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Jésus, fils et Maître de David / La tenue de noces (Dimanche : bréviaire)
par Alexandre 2011-10-08 21:53:43
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Christ en majesté, par le Bx Fra Angelico

Dimanche 9 Octobre 2011

<b>I. BRÉVIAIRE ROMAIN (en vigueur jusqu’en 1960)</b>


<b>DIX-SEPTIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE</b>
(DEUXIÈME D’OCTOBRE)


<i>Premier Nocturne</i>

<b>Du premier livre des Maccabées</b> (ch. IV)
Leçon i
(vv. 36-40) Mais Judas dit, ainsi que ses frères: «Voilà que nos ennemis ont été défaits; montons maintenant pour purifier les lieux saints et les renouveler.» Et toute l'armée s'assembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Et ils virent les lieux saints déserts, et l'autel profané, et les portes brûlées, et, dans les parvis, des arbustes qui s'étaient élevés comme dans une forêt ou sur des montagnes, et les chambres détruites. Et ils déchirèrent leurs vêtements, et ils firent un grand deuil, et ils mirent de la cendre sur leur tête; et ils tombèrent la face contre terre, et ils firent retentir les trompettes du signal, et ils crièrent jusqu'au ciel.

Leçon ii
(vv. 41-46) Alors Judas commanda des hommes, afin de combattre contre ceux qui étaient dans la citadelle, jusqu'à ce qu'ils eussent purifié les lieux saints. Et il choisit des prêtres sans tache, ayant le zèle de la loi de Dieu. Et ils purifièrent les lieux saints, et ils emportèrent les pierres de contamination en un lieu impur. Et Judas songea au sujet de l'autel des holocaustes, qui avait été profané, à ce qu'il en ferait. Et il leur vint la bonne pensée de le détruire, de peur qu'il ne fût pour eux i n opprobre, parce que les nations l'avaient souillé; et ils le démolirent. Et ils mirent les pierres sur la montagne de la maison, dans un lieu convenable, jusqu'à ce que vînt un Prophète et qu'il prononçât à leur sujet.

Leçon iii
(vv. 47-51) Et ils prirent des pierres entières selon la loi, et ils bâtirent un autel nouveau, semblable à celui qui existait auparavant; et ils bâtirent les lieux saints, et ce qui était dans l'intérieur de la maison, et ils sanctifièrent le temple et les parvis. Et ils firent de nouveaux vases sacrés, et ils portèrent le chandelier et l'autel des parfums et la table dans le temple. Et ils posèrent l'encens sur l'autel, et allumèrent les lampes qui étaient sur le chandelier et qui éclairaient dans le temple. Et ils placèrent sur la table des pains, et ils suspendirent les voiles et achevèrent tous les ouvrages qu'ils avaient faits.

<img src="http://nsa28.casimages.com/img/2011/10/08/111008095348976.jpg">
Antiochus profane le temple de Jérusalem



<i>Deuxième Nocturne</i>

<b>Du livre sur <i>La Cité de Dieu</i> de saint Augustin, évêque</b>
(18, 45, 1-2.
Texte latin: <i>PL</i> 41, 606)

Leçon iv
Dès que les juifs cessèrent d'avoir des Prophètes, c'est-à-dire après la captivité de Babylone et la reconstruction du temple, ils furent manifestement amoindris, bien que ce fût le temps où ils espéraient une situation meilleure, car c'est ainsi que ce peuple charnel entendait la prophétie d'Aggée: «La gloire de cette dernière maison sera plus grande que la première» (Ag 2, 10). Mais que cela soit dit du nouveau Testament, le Prophète le marque un peu plus haut, quand il annonce ouvertement le Christ en ces termes: « Et j'ébranlerai toutes les nations, et viendra le désiré de toutes les nations» (Ag 2, 8).

Leçon v
C'est en effet de ces élus de la Gentilité, comme des pierres vivantes, que la maison de Dieu est édifiée par le Testament nouveau; maison bien plus glorieuse que l'ancien temple, bâti par le roi Salomon et reconstruit après la captivité. C'est donc pour empêcher de croire que la prophétie d'Aggée se trouvait accomplie dans ce temple restauré, qu'à partir de ce temps les juifs, réduits à n'avoir plus de Prophètes, subirent de nouveaux désastres de la part des rois étrangers, et des Romains eux-mêmes. Car Alexandre vint bientôt après les assujettir; et si leur pays ne fut pas dévasté par ce prince, parce que, n'osant lui résister, ils le désarmèrent par une soumission empressée, toutefois «la gloire de cette maison» n'était point aussi grande alors que sous la libre domination de leurs rois.

Leçon vi
Alexandre, étant mort, ils furent emmenés captifs en Égypte, par Ptolémée, fils de Lagus. Son successeur, Ptolémée-Philadelphe, bien disposé pour eux, les renvoya dans leur patrie: c'est grâce à lui que nous avons les Écritures traduites par les Septante Ils eurent ensuite à supporter les guerres dont le récit se trouve aux livres des Machabées. Après cela, le roi d'Alexandrie, Ptolémée, dit Épiphane, les soumit; puis Antiochus, roi de Syrie, usa contre eux de longues et extrêmes rigueurs pour leur faire adorer les idoles. Les sacrilèges superstitions de la Gentilité remplirent le Temple même de souillures; mais il fut purifié de toutes ces profanations de l'idolâtrie par leur très vaillant capitaine, Judas Machabée, vainqueur des généraux d'Antiochus.


Troisième Nocturne




Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XXII, 34-46.
Version du Lectionnaire de 1964-65)

Leçon vii
En ce temps-là,
les pharisiens vinrent trouver Jésus,
et l’un d’eux, un docteur de la Loi,
l’interrogea pour le mettre à l’épreuve.
Il lui dit:
«Maître, quel est dans la Loi
le plus grand commandement?»
Jésus lui répondit:
«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme, et de tout ton esprit:
voilà le plus grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable:
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes.»

Or, comme les pharisiens étant réunis,
Jésus leur posa cette question:
«Quel est votre avis sur le Messie?
de qui est-il fils?»
Ils lui répondirent:
«De David.»
Il leur dit:
«Comment se fait-il donc
que David, sous l’inspiration divine,
l’appelle Seigneur, quand il dit:
Le Seigneur a dit à mon Seigneur:
‘Siège à ma droite,
jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis
comme un escabeau sous tes pieds’

si David l’appelle Seigneur,
comment donc est-il son fils?»
Et personne ne pouvait rien lui répondre.
Et, depuis ce jour, nul n’osa plus l’interroger.


Homélie de saint Jean Chrysostome
(Homélies sur Matthieu 72.
Texte grec: PG 58, 661-662)

Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Leçon viii
Pourquoi «il lui est semblable» ? Parce que l’un introduit à l’autre qui en reçoit sa structure à son tour. «En effet, tous ceux qui font le mal haïssent la lumière et ne viennent pas à la lumière» (Jn 3, 20). Et encore: «L’insensé a dit en son cœur: Non, plus de Dieu!«(Ps 13, 1). Et quelle est la conséquence? «Corrompues et abominables leurs actions!» (Ibidem). Et encore: «La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent, et certains pour s’y être laissé prendre, se sont égarés loin de la foi» (1 Tim 6, 10), et «Celui qui m’aime gardera mes commandements», ses commandements et leur chef de file: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et ton prochain comme toi-même.»

Leçon ix
Pourtant si aimer Dieu, c’est aimer le prochain, («Si tu m’aimes, Pierre, dit-il, conduis mes brebis» [Jn 21, 15]) et si aimer le prochain réalise l’observance des commandements, il dit à bon droit: «De ceux-ci dépendent toute la Loi et les Prophètes.» Certes, il agit ici aussi comme il l’avait fait précédemment. Interrogé alors sur la modalité de la résurrection, il a enseigné aussi la résurrection, les initiant à plus qu’ils n’en demandaient. Ici encore, interrogé sur le premier commandement, il exprime aussi le second qui ne s’en écarte guère, puisque le second lui est semblable, leur insinuant qu’à l’origine de leur question, il y avait de la haine, car «la charité n’est pas jalouse» (1 Co 13, 4).

<b>II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961)</b>


<b>DIX-SEPTIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE</b>
(DEUXIÈME D’OCTOBRE)


<i>Au Nocturne</i>

<b>Du premier livre des Maccabées</b> (ch. IV)

Leçon i
(vv. 36-40) Mais Judas dit, ainsi que ses frères: «Voilà que nos ennemis ont été défaits; montons maintenant pour purifier les lieux saints et les renouveler.» Et toute l'armée s'assembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Et ils virent les lieux saints déserts, et l'autel profané, et les portes brûlées, et, dans les parvis, des arbustes qui s'étaient élevés comme dans une forêt ou sur des montagnes, et les chambres détruites. Et ils déchirèrent leurs vêtements, et ils firent un grand deuil, et ils mirent de la cendre sur leur tête; et ils tombèrent la face contre terre, et ils firent retentir les trompettes du signal, et ils crièrent jusqu'au ciel.

Leçon ii
(vv. 41-51) Alors Juda commanda des hommes, afin de combattre contre ceux qui étaient dans la citadelle, jusqu'à ce qu'ils eussent purifié les lieux saints. Et il choisit des prêtres sans tache, ayant le zèle de la loi de Dieu. Et ils purifièrent les lieux saints, et ils emportèrent les pierres de contamination en un lieu impur. Et Judas songea au sujet de l'autel des holocaustes, qui avait été profané, à ce qu'il en ferait. Et il leur vint la bonne pensée de le détruire, de peur qu'il ne fût pour eux i n opprobre, parce que les nations l'avaient souillé; et ils le démolirent. Et ils mirent les pierres sur la montagne de la maison, dans un lieu convenable, jusqu'à ce que vînt un Prophète et qu'il prononçât à leur sujet. ¶ Et ils prirent des pierres entières selon la loi, et ils bâtirent un autel nouveau, semblable à celui qui existait auparavant; et ils bâtirent les lieux saints, et ce qui était dans l'intérieur de la maison, et ils sanctifièrent le temple et les parvis. Et ils firent de nouveaux vases sacrés, et ils portèrent le chandelier et l'autel des parfums et la table dans le temple. Et ils posèrent l'encens sur l'autel, et allumèrent les lampes qui étaient sur le chandelier et qui éclairaient dans le temple. Et ils placèrent sur la table des pains, et ils suspendirent les voiles et achevèrent tous les ouvrages qu'ils avaient faits


Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XXII, 34-46.
Version du Lectionnaire de 1964-65)

Leçon iii
En ce temps-là,
les pharisiens vinrent trouver Jésus,
et l’un d’eux, un docteur de la Loi,
l’interrogea pour le mettre à l’épreuve.
Il lui dit:
«Maître, quel est dans la Loi
le plus grand commandement?»
Jésus lui répondit:
«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme, et de tout ton esprit:
voilà le plus grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable:
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes.»

Or, comme les pharisiens étant réunis,
Jésus leur posa cette question:
«Quel est votre avis sur le Messie?
de qui est-il fils?»
Ils lui répondirent:
«De David.»
Il leur dit:
«Comment se fait-il donc
que David, sous l’inspiration divine,
l’appelle Seigneur, quand il dit:
Le Seigneur a dit à mon Seigneur:
‘Siège à ma droite,
jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis
comme un escabeau sous tes pieds’

si David l’appelle Seigneur,
comment donc est-il son fils?»
Et personne ne pouvait rien lui répondre.
Et, depuis ce jour, nul n’osa plus l’interroger.


Homélie de saint Jean Chrysostome
(Homélies sur Matthieu 72.
Texte grec: PG 58, 661)

Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent: «Quel est le premier commandement?» Comme le premier commandement était celui-ci: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu», ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ? Il veut démasquer le motif de leur conduite: ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.»



<b>III. COMMENTAIRE PATRISTIQUE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002</b>

La <i>Liturgia Horarum</i>, c’est-à-dire le nouveau bréviaire romain, ne donne pas de commentaire de l’évangile de chaque dimanche, contrairement à la tradition. On a donc donné ci-après le commentaire que le <i>Bréviaire Romain</i> en vigueur jusqu’en 1960 donne pour l’évangile de la messe du XIX° dimanche après la Pentecôte: Mt 22, 1-14.





<i>Le Repas de noces</i> (1568), par Pieter Bruegel l'Ancien (Vienne, Kunsthistorisches Museum)


<b>VINGT-HUITIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE</b>
(Cycle des lectures A)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
(ch. XXII, 1-14 [longue] ou 1-10 [brève].
Tr. liturgique)

Jésus disait en paraboles:
«Le Royaume des cieux est comparable
à un roi qui célébrait les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs
pour appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités:
“Voilà: mon repas est prêt,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés;
tout est prêt: venez au repas de noce.”
Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent,
l'un à son champ, l'autre à son commerce;
les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs:
“Le repas de noce est prêt,
mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins:
tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.
<i>(fin de la lecture brève.)

Le roi entra pour voir les convives.
Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce,
et lui dit: “Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce?”
L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs:
“Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres;
là il y aura des pleurs et des grincements de dents.”

Certes, la multitude des hommes est appelée,
mais les élus sont peu nombreux.»


Homélie de saint Grégoire, Pape
(Homélies sur les Évangiles 38, 2-3.
Texte latin et autre trad.: SC 522, 454-459)

Je me souviens de vous avoir déjà dit souvent que, dans le saint Évangile, sous le nom de royaume des cieux, c’est, la plupart du temps, l’Église présente qui est désignée. L’assemblée des justes, en effet, est appelée royaume des cieux; car le Seigneur a dit par un Prophète: «Le ciel est mon trône» (Is 66, 1); Salomon assure que l’âme du juste est le siège de la sagesse (cf. Sg 7, 27-28); et saint Paul s’exprime ainsi: «Le Christ est la vet tu de Dieu et la sagesse de Dieu» (1 Co 1, 24). Si Dieu est la sagesse, et l’âme du juste le trône de la sagesse, comme d’autre part, le ciel est le trône de Dieu, nous devons évidemment en conclure que l’âme du juste est un ciel. De là cette parole du Psalmiste, appliquée aux saints prédicateurs: «Les cieux racontent la gloire de Dieu» (Ps 18, 1).


Ainsi, le royaume des cieux, c’est l’Église des justes. Comme leurs c’eurs n’aspirent à rien de terrestre et comme ils soupirent vers les choses d’en haut, le Seigneur règne déjà en eux comme dans les cieux. Lors donc que l’Évangile nous dit: «Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils» (Mt 22, 1); votre charité comprend quel est ce roi, père d’un fils également roi; le méme, sans aucnn doute, à qui s’adresse le Psalmiste: «Dieu, donnez votre jugement au roi, et votre justice au fils du roi» (Ps 71, 1). «Il fit les noces de son fils.» Effectivement Dieu le Père a fait les noces de Dieu son Fils, lorsqu’il l’unissait à la nature humaine dans le sein de la Vierge, quand il voulait que ce Fils, Dieu avant les siècles, se fit homme au cours des siècles.

Mais de ce que l’union conjugale ordinaire requiert deux personnes, n’allons pas nous imaginer que la personnalité de Jésus-Christ, notre Rédempteur, Dieu et homme tout ensemble, résulte de l’union de deux personnes. Nous affirmons, il est vrai, qu’il est de deux natures et subsiste en deux natures; mais le croire composé de deux personnes, nous en repoussons la pensée comme un blasphème. Il est donc plus clair et plus sûr de dire que le Père a lait les noces du roi son Fils, lorsqu’au moyen du mystère de l’Incarnation, il lui a uni la sainte Église. Le sein de la Vierge-Mère fut le lit nuptial de cet époux. Aussi bien David chante encore: «Il a placé sa tente dens le soleil; et lui-même est comme un époux qui sort de sa chambre nuptiale» (Ps 18, 5).


<b>Oraison</b>
(= <i>MR</i> 1962: 16° dim. après la Pentecôte)
Tua nos, quǽsumus, Dómine, grátia
semper et prævéniat et sequátur,
ac bonis opéribus iúgiter
præstet esse inténtos.

Traduction de D. Gaspar Lefebvre
<i>Que votre grâce, Seigneur,
nous prévienne et nous accompagne toujours,
et qu’elle nous donne de nous appliquer
sans cesse à la pratique du bien.</i>

     

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 Jésus, fils et Maître de David / La tenue de noces (Dimanche : bréviaire) par Alexandre  (2011-10-08 21:53:43)


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