8 Octobre : Sainte Brigitte de Suède (Bréviaire) par Alexandre 2011-10-07 22:30:27 |
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Le 8 Octobre
SAINTE BRIGITTE,
VEUVE
Bref historique du culte liturgique de la Sainte
. «S. Birgitta obiit Romae die 23 iulii 1373. Canonizata est die 7 octobris 1391, eiusque festum ascriptum est in Calendario romano anno 1623, die 7 octobris celebrandum ; anno vero 1628 ad diem sequentem (8 octobris) repositum est, ne festum S. marci papae impediretur (<i>Sainte Brigitte mourut à Rome le 23 juillet 1373. Canonisée le 7 oct. 1391, sa fête fut introduite dans le Calendrier romain en 1623, à la date du 7 octobre. En 1628, elle fut transférée au jour suivant pour ne pas empêcher la fête de S. Marc, pape</i>)» (Calendarium Romanum, <i>Commentarius historicus Calendarii romani generalis intaurati</i>, Romae, 1969, p. 98).
. «Memoria S. Birgittae die eius natali, 23 iulii (1373), reponitur (<i>La mémoire de sainte Brigitte est transférée au 23 juillet, anniversaire de sa mort</i> [1373])» (Calendarium Romanum, <i>Variationes in Calendarium romanum inductae</i>, Romae, 1969, p. 141)
Actes magistériels récents la concernant
. Le pape Jean-Paul II a proclamé sainte Brigitte co-patronne de l’Europe à l’égal de S. Benoît (1964), des Ss. Cyrille et Méthode (1980), et en même temps que les Saintes Catherine de Sienne et Thérèse-Bénédicte de la Croix (Motu proprio <i>Spes aedificandi</i> (1° oct. 1999).
. Le Saint-Père a consacré à la Sainte la catéchèse de l’audience générale du 27 oct. 2010.
BRÉVIAIRE ROMAIN (1623-1969)
Deuxième Nocturne
Leçon iv
Brigitte née en Suède de parents illustres et pieux [1302], vécut très saintement. A cause d’elle, sa mère, qui la portait encore dans son sein, fut préservée d’un naufrage. A l’âge de dix ans, après avoir entendu un sermon sur la passion de notre Seigneur, elle vit la nuit suivante, Jésus en croix, couvert de son sang, comme s’il venait de le répandre. Il s’entretint avec elle de sa passion, et depuis lors, elle était si vivement affectée en méditant ce mystère, qu’elle n’y pouvait jamais penser sans répandre des larmes.
Leçon v
Mariée à Ulfon, prince de Méricie [1318], elle le porta aux œuvres de piété autant par ses excellents exemples que par ses paroles convaincantes. Remplie de piété dans l’éducation qu’elle donnait à ses enfants, elle s’occupait aussi des pauvres et surtout des malades et les servait avec un si grand amour dans une maison disposée pour eux, qu’elle avait coutume de leur laver et de leur baiser les pieds. Au retour d’un pèlerinage qu’elle avait fait avec son époux au tombeau de l’Apôtre saint Jacques, à Compostelle, Ulfon étant tombé dangereusement malade à Arras, Saint Denis apparut à Brigitte pendant la nuit, et lui prédit la guérison de son mari et d’autres événements à venir.
Leçon vi
Ulfon s’étant fait moine cistercien et étant mort bientôt après [1346], Brigitte entendit en songe l’appel du Christ et embrassa un genre de vie plus austère. Dans la suite, Dieu lui révéla plusieurs choses ignorées. Elle fonda à Wastein un monastère, sous la règle du Saint-Sauveur, qu’elle avait reçue du Seigneur lui-même. Étant allée à Rome sur un ordre du ciel [1350], elle y excita puissamment de nombreuses âmes à l’amour de Dieu. Elle fit ensuite le pèlerinage de Jérusalem et revint à Rome, où elle fut prise d’une fièvre qui persista et la fit souffrir pendant une année entière. Elle partit pour le ciel, comblée de mérites, après avoir annoncé le jour de sa mort [23 juillet 1373]. On transporta son corps au monastère de Wastein. Illustrée par des miracles, elle a été mise au nombre des Saints par Boniface IX [7 oct. 1391].
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :
<i>Leçon ix (ou iii)</i>
Brigitte, née en Suède de parents illustres et pieux [1302], vécut très saintement. La méditation de la passion du Seigneur l’impressionnait tellement, qu’elle ne pouvait jamais y penser sans verser de larmes. Donnée en mariage à Ulfon [1318], prince de Méricie, elle le porta aux œuvres de charité, autant par ses excellents exemples que par ses paroles persuasives. Manifestant une rare piété dans l’éducation de ses enfants, elle aimait aussi à servir les pauvres et les malades. Son mari s’étant fait moine cistercien, et étant mort bientôt après [1346], Brigitte embrassa un genre de vie plus austère. Dans la suite, Dieu lui révéla plusieurs choses ignorées. Elle fonda à Wastein un monastère, sous la règle du Saint-Sauveur et se rendit par dévotion à Jérusalem. Enfin, retirée à Rome [1350], elle se vit affligée pendant une année entière de graves maladies et partit pour le ciel. Des miracles ayant rendu Brigitte illustre, Boniface IX l’a mise au nombre des saints [7 oct. 1391].
<img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6b/Uppsala_-_Grave_in_Cathedral.jpg/402px-Uppsala_-_Grave_in_Cathedral.jpg">
Tombe de sainte Brigitte, à Uppsala (Suède)
<b>Troisième Nocturne</b>
(Du Commun des Saintes Femmes)
Lecture du saint Évangile selon s. Matthieu
(ch. XIII, 44-52.
Texte du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples cette parabole:
«Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ.
Quand un homme le trouve, il le cache,
puis, dans sa joie, il s’en va,
il vend tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un marchand qui recherche des perles fines.
Quand il trouve une perle de grand prix,
il s’en va, il vend tout ce qu’il possède, et il l’achète.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un filet qu’on jette dans la mer
et qui ramasse des poissons de toutes sortes.
Quand il est rempli, on le tire sur le rivage ;
on s’assied, et on recueille dans des paniers ce qui est bon,
mais le mauvais, on le jette.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde:
les anges sortiront,
ils sépareront les méchants d’avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise de feu.
Là, seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela?»
Ils lui dirent: «Oui.»
Il leur dit:
«C’est pourquoi tout scribe instruit du Royaume des cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor
du neuf et de l’ancien.»
Homélie de saint Grégoire, pape
(Homélies sur les Évangiles 11, 1.
Texte latin & autre trad.: SC 485, 262-265)
Si le Seigneur, mes très chers frères, nous dépeint le Royaume des cieux comme semblable à des objets terrestres, c’est pour que notre esprit s’élève de ce qu’il connaît à ce qu’il ne connaît pas; qu’il se porte vers les biens invisibles par l’exemple des choses visibles, et, qu’excité par des vérités dont il a l’expérience, il s’enflamme de telle sorte, que l’affection qu’il éprouve pour un bien connu lui apprenne à aimer aussi des biens inconnus. Voici que le Royaume des cieux est comparé à un trésor caché dans un champ; «celui qui l’a trouvé, le cache, et à cause de la joie qu’il en a, va et vend tout ce qu’il a et achète ce champ».
Leçon viii
Il faut remarquer, dans ce fait, que le trésor une fois trouvé, on le cache afin de le conserver. C’est parce que celui qui ne met pas à l’abri des louanges humaines l’ardeur des désirs qu’il ressent pour le ciel, ne parvient pas à les défendre contre les malins esprits. Nous sommes, en effet, dans la vie présente, comme dans un chemin par lequel nous nous dirigeons vers la patrie; et les esprits malins infestent notre route, comme le feraient des voleurs. C’est vouloir être dépouillé que de porter un trésor à découvert sur le chemin. Je ne dis pas cela, néanmoins, pour empêcher que le prochain soit témoin de nos bonnes œuvres, selon ce qui est écrit: «Qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux»; mais afin que nous ne recherchions pas, dans le motif qui nous fait agir, les louanges du dehors. Que l’action soit publique, mais que notre intention demeure cachée, pour que nous donnions ainsi à notre prochain l’exemple d’une bonne œuvre, et cependant, que par l’intention que nous avons de plaire uniquement à Dieu, nous souhaitions toujours le secret.
Leçon ix
Or, le trésor, c’est le désir du ciel, et le champ où est caché ce trésor, c’est une vie digne du ciel. Il vend bien tout ce qu’il a pour acheter ce champ, celui qui, renonçant aux voluptés charnelles, foule aux pieds tous ses désirs terrestres, par la pratique exacte de cette vie digne du ciel, en sorte que plus rien de ce qui flatte les sens ne lui plaise, et que son esprit ne redoute rien de ce qui détruit la vie charnelle.
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