30 Sept.: S. Jérôme de Stridon (Bréviaire) par Alexandre 2011-09-29 21:49:18 |
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Saint Jérôme écrivant (vers 1606), par le Caravage (Galerie Borghese, Rome)
Le 30 Septembre
S. JÉRÔME,
PRÊTRE, CONFESSEUR & DOCTEUR
<i><b>Deuxième Nocturne</i></b>
<i>Leçon iv</i>
Jérôme, fils d’Eusèbe, né à Stridon en Dalmatie [actuelle Štrigova, en Croatie, vers 347], sous le règne de Constance, reçut le baptême à Rome, pendant son adolescence, et y fut instruit des sciences libérales à l’école de Donat et d’autres savants très distingués. Poussé par le désir d’apprendre davantage, il parcourut la Gaule [vers 367], où il entretient des relations avec quelques hommes pieux et versés dans les saintes Écritures, et transcrivit de sa main plusieurs livres sacrés. Bientôt après, Jérôme se dirigea vers la Grèce [vers 373]; il y arriva déjà instruit de la philosophie et de la rhétorique, et ses talents ne firent que se développer dans un commerce intime avec les plus fameux théologiens. Mais il fut surtout le disciple assidu de Grégoire de Nazianze à Constantinople, et lui-même déclare qu’il doit à ce docteur sa science des saintes Lettres [378-379]. Puis, il visita par dévotion le berceau de notre Seigneur Jésus-Christ [385], et parcourut toute la Palestine. Il affirme que ce pèlerinage, en le mettant en relation avec des Hébreux très érudits, lui profita beaucoup pour saisir le sens de l’Écriture sacrée.
<i>Leçon v</i>
Il se retira ensuite dans une vaste solitude de la Syrie, et s’y livra pendant quatre années à l’étude des saints Livres et à la méditation de la béatitude céleste, se mortifiant par une abstinence perpétuelle, par les macérations de la chair, et versant des larmes abondantes. Paulin, évêque d’Antioche, l’ayant ordonné prêtre [vers 379], Jérôme partit pour Rome, afin d’y conférer avec le pape Damase, au sujet des controverses de certains évêques avec Paulin et Épiphane, et aida le souverain Pontife dans la rédaction de ses lettres aux Églises. Mais comme le désir de regagner son ancienne solitude ne le quittait pas, il retourna en Palestine, et adopta un genre de vie tout céleste, dans le monastère fondé par Paule, dame romaine, à Bethléem, près de la crèche où naquit le Seigneur Jésus-Christ [386]. Bien qu’éprouvé par diverses maladies et souffrances, il dominait les infirmités du corps, en se livrant à de pieux labeurs et en s’adonnant sans relâche à la lecture et à la composition de ses écrits.
<i>Leçon vi</i>
De toutes les contrées de la terre, on recourait à lui comme à un oracle, pour l’explication des questions relatives aux divines Écritures. Le pape Damase et saint Augustin le consultèrent souvent sur les passages les plus difficiles des Livres saints, parce qu’il était d’une doctrine suréminente et qu’il connaissait, non seulement le latin et le grec, mais aussi les langues hébraïque et chaldaïque, et qu’en outre, selon le témoignage du même saint Augustin, il avait lu les ouvrages de presque tous les écrivains. Il poursuivit les hérétiques dans des écrits pleins de vigueur et s’attira toujours la faveur des fervents orthodoxes. Il traduisit l’Ancien Testament de l’hébreu en latin [389-395], corrigea le Nouveau, sur l’ordre de Damase, d’après les manuscrits grecs, et en commenta une partie importante. De plus, il traduisit en latin un grand nombre d’ouvrages d’hommes instruits, et, par d’autres monuments de son génie, jeta la lumière sur certains points de la discipline chrétienne. Parvenu à un âge très avancé, illustre par sa sainteté et sa doctrine, il partit pour le ciel, sous le règne d’Honorius [420]. Son corps, enseveli d’abord à Bethléem, fut ensuite transporté à Rome, dans la basilique de Sainte-Marie-de-la-Crèche [Sainte-Marie-Majeure].
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire de 1961) :
<i>Leçon ix (ou iii)</i>
Jérôme, né à Stridon, en Dalmatie [actuelle Štrigova, en Croatie, vers 347], reçut le baptême pendant son adolescence à Rome, et y fut instruit dans les sciences libérales par Donat et d’autres savants. Il parcourut toute la Palestine pour des motifs religieux et se retira ensuite dans une vaste solitude de Syrie, se livrant pendant quatre années à l’étude des saints Livres et à la méditation de la béatitude céleste. Après avoir été ordonné prêtre [vers 379] par Paulin, évêque d’Antioche, il retourna en Palestine, organisa à Bethléem auprès de la crèche du Christ Seigneur un genre de vie tout céleste et vainquit les pièges du démon par de pieux travaux, s’adonnant sans relâche à la lecture et à la composition de ses écrits. De toutes parts on recourait à lui comme à un oracle, pour l’explication des questions relatives aux divines Écritures. Le Pontife romain Damase et saint Augustin le consultèrent souvent sur les passages les plus difficiles des Livres saints, parce qu’il était d’une doctrine suréminente et qu’il connaissait non seulement le latin et le grec, mais aussi l’hébreu et le chaldéen. Il traduisit l’Ancien Testament d’hébreu en latin et sur l’ordre de Damase, corrigea le Nouveau d’après les manuscrits grecs et en commenta une partie importante. Il émigra au ciel dans une extrême vieillesse [420]. Son corps, enseveli à Bethléem et transporté plus tard à Rome fut placé dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure.
<i><b>Troisième Nocturne</i></b>
Lecture du saint Évangile selon s. Matthieu
(ch. V, 13-19. Traduction du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)
<i>Leçon vii</i>
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Vous êtes le sel de la terre.
Si le sel devient fade,
avec quoi va-t-on le saler?
Il n’est plus bon à rien,
sinon à être jeté dehors et piétiné par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde.
Une ville ne peut être cachée,
quand elle est située sur une montagne.
Et lorsqu’on allume une lampe,
on ne la met pas non plus sous un boisseau,
mais sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes,
afin qu’ils voient vos bonnes œuvres,
et glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes:
je ne suis pas venu pour abolir,
mais pour accomplir.
Car, en vérité, je vous le dis:
avant que passent le ciel et la terre,
la plus petite lettre, le plus petit trait, ne disparaîtra pas de la Loi,
jusqu’à ce que tout soit réalisé.
Celui donc
qui violera un seul de ces commandements, même les plus petits,
et qui enseignera aux hommes à faire de même,
sera tenu pour le plus petit dans le Royaume des Cieux.
Mais celui qui les pratiquera et les enseignera,
celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.»
Homélie de saint Jérôme, prêtre
(Comm. sur Matthieu l. I, sur <i>Mt</i> 5, 13-18.
Texte latin et autre traduction: SC 26, 35)
Les Apôtres et les docteurs sont appelés sel, parce que leur doctrine est le condiment de tout le genre humain. «Que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on?» Si le docteur s’égare, par quel autre docteur sera-t-il redressé? «Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.» La comparaison est tirée de l’agriculture. En effet, si le sel est nécessaire pour assaisonner les aliments et empêcher les viandes de se corrompre, il n’a point d’autre utilité. Du moins, nous lisons dans les écrits qu’il y eut des villes où la vengeance des vainqueurs fit répandre du sel, afin qu’il ne sortit plus du sol aucune végétation.
<i>Leçon viii</i>
Que les docteurs et les Évêques se tiennent donc sur leurs gardes et qu’ils considèrent «que les puissants seront puissamment tourmentés» (Sg 6, 7), que s’ils se perdent, il n’y a pas de remède, et que la chute des grands entraîne aux enfers. «Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.» C’est la hardiesse de la prédication qu’il enseigne: il veut que ses Apôtres, au lieu de se cacher par crainte, et de ressembler à une lampe sous le boisseau, se produisent avec une entière liberté et prêchent sur les toits ce qu’ils ont ouï dans le secret.
<i>Leçon ix</i>
«Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu les abolir, mais les accomplir.» Soit qu’il ait accompli ce que d’autres avaient prophétisé de sa personne, soit que, faisant porter sa prédication sur les points laissés avant lui à l’état d’ébauche et d’imperfection, à cause de la faiblesse même des auditeurs, il les ait perfectionnés. C’est ainsi qu’il réprouve toute colère, qu’il supprime la peine du talion et condamne la concupiscence cachée au fond du cœur. «Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent.» Il nous est promis de nouveaux cieux et une terre nouvelle que fera le Seigneur Dieu. Si donc des choses nouvelles sont à créer, c’est que les anciennes doivent passer.
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