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«L’immense charité du Christ la pousse à de plus grandes choses» (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus : Bréviaire)
par Alexandre 2011-10-02 20:52:51
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Sainte Thérèse au milieu d’un groupe de sœurs (1894)

Le 3 Octobre


SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT-JÉSUS,
VIERGE ET DOCTEUR,
PATRONNE SECONDAIRE DE LA FRANCE


(Propre de France de 1962)

<b>Aux Matines</b>


<i>Hymne</i>
Nomen decúsque cóncinant
Terésiæ almæ Vírginis
qui sancta divi párvuli
credunt amántque múnera.

<i>Qui goûte les faveurs du Verbe fait enfant
aime dire le nom et célébrer
la gloire de Thérèse,
héroïque et tendre jeune fille.</i>

Carméli summos vértices
patróna Mater déligit:
Terésia ílluc ádvolat,
sponsi premens vestígia.

<i>Sur l’âpre mont Carmel la sainte
d’Avila lui montre les sommets.
Thérèse, sur ses traces, y vole
pour s’unir à l’Époux de son âme.</i>

Affláta Iesu númine,
secréta pandit grátiæ;
magístra mundo símplices
infántium docet vias.

<i>La puissance du Christ l’enveloppe.
Il lui souffle le secret de la Vie
et Thérèse redit: «Si vous ne renaissez
comme un petit enfant...»</i>

Virtútis ipsa flósculos
olent sacráta límina,
quæ casta Virgo, ut ángelus
immíssus e cælo, colit.

<i>L’abord du monastère exhale des parfums:
ce sont fleurs de vertus,
que cette pure vierge, messagère
du ciel, fait éclore autour d’elle.</i>

At iúbilum non éxprimit
omnes amóris ímpetus;
non septa magnos cláudere
eius valent anhélitus.

<i>Sa gaîté ne saurait exprimer son amour:
par-delà le Carmel, dans son ardeur fougueuse,
l’élan d’un cœur
qui brûle aspire à l’infini.</i>

Iesu, tibi sit glória,
qui te revélas párvulis,
cum Patre, et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula.
Amen.

<i>Jésus, vous dont le Cœur s’ouvre large
aux petits, nous vous glorifions pour
les siècles des siècles, dans l’unité
du Père et de l’Esprit d’amour.
Amen.</i>

Premier Nocturne


Du Cantique des Cantiques
<i>Leçon i</i>
(2, 1-7) Je ne suis qu’un narcisse de la plaine, un lis des vallées. Comme un lis parmi les épines, telle ma bien-aimée parmi les jeunes filles. Comme un pommier parmi les arbres de la forêt; tel mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. A son ombre, selon mon désir, je me suis assise, et son fruit est doux à mon palais. Il m’a introduite dans la salle du festin en lançant contre moi l’armée entière de l’amour. Soutenez-moi avec des gâteaux, ranimez-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour. Sa main gauche est sous ma tête, et sa droite me tient embrassée.

<i>Leçon ii</i>
(2, 10-14) Mon bien-aimé a pris la parole et m’a dit: «Lève-toi, ma bien-aimée, ma toute belle, et viens. Car voici l’hiver passé, la pluie a cessé, elle a disparu. Les fleurs se montrent sur la terre, voici venu le temps des gais refrains, la voix de la tourterelle se fait entendre sur notre terre. Le figuier donne ses boutons de figues, la vigne exhale son parfum. Lève-toi, ma bien-aimée, ma toute belle, et viens. Ma colombe, qui te poses dans les fentes du rocher, dans le creux de la paroi escarpée. Montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce et charmant ton visage.»


<i>Leçon iii</i>
(5, 1 et 6, 1-3) Que mon Bien-aimé entre dans son jardin, qu’il en goûte les fruits délicieux. Je suis venu à mon jardin, ma sœur, ma fiancée, je recueille ma myrrhe et mon baume; je mange mon rayon et mon miel, je bois mon vin et mon lait. Mangez, mes amis, et buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés. Mon bien-aimé est descendu à son jardin, aux parterres de baumiers, pour paître son troupeau dans les jardins et pour cueillir des lis. Mon bien-aimé est à moi et moi, je suis à lui: il paît son troupeau parmi les lis! Tu es belle, ma bien-aimée, douce et gracieuse comme Jérusalem, terrible comme une armée rangée en bataille.


Portrait de Ste Thérèse par sa sœur Céline

Second Nocturne


(Vie de la sainte)
<i>Leçon iv</i>
Thérèse de l’Enfant-Jésus est née à Alençon, en France, de parents honorables qui se distinguaient par la singulière assiduité de leur piété envers Dieu (1873). De là, dès le premier âge, sous la grâce prévenante de l’Esprit divin, son désir de vie religieuse. Elle promit alors sérieusement de ne rien refuser à Dieu de ce qu’il semblerait lui demander. Et cette promesse, elle s’est efforcée de la tenir jusqu’à la mort. A cinq ans, ayant perdu sa mère, elle se confia toute entière à la Providence, sous la garde vigilante de son père bien-aimé et de ses sœurs plus âgées. C’est sous leur direction que Thérèse «s’élança [joyeuse], comme un géant, pour courir au chemin» de la perfection (cf. Ps 18, 6), A neuf ans, on confia son éducation aux vierges de l’ordre de Saint-Benoît, à Lisieux, et elle montra chez elles une connaissance supérieure des choses religieuses. A dix ans, elle eut longtemps à souffrir d’une maladie grave et inconnue. Elle en fut divinement libérée, comme elle le raconte elle-même, par le secours de la très Sainte Vierge qui lui apparut souriante, et qu’elle avait invoquée avec ferveur, par des neuvaines, sous le vocable de Notre-Dame des Victoires. Remplie alors d’une ferveur angélique, elle mit tous ses soins à se préparer au banquet sacré dans lequel le Christ se fait notre nourriture.

<i>Leçon v</i>
Dès qu’elle eut goûté au Pain eucharistique, elle sentit, semble-t-il, une faim insatiable de cette nourriture céleste, et fut comme inspirée de prier Jésus de changer pour elle en amertume toutes les consolations du monde. Brûlant d’un tendre amour pour le Christ Seigneur et l’Église, elle ne désirait plus qu’entrer dans l’ordre des Carmélites déchaussées, afin d’aider les prêtres, les missionnaires et toute l’Église, par son abnégation et sas sacrifices, et de gagner des âmes innombrables à Jésus-Christ. C’est ce qu’au moment de sa mort elle promit encore de faire auprès de Dieu. A cause de sa jeunesse, elle rencontra beaucoup de difficultés pour entrer en religion. Elle les surmonta pourtant, avec une force d’âme incroyable et, à quinze ans, obtint d’être admise au Carmel de Lisieux (1888). C’est là que Dieu disposa son cœur pour de merveilleuses ascensions, et Thérèse, en imitant la vie cachée de la Vierge Marie, fut comme un jardin fertile où croissaient les fleurs de toutes les vertus, mais surtout un amour extraordinaire pour Dieu et le prochain.


<i>Leçon vi</i>
Pour mieux plaire au Très-Haut, ayant lu dans l’Écriture Sainte cet avis: «Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi» (Pr 9, 4 vulg), elle voulut être petite en esprit, et pour cela s’abandonna pour toujours à Dieu, comme à un père très aimant, dans une filiale confiance. Elle enseignait aux autres cette voie de l’enfance spirituelle, selon la doctrine de l’Évangile, spécialement aux novices que l’obéissance l’avait chargée de former à l’amour des vertus religieuses. Remplie de zèle apostolique, elle fit aimer le chemin de la simplicité évangélique à un monde enflé d’orgueil et passionné pour les vanités. Jésus, son Époux, l’embrasa d’un intense désir de souffrir en son âme et en son corps. Voyant de plus que l’amour de Dieu était partout négligé, elle en conçut une souveraine douleur et, deux ans avant sa mort, elle s’offrit en victime à l’amour miséricordieux de Dieu. Alors, comme elle le rapporte, elle fut blessée par la flamme du feu céleste; si bien que, consumée par la charité, ravie en extase, et répétant avec ferveur: «Mon Dieu, je vous aime» , elle s’envola vers son Époux, à l’âge de vingt-quatre ans, le trente septembre mil huit cent quatre-vingt-dix-sept: et comme elle avait promis, en mourant, de répandre sur la terre une pluie continuelle de roses, elle réalisa vraiment sa promesse par d’innombrables miracles, depuis qu’elle est entrée au ciel. C’est pourquoi le Souverain Pontife Pie XI, l’ayant d’abord inscrite parmi les Vierges Bienheureuses, la mit solennellement au nombre des Saintes, deux ans après, à l’époque du Grand Jubilé (1925), et la constitua et déclara patronne spéciale de toutes les missions. Le Pape Pie XII la déclara patronne secondaire de la France à l’égal de sainte Jeanne d’Arc (1944).


Thérèse "sacristine" prise avec ses sœurs et sa cousine - novembre 1896


Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XVIII, 1-4.
Texte du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)

<i>Leçon vii</i>
En ce temps-là,
les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent:
«Qui donc est le plus grand
dans le Royaume des Cieux?»
Alors Jésus appela un petit enfant;
il le plaça au milieu d’eux,
et il dit:
«En vérité, je vous le dis,
si vous ne changez pas
pour devenir comme les petits enfants,
vous n’entrerez point dans le Royaume des Cieux.
Mais quiconque se fait petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand
dans le Royaume des Cieux.»



Thérèse à 13 ans (février 1886)

Homélie de saint Léon, pape
(Sermon 37, le 7° pour l’Épiphanie 3-4.
Texte latin et autre traduction: SC 22 bis, 280-283)

Tout l’apprentissage de la sagesse chrétienne, mes bien-aimés, ne consiste ni dans l’abondance des paroles, ni dans la subtilité des discussions, ni dans l’appétit de la louange et de la gloire, mais dans une humilité sincère et volontaire, telle que le Seigneur Jésus-Christ l’a adoptée et enseignée comme la seule grandeur d’âme, depuis le sein de sa mère jusqu’au supplice de la Croix. Car, un jour où ses disciples discutaient entre eux, dit l’Évangile, pour savoir lequel était le plus grand dans le royaume des cieux, il appela un petit enfant, le mit au milieu d’eux et dit: «En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne vous faites pareils à de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Tout homme, donc, qui se sera abaissé comme ce petit enfant, celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux» (Mt 18, 3-4). Le Christ aime l’enfance, lui qui a commencé par être enfant, par le corps et par l’esprit. Le Christ aime l’enfance, maîtresse d’humilité, idéal d’innocence, exemple de douceur. Le Christ aime l’enfance: il y oriente la conduite des aînés, il y ramène l’âge des vieillards et il incline à suivre son exemple ceux qu’il veut élever au royaume éternel.

<i>Leçon viii</i>
Mais pour que nous puissions savoir pleinement comment une aussi étonnante transformation est réalisable, et par quel changement nous pourrons revenir à l’état d’enfants, saint Paul sera notre maître, lorsqu’il dit: «Ne soyez pas des enfants par l’ignorance; soyez petits quant à la méchanceté» (1 Co 14, 20). Il ne s’agit donc pas pour nous de retourner aux jeux de l’enfance ni à ses commencements imparfaits. Il faut lui prendre ce quelque chose qui convient même à l’âge mûr: que les émotions passent rapidement, et que le retour à la paix s’accomplisse promptement; et qu’on n’ait aucune mémoire des offenses, aucun désir des dignités: qu’on aime la vie commune, qu’on trouve l’égalité toute naturelle. Car c’est un grand bien que d’ignorer l’art de nuire, et de ne pas avoir de pensées méchantes. Car faire tort et rendre le tort subi, c’est la prudence de ce monde; mais ne rendre à personne le mal pour le bien, c’est le propre de l’enfance et de la justice chrétienne.


<i>Leçon ix</i>
A cette ressemblance avec les petits enfants, mes bien-aimés, vous invite le mystère de la fête d’aujourd’hui. Le Sauveur adoré par les Mages dans son enfance vous suggère cette forme d’humilité. Pour montrer quelle gloire il prépare à ses imitateurs, il a donné la consécration du martyre à ceux qui sont nés en même temps que lui. Ainsi, ceux qui sont nés à Bethléem, la patrie du Christ, sont devenus, par la communauté de l’âge, participants de sa passion. Que les fidèles aiment donc l’humilité et qu’ils évitent tout orgueil. Que chacun préfère autrui à soi-même, que personne ne recherche son intérêt, mais celui d’autrui. Ainsi, toute âme aura un généreux amour de bienveillance, aucune ne connaîtra le poison de l’envie. Car celui qui s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même l’affirme, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.


Thérèse exposée morte à l’infirmerie

<b>Aux Laudes</b>


<i>Hymne</i>
Imménsa Christi cáritas
maióra cogit ággredi
Apostolórum et Mártyrum
auctam coróna vírginem.

<i>L’immense charité du Christ
la pousse à de plus grandes choses,
cette vierge déjà parée de la
couronne des Apôtres et des Martyrs.</i>

Optans amóris víctima
ex igne adúri mýstico,
Sponsum precátur últimas
flammas vorántes éxcitet.

<i>Souhaitant, victime d’amour,
être brûlée d’un feu mystique,
elle prie l’Époux d’attiser en elle
les flammes suprêmes de l’holocauste.</i>

Æternitátis núntia
optáta mors iam pérvenit:
hæc íngemens: Te díligo!
Terésia ad Christum émigrat.

<i>Messagère de l’éternité,
la mort souhaitée arrive enfin;
en gémissant: «Je vous aime!»
Thérèse s’envole vers le Christ.</i>

Cæléstibus nunc gáudiis
fruens, ab arce síderum
quas lárgiter promíseras,
rosas meménto spárgere.

<i>Jouissant maintenant des joies célestes,
souviens-toi de répandre largement
de la citadelle des cieux,
les roses que tu avais promises.</i>

Tu corde Rex mitíssime,
qui párvulis regnum paras,
nos hanc secútos íngredi
præsta beáta límina.

<i>Vous, Roi au cœur très doux,
qui préparez un royaume aux tout-petits,
accordez-nous, en l’imitant,
d’entrer au bienheureux séjour.</i>

Iesu, tibi sit glória,
qui te revélas párvulis,
cum Patre, et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula.
Amen.

<i>A vous soit la gloire, Jésus,
qui vous révélez aux tout-petits,
avec le Père et l’auguste Esprit,
dans les siècles sempiternels.
Amen.</i>


<b>Aux Vêpres</b>

<i>Hymne</i>
Luce divína rutilántis aulæ
sédibus, Virgo, frúeris, secúndans
vota, promísso réfoves precántes
ímbre rosárum.

<i>Au palais rutilant de lumière divine,
tu trônes, ô vierge;
répondant à nos vœux, selon ta promesse,
tu rafraîchis ceux qui te prient d’une pluie de roses.</i>

Sint rosæ nobis fídei supérnæ
lumen affúlgens, columénque rebus
spes in advérsis, et amóris almi
vívida vírtus.

<i>Que ces roses soient pour nous
la lumière éclatante de la foi céleste,
l’espérance qui soutient dans l’adversité,
et la vertu vivifiante de la divine charité.</i>


Sint rosæ nobis tuus ille fidens
candor infántis Dómino, patérno
grata qui præbet vel acérba nostræ
númine vitæ.

<i>Que ces roses soient pour nous
la candeur d’enfant qui se fie au Seigneur,
qui, par sa providence paternelle, nous rend douces
même les amertumes de notre vie.</i>

Præstet hoc nobis Déitas beáta
Patris, ac Nati paritérque Sancti
Spíritus, cuius résonat per omnem
glória mundum. Amen.

<i>Accordez-nous cela, déité bienheureuse
du Père, du Fils, comme du Saint-Esprit,
dont la gloire résonne
dans le monde entier. Amen.</i>

     

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 «L’immense charité du Christ la pousse à de plus grandes choses» (Ste Thé [...] par Alexandre  (2011-10-02 20:52:51)


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