28 Sept.: s. Wenceslas (Bréviaire) par Alexandre 2011-09-27 23:44:55 |
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Statue de saint Wenceslas sur la place du même nom, à Prague (Rép. Tchèque)
Le 28 Septembre
S. WENCESLAS,
DUC [DE BOHÈME] ET MARTYR
N.B. : Honoré comme martyr dès sa mort, saint Wenceslas fut inscrit à cette date au Calendrier Romain en 1670.
Deuxième Nocturne
Leçon iv
Wenceslas, duc de Bohême [né vers 907], eut pour père Wratislas, qui était chrétien, et pour mère Drahomire, qui était païenne. Élevé pieusement par son aïeule Ludmille, femme d’une très grande sainteté, il se signala dans la pratique de toutes les vertus. Toute sa vie, il conserva avec le plus grand soin sa virginité sans tache. Sa mère parvenue à l’administration du royaume par le meurtre odieux de Ludmille [16 sept. 921], et vivant dans l’impiété ainsi que son plus jeune fils Boleslas, excita contre elle l’indignation des nobles,et ceux-ci, fatigués d’un règne tyrannique et impie, secouèrent le joug de la mère et du fils. Assemblés dans la ville de Prague, ils se choisirent pour roi Wenceslas [vers 925].
Leçon v
Celui-ci gouverna son royaume plus par sa bonté que par l’exercice de son autorité. Il secourait les orphelins, les veuves et les pauvres avec tant de charité qu’on le vit parfois, durant la nuit, porter sur ses épaules du bois destiné aux indigents, assister fréquemment à leurs inhumations, délivrer les captifs, visiter les prisonniers par des nuits affreuses, et bien souvent les consoler par ses aumônes et ses conseils. Telle était la mansuétude de ce prince, qu’il déplorait amèrement d’avoir à prononcer la sentence de mort contre un coupable. Il avait pour les Prêtres une très grande vénération, et, de ses mains, il semait le froment et pressait les raisins qui devaient fournir la matière au saint Sacrifice de la Messe. La nuit, marchant pieds nus sur la neige et sur la glace, il faisait le tour des églises, ses pas restant marqués sur la terre par des empreintes chaudes et sanglantes.
Leçon vi
Les Anges se constituèrent les gardiens de son corps. Un jour, en effet, qu’il s’apprêtait à engager un combat singulier avec Radislas, duc de Gurime, dans le but de pourvoir au salut des siens, on vit des Anges lui apporter des armes, et on les entendit adresser à son adversaire ces paroles: «Ne le frappe pas.» Saisi de terreur, son ennemi se jeta humblement à ses pieds et lui demanda grâce. Un autre jour qu’il faisait un voyage en Germanie, l’empereur, à l’approche de Wenceslas, vit des Anges décorer ce Saint d’une croix d’or. Se levant alors aussitôt de son trône, il alla le recevoir dans ses bras, le revêtit des insignes royaux et lui fit don du bras de saint Vite. Cependant l’impie Boleslas, à l’instigation de sa mère, après l’avoir reçu à sa table, s’en alla, avec des complices le tuer dans l’église où il était en prière, car le Saint prévoyait bien la mort qu’on lui préparait. Son sang jaillit sur la muraille et l’on en voit encore aujourd’hui les traces [28 sept. 929]. Dieu vengea ce meurtre: la terre engloutit cette mère dénaturée, et les meurtriers périrent misérablement de diverses manières.
Pour cette fête simplifiée (ou Bréviaire 1961) :
Leçon ix (ou iii)
Wenceslas, duc de Bohême, né [vers 907] d’un père chrétien, Wratislas, et d’une mère païenne, Drahomire, fut élevé pieusement par son aïeule Ludmille, femme d’une grande sainteté, et se rendit remarquable en tous genres de vertus, conservant toute sa vie avec le plus grand soin, sa virginité sans tache. Sa mère parvenue à l’administration du royaume par le meurtre odieux de Ludmille [16 sept. 921] et vivant dans l’impiété ainsi que son plus jeune fils Boleslas, excita contre elle l’indignation des nobles, qui, fatigués d’un règne tyrannique et impie secouèrent le joug de la mère et du fils et assemblés dans la ville de Prague, se choisirent pour roi Wenceslas [vers 925]. Industrieux et assidu à soulager les pauvres et les affligés, celui-ci gouverna son royaume plus par sa piété que par l’autorité. Vénérant les prêtres avec le plus profond respect, de ses mains il semait le froment et pressait les raisins qui devaient fournir la matière au sacrifice de la Messe. Revêtu par l’empereur des insignes royaux, il fut tué par son frère impie, sous l’instigation de leur mère, tandis qu’il priait dans une église [28 sept. 929]. On peut y voir encore les traces de son sang sur les murailles.
Troisième Nocturne
(Commun d’un Martyr, 3° lieu)
Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. X, 34-42. Version du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre.
Je ne suis pas venu apporter la paix,
mais le glaive;
car je suis venu mettre la division
entre l’homme et son père,
entre la fille et sa mère,
entre la bru et sa belle-mère.
L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.
Qui aime son père plus que moi
n’est pas digne de moi.
Qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi.
Et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas,
n’est pas digne de moi.
Celui qui se trouve, se perdra;
et celui qui se perd à cause de moi, se trouvera.
Celui qui vous accueille, m’accueille;
et celui qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé.
Celui qui accueille un prophète en qualité de prophète,
recevra une récompense de prophète;
et celui qui accueille un juste en qualité de juste,
recevra une récompense de juste.
Et quiconque donnera un simple verre d’eau fraîche
à l’un de ces petits en qualité de disciple,
en vérité, je vous le dis,
il ne perdra pas sa récompense.»
Homélie de saint Hilaire, évêque
(Sur Matthieu 10. Texte latin: PL 9, 975-978)
Qu’est-ce que cette division? Parmi les premiers préceptes de la loi nous avons reçu celui-ci: «Honore ton père et ta mère» (Ex 20, 12); le Seigneur lui-même nous a dit aussi: «Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix» (Jn 14, 27). Que signifie donc, et ce glaive apporté sur la terre plutôt que la paix et le fils séparé de son père, la fille séparée de sa mère, la belle-mère opposée à son gendre, l’annonce enfin de ce fait que l’homme aura les personnes de sa propre maison pour ennemis. Des paroles du Sauveur semble résulter une sentence publique proférée contre la piété familiale. Quoi, partout des haines, partout des luttes et le glaive du Seigneur séparant avec violence le père et le fils, la fille et la mère!
Leçon viii
Le glaive est, de toutes les armes, la plus acérée; par lui s’exerce le droit du pouvoir, la sévérité du jugement et le châtiment des crimes. Que la prédication du nouvel Évangile soit désignée sous le nom de cette arme, cela est fréquemment attesté dans les prophètes. Nous nous souviendrons donc que la parole de Dieu est appelée un glaive; ce glaive apporté sur la terre, c’est la prédication de l’Évangile pénétrant le cœur des hommes. Quand elle y entre il se fait dans la maison une grave division d’opinions: ceux qui habitent avec un homme devenu tout nouveau seront ses ennemis, parce que lui, rendu différent d’eux par la parole de Dieu, se réjouira de demeurer et intérieurement et extérieurement, c’est-à-dire de corps et d’âme, dans la nouveauté de l’esprit.
Leçon ix
Il y a donc progression dans l’exposition des préceptes, et en même temps pour nous dans leur intelligence. Car le Christ, après avoir ordonné de quitter tout ce qu’on a de plus cher dans le monde a ajouté: «Qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est point digne de moi». «Ceux qui appartiennent au Christ ont en effet crucifié leur corps avec ses vices et ses concupiscences» (Ga 5, 24); il est indigne du Christ, celui qui ne prenant pas sa croix (la croix par laquelle nous souffrons, mourons, sommes ensevelis et ressuscitons avec le Seigneur), s’abstient de le suivre dans ce mystère de la foi, appelé qu’il est à remporter la victoire en la nouveauté de l’esprit.
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