, qui n'est pas avant tout ni seulement, à ma connaissance, un "catéchisme du Concile Vatican II", sortirait-il entièrement indemne d'une mise en examen, aussi éclairante et légitime soit-elle, du Concile Vatican II, à travers ces treize questions ?
Il se fait tard, aussi ne vais-je pas aller chercher dès à présent mon exemplaire du CEC pour commencer à m'assurer de la présence en son sein de tel ou tel élément de réponse à l'une ou l'autre de ces treize questions, mais enfin il me semble que c'est un peu de deux choses l'une :
- ou la formulation présente, dans le CEC, sur ces questions, est plus satisfaisante que celle qui figure dans les textes mêmes du Concile, si tant est que ce soit uniquement une question de formulation ;
- ou la formulation présente, dans le CEC, sur ces questions, n'est pas plus satisfaisante que celle qui figure dans les textes mêmes du Concile, ce qui tendrait à prouver que "tout ceci" découle davantage des fondamentaux du Concile que de leur formulation magistérielle ou catéchétique ultérieure.
Une chose est à peu près sûre : il va falloir trouver rapidement une ligne de crête ou un point d'équilibre, en amont, si possible, du début de l'année de la Foi, car il ne faudrait pas que la démarche initiée par les auteurs de cette supplique, dans laquelle je reconnais une partie de mon propre questionnement, soit discréditée ou fragilisée par les désordres stériles qu'elle pourrait occasionner.
Je crois que l'un d'entre nous, je me demande si ce n'est pas Denis SUREAU, a déjà écrit, fin septembre, qu'"il a déjà été répondu à ces questions", notamment dans plusieurs lettres encycliques de Jean-Paul II ; j'entends bien, mais je me demande si ce fait incontestable ne fait pas lui aussi partie du même problème, car enfin, comment se fait-il, puisque tel est bien le cas, que les explications post-conciliaires n'aient pas renforcé l'autorité doctrinale et pastorale du dispositif conciliaire, aux yeux d'un nombre croissant de catholiques ?
Pour ma part, j'ai toujours préconisé une approche, je n'ose dire une méthode, un peu plus radicale : identifier et localiser les présupposés néo-modernistes, plus philosophiques que théologiques, qui sont situés en amont et en surplomb, par rapport à la ligne de pensée conciliaire, et proécéder aux corrections de trajectoire magistérielle qui s'imposent, afin de libérer la pensée et l'action de l'Eglise de ces présupposés, peu nombreux (il y en tout au plus une douzaine), mais pas impossibles à identifier ni à localiser, et sur lesquels il pourrait y avoir une véritable analyse interrogative et interpellatrice, à destination du Saint-Siège et au bénéfice de l'Eglise.
Mais je suis presque aussi candide que fatigué, aussi je vous souhaite à tous une bonne fin de soirée.
Scrutator.
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