Limites de votre analogie par le torrentiel 2011-09-17 00:31:25 |
|
Imprimer |
-Dans le cas général, les médecins me feraient signer une décharge pour être sûrs que j'avalise leur acte chirurgical de m'amputer bras ou jambe ;
- si j'étais blessé de guerre ou inconscient, ils m'amputeraient, non pour prendre ma vie, mais pour la sauver.
L'analogie de la société avec un corps social ne saurait aller si loin qu'elle puisse considérer que des personnes la gangrennent : des personnes, c'est-à-dire des créatures de Dieu, faites à Son Image et à Sa Ressemblance, sur lesquelles la société s'arrogerait un "droit de vie ou de mort", comme le "pater familias" romain.
Cela dit, la société doit se protéger, ce qui impliquerait le respect de la perpétuité réelle des peines de prison les plus graves, notamment pour des récidivistes incurables.
Ce qui pose un problème d'humanité :
- est-il plus humain de condamner quelqu'un à perpétuité ou d'abréger ses souffrances ?
Sur le plan du principe, il me semble que la société n'a pas le droit de prononcer l'euthanasie du coupable.
Ce qui renvoie l'individu à sa responsabilité personnelle et ne simplifie pas le problème :
acceptation d'une vie indigne ou suicide ?
Si vous choisissez le suicide, la sociétépeut vous aider ; si vous choisissez de purger temporellement votre peine, la société peut vous loger.
Plus rien n'est humain quand un acte est devenu inhumain; et pourtant, tous ces jugements et ces actes sont humains, puisqu'ils ont été émis ou posés par des hommes.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|