la Sainte Liturgie : un outil missionnaire sans équivalent par jejomau 2011-10-03 20:07:25 |
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EXTRAITS
J’aimerais vous entretenir du formidable bouleversement survenu dans l’histoire de l’Église après le second concile du Vatican. Il s’agit de quelque chose d’absolument nouveau, que personne n’aurait naguère cru possible. Lorsqu’il entend le mot « nouveauté », à propos de l’Église, un catholique doit se méfier...........
La sagesse des nations professe que seul ce qui est ancien est bon. Chaque civilisation en fait l’expérience. La culture est toujours liée à la foi dans une tradition.........
Ce qui est ancien a fourni la preuve de sa capacité à franchir plusieurs générations. Ce qui est ancien n’est pas tombé dans l’oubli, comme l’aurait fait ce qui est éphémère et dépourvu de valeur ; mais au contraire a donné du fruit au long des siècles, voire des millénaires, et comme l’a remarqué Goethe, le grand poète allemand : « Seul est vrai ce qui porte des fruits »......
Tous les chrétiens doivent donc regarder vers l’avenir, vers le retour du Seigneur, mais, pour savoir qui Il est, ils doivent regarder vers le passé.......
Les premiers chrétiens comprirent fort bien que la célébration instituée par le Seigneur était bien plus que la répétition de la Cène ; ils savaient que cet ultime repas n’était lui-même que le signe de l’œuvre rédemptrice, dont le supplice de la Croix constituait l’accomplissement. Pour cette raison, les premiers chrétiens embellirent leur culte à l’aide des formes les plus nobles et les plus belles, que l’humanité avait élaborées pour prier et offrir des sacrifices, au cours des millénaires précédant la venue du Sauveur. Ces formes n’avaient pas d’auteur désigné ; elles ne furent pas créées par des sages, mais modelées par la sensibilité de tous les hommes qui adorèrent jamais la divinité. Un seul point distinguait ce nouveau sacrifice chrétien, des sacrifices qui existaient auparavant parmi les différentes religions : parce qu’il rendait présent Jésus en tant que victime, il n’était pas seulement l’œuvre d’hommes pieux, mais bien l’œuvre de Dieu Lui-même....
Pour tous les catholiques, ce que je viens d’énoncer devrait aller de soi. Nous constatons néanmoins que, dans de nombreux endroits du monde catholique, y compris dans les pays où l’Église est établie depuis le plus longtemps, ce n’est plus évident......
De cette considération découle la gravité absolue avec laquelle l’Église accomplit tous les actes de la liturgie : chaque geste de la main, chaque inclinaison du corps, chaque génuflexion, chaque baiser aux objets sacrés ; les cierges, les vases, les espèces du Pain et du Vin, mais également la langue dans laquelle les pensées divines sont exprimées, tout cela fut considéré comme faisant littéralement partie intégrante de la Révélation. Saint Basile de Césarée, un des Pères d’Orient, déclara expressément que la Messe est un aspect de la Révélation, au même titre que les Saintes Écritures.....
Représentons-nous à nouveau tout ce que la liturgie catholique avait à ce moment-là accompli. Venue d’Asie mineure, elle avait conquis Rome et la Grèce ; triomphé du monde païen, mais survécu à son effondrement ; subjugué les peuples païens du Nord et de l’Est. Elle fut l’outil d’une réussite missionnaire qui n’a pas d’autre exemple dans l’histoire du monde. À combien de ruptures, de bouleversements, n’a-t-elle pas survécu ? Elle a franchi les frontières de l’Europe, elle est arrivée en Asie, en Afrique, en Amérique. Elle fut partout, au commencement, un corps étranger. Elle fut portée aux Germains, aux Irlandais, aussi bien qu’aux Indiens, aux Cinghalais et aux Chinois. Les Germains ne comprenaient pas le latin et ne savaient pas davantage lire, lorsque saint Boniface, un grand évangélisateur, leur fit connaître la Messe. Cela se passa longtemps ainsi, en particulier durant les périodes les plus brillantes que connut l’Église, quand les fidèles percevaient intuitivement que, dans la célébration de la Messe, l’essentiel n’était pas de comprendre chaque mot, mais bien d’éprouver la présence du Sauveur
Lettre de Paix Liturgique
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