Bon samaritain & pardon mutuel: Dimanche (Bréviaire) par Alexandre 2011-09-03 16:28:26 |
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Dimanche 4 Septembre 2011
<b>I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1960)</b>
DOUZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(PREMIER DE SEPTEMBRE)
<b><i>Premier Nocturne</i></b>
<b>Commencement du livre de Job</b> (ch. I)
<i>Leçon i</i>
(vv. 1-3) Il y avait un homme, dans la terre de Hus, du nom de Job; et cet homme était simple, droit, craignant Dieu et s’éloignant du mal. Il lui naquit sept fils et trois filles. Et sa possession fut sept mille brebis, trois mille chameaux, et aussi cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses et un très grand nombre de domestiques; et cet homme était grand parmi les Orientaux.
<i>Leçon ii</i>
(vv. 4-5) Et ses fils allaient et faisaient un festin dans leurs maisons, chacun à son jour. De plus ils envoyaient appeler leurs trois sœurs, pour qu’elles mangeassent et bussent avec eux. Et lorsque les jours du festin étaient successivement passés, Job envoyait chez ses enfants, et il les sanctifiait; puis, se levant au point du jour, il offrait des holocaustes pour chacun d’eux; car il disait: «Peut-être que mes enfants ont maudit Dieu en leur cœur.» Ainsi faisait Job tous les jours.
<i>Leçon iii</i>
(vv. 6-11) Or, un certain jour, comme les fils de Dieu étaient venus pour assister devant le Seigneur, Satan aussi se trouva au milieu d’eux. Le Seigneur lui demanda: «D’où viens-tu?» Satan, répondant, dit: «J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai traversée.» Le Seigneur lui demanda encore: «Est-ce que tu n’as point considéré mon serviteur Job? Il n’y en a pas de semblable à lui sur la terre; homme simple, droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal.» Satan, répondant, dit: «Est-ce en vain que Job craint le Seigneur? N’avez-vous pas mis un rempart autour de lui, de sa maison et de tous ses biens? N’avez-vous pas béni les œuvres de ses mains, et ses possessions ne se sont-elles pas augmentées sur la terre? Mais étendez un peu votre main, et touchez tout ce qu’il possède, et [vous verrez] s’il ne vous maudira pas en face.»
<img src="http://www.breviary.net/images/oldtestament/job7.jpg">
<b><i>Deuxième Nocturne</i></b>
<b>Du livre des Morales, de saint Grégoire, Pape</b>
<i>Leçon iv</i>
(2, c. 1, n. 1: <i>PL</i> 75, 553-554) La sainte Écriture est, en quelque sorte, mise sous les yeux de notre âme, comme un miroir, afin que nous puissions y contempler notre physionomie intérieure. Là, en effet, nous voyons ce qu’il y a en nous de laid ou de beau; là, nous reconnaissons quel est notre avancement, ou combien nous sommes loin d’être en progrès. Mais l’Écriture, en nous apprenant ce qu’ont fait les saints, excite nos cœurs languissants à les imiter, et, par le récit de leurs exploits, elle fortifie notre faiblesse contre les assauts du vice; et il arrive que, dans ces combats, notre âme est d’autant moins tremblante qu’elle voit exposés devant elle, dans les pages sacrées, les triomphes de tant d’hommes énergiques.
<i>Leçon v</i>
Non contente de rappeler leurs vertus, la sainte Écriture découvre aussi quelquefois leurs fautes, montrant tour à tour, dans la victoire des forts, ce qu’il faut mettre à profit et reproduire; et, dans la chute des faibles, ce qu’il faut redouter. Ainsi, elle nous présente Job élevé, grandi par l’épreuve; David, au contraire, abattu par la tentation; pour que la vertu du premier anime notre espérance; pour que la chute du second nous fasse recourir aux précautions de l’humilité: de manière que si le premier exemple nous relève dans la joie, le second nous retienne dans la crainte, et que notre âme, attentive aux leçons, en retire, ou la confiance de l’espoir, ou l’humilité de la défiance, et qu’ainsi elle ne soit ni orgueilleuse par témérité, puisqu’elle est sous l’empire de la crainte, ni désespérée sous le poids de cette crainte, puisqu’elle est portée à la confiance de l’espoir par le fortifiant exemple de la vertu.
<i>Leçon vi</i>
(1, c. 1: <i>PL</i> 75, 527-529) «Il y avait un homme, dans la terre de Hus, du nom de Job» (<i>Jb</i> 1, 1). L’Écriture dit où le saint homme habitait, pour faire éclater le mérite de sa vertu. Qui ne le sait? Hus est un pays de Gentils. Or la Gentilité, ayant perdu la connaissance de son Créateur, se trouvait livrée à tous les vices. Donc en désignant le lieu qu’habitait Job, l’Écriture fait comprendre par là que c’est pour lui un plus grand sujet de louanges d’avoir été bon au milieu des méchants. Car il n’y a pas grand mérite à être bon en compagnie des bons, mais plutôt d’être bon en compagnie des méchants. Et puisqu’il y a faute plus grande à n’être pas bon avec les bons, il est on ne peut plus glorieux d’être bon même avec les méchants.
<i><b>Troisième Nocturne</i></b>
Lecture du saint Évangile selon saint Luc (10, 23-37; trad. du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)
<i>Leçon vii</i>
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous le dis, beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu; entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.»
Voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant: «Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle?» Jésus lui dit: «Dans la loi, qu’y a-t-il d’écrit? que lis-tu?» Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit; et ton prochain, comme toi-même.» Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais cela, et tu vivras.» Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»
Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu des brigands; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre, par hasard, descendait par cette route; en le voyant, il fit un détour et passa. De même un lévite, arrivé en cet endroit, en le voyant, fit un détour et passa. Mais un Samaritain en voyage arriva près de lui; et en le voyant, il eut pitié. Il s’approcha, lui banda ses blessures, y versant de l’huile et du vin; puis, le hissant sur sa propre monture, il le conduisit dans une auberge et il prit soin de lui. Le lendemain, prenant deux deniers, il les donna à l’aubergiste, et dit: “Prends soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rembourserai à mon retour.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands?» L’autre répondit: «C’est celui qui a fait miséricorde.» Jésus lui dit: «Va, et toi aussi, fais de même.»
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre (Sur Luc, 3, 10, 23-25; texte latin: CCL 120, 221)
Heureux les yeux, non des scribes et des pharisiens qui peuvent voir seulement le corps du Seigneur, mais ces yeux-là qui peuvent reconnaître ses mystères dont il est dit: «Et tu les as révélés aux tout petits» (Mt 11, 25). Heureux les yeux des tout petits à qui le Fils daigne se révéler avec son Père. «Abraham exulta de voir le jour [du Christ]. Il l’a vu et s’est réjoui» (Jn 8, 56). Isaïe aussi et Michée et bien d’autres prophètes ont vu la gloire du Seigneur et c’est pourquoi on les appelle voyants. Cependant tous ceux-ci, en guettant et saluant de loin, ont vu au moyen d’un miroir, confusément.
<i>Leçon viii</i>
Mais les Apôtres qui avaient le Seigneur parmi eux, qui ont pris leur repas avec lui, et qui n’avaient qu’à demander pour apprendre de lui tout ce qu’ils voulaient savoir, n’avaient pas besoin de l’enseignement des anges ou de divers genres de visions. Ceux que Luc désigne lorsqu’il parle de «beaucoup de prophètes et de rois», Matthieu les appelle plus clairement «prophètes et justes» (Mt 13, 17). Car, en effet, ils sont de grands rois, eux qui ne consentent pas à succomber aux mouvements de leurs tentations, mais savent royalement les maîtriser.
<i>Leçon ix</i>
«Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant: “Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle?”» Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur: «Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux.» Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père «d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits».
<b>II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961)</b>
DOUZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(PREMIER DE SEPTEMBRE)
Le bon Samaritain, par van Gogh (Rijksmuseum Kröller-Müller, Otterlo, Pays-Bas)
<b><i>Au Nocturne</i></b>
<b>Commencement du livre de Job</b> (ch. 1)
<i>Leçon i</i>
(vv. 1-3) Il y avait un homme, dans la terre de Hus, du nom de Job; et cet homme était simple, droit, craignant Dieu et s’éloignant du mal. Il lui naquit sept fils et trois filles. Et sa possession fut sept mille brebis, trois mille chameaux, et aussi cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses et un très grand nombre de domestiques; et cet homme était grand parmi les Orientaux.
<i>Leçon ii</i>
(vv. 4-11) Et ses fils allaient et faisaient un festin dans leurs maisons, chacun à son jour. De plus ils envoyaient appeler leurs trois sœurs, pour qu’elles mangeassent et bussent avec eux. Et lorsque les jours du festin étaient successivement passés, Job envoyait chez ses enfants, et il les sanctifiait; puis, se levant au point du jour, il offrait des holocaustes pour chacun d’eux; car il disait: «Peut-être que mes enfants ont maudit Dieu en leur cœur.» Ainsi faisait Job tous les jours. Or, un certain jour, comme les fils de Dieu étaient venus pour assister devant le Seigneur, Satan aussi se trouva au milieu d’eux. Le Seigneur lui demanda: «D’où viens-tu?» Satan, répondant, dit: «J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai traversée.» Le Seigneur lui demanda encore: «Est-ce que tu n’as point considéré mon serviteur Job? Il n’y en a pas de semblable à lui sur la terre; homme simple, droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal.» Satan, répondant, dit: «Est-ce en vain que Job craint le Seigneur? N’avez-vous pas mis un rempart autour de lui, de sa maison et de tous ses biens? N’avez-vous pas béni les œuvres de ses mains, et ses possessions ne se sont-elles pas augmentées sur la terre? Mais étendez un peu votre main, et touchez tout ce qu’il possède, et [vous verrez] s’il ne vous maudira pas en face.»
Lecture du saint Évangile selon saint Luc (10, 23-37; trad. du <i>Lectionnaire</i> de 1964-65)
<i>Leçon iii</i>
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous le dis, beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu; entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.»
Voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant: «Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle?» Jésus lui dit: «Dans la loi, qu’y a-t-il d’écrit? que lis-tu?» Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit; et ton prochain, comme toi-même.» Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais cela, et tu vivras.» Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»
Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu des brigands; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre, par hasard, descendait par cette route; en le voyant, il fit un détour et passa. De même un lévite, arrivé en cet endroit, en le voyant, fit un détour et passa. Mais un Samaritain en voyage arriva près de lui; et en le voyant, il eut pitié. Il s’approcha, lui banda ses blessures, y versant de l’huile et du vin; puis, le hissant sur sa propre monture, il le conduisit dans une auberge et il prit soin de lui. Le lendemain, prenant deux deniers, il les donna à l’aubergiste, et dit: “Prends soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rembourserai à mon retour.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands?» L’autre répondit: «C’est celui qui a fait miséricorde.» Jésus lui dit: «Va, et toi aussi, fais de même.»
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre (Sur Luc, 3, 10, 23-24; texte latin: CCL 120, 221)
Heureux les yeux, non des scribes et des pharisiens qui peuvent voir seulement le corps du Seigneur, mais ces yeux-là qui peuvent reconnaître ses mystères dont il est dit: «Et tu les as révélés aux tout petits» (Mt 11, 25). Heureux les yeux des tout petits à qui le Fils daigne se révéler avec son Père. «Abraham exulta de voir le jour [du Christ]. Il l’a vu et s’est réjoui» (Jn 8, 56). Isaïe aussi et Michée et bien d’autres prophètes ont vu la gloire du Seigneur et c’est pourquoi on les appelle voyants. Cependant tous ceux-ci, en guettant et saluant de loin, ont vu au moyen d’un miroir, confusément.
<b>III. COMMENTAIRE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002</b>
<img src="http://lavoixdu14e.blogspirit.com/media/00/02/e29573309202b63a28cc8638c4e6e620.jpg">
Jésus enseignant (église S.-Pierre-de-Montrouge, à Paris)
<b>VINGT-TROISIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE</b>
(Cycle des lectures A)
La <i>Liturgia Horarum</i>, c’est-à-dire le nouveau bréviaire romain, ne donne pas de commentaire de l’évangile de chaque dimanche, contrairement à la tradition. On a donc donné ci-après le commentaire que le <i>Bréviaire Romain</i> de 1961 donne pour l’évangile de la messe du mercredi de la 3° semaine de Carême: Mt 18, 15-22.
Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (18, 15-20; tr. officielle)
Jésus disait à ses disciples: «Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis: si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.»
Homélie de saint Augustin, évêque (Sermon 82, 3.4-5: PL 38, 507-508)
Pourquoi le reprends-tu? Dans l’amertume de te sentir offensé? Non, je l’espère! Si tu agis ainsi par amour-propre, ton action est nulle! Si tu agis par amour de l’autre, rien de mieux! Pour savoir sous l’empire de quel amour tu dois agir, l’amour envers toi ou envers lui, prête donc bien attention aux paroles elles-mêmes. «S’il t’écoute, est-il dit, tu as gagné ton frère.» Donc, agis pour lui, dans l’intention de le gagner. En agissant de la sorte, tu le gagnes. Si tu ne l’eus fait, c’était sa perte. Comment est-il possible que la plupart des hommes ne prennent pas au sérieux de tels péchés? Ils disent: «Qu’ai-je fait de grave? J’ai péché contre un homme.» Prends cela au sérieux: c’est contre un homme que tu as péché.
Veux-tu le savoir? Pécher contre un homme, c’est aller à ta perte. Si celui contre qui tu as péché te reprend, seul à seul, et que tu l’écoutes, il t’a gagné. Qu’est-ce à dire: «Il t’a gagné»? Ceci: s’il ne te gagnait, tu étais perdu. D’ailleurs si tu n’étais pas perdu, comment a-t-il pu te gagner? Que nul donc ne le prenne à la légère, si c’est contre son frère qu’il pèche. A un certain endroit, l’Apôtre le dit: «En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez» (1 Co 8, 12). Oui, certes, car tous nous sommes devenus membres du Christ. Toi qui pèches contre un membre du Christ, comment ne pèches-tu pas contre le Christ?
Que personne donc ne dise: «Je n’ai pas péché contre Dieu, mais j’ai péché contre mon frère, j’ai péché contre un homme, il n’y a là que peccadille, voire même rien du tout!» Sans doute parles-tu ainsi: «Il n’y a là que peccadille», parce que la guérison peut en être immédiate. Tu as péché contre ton frère? Fais satisfaction et tu es guéri! En un instant, tu l’as posé, cet acte porteur de mort. Mais en un instant, tu en as trouvé le remède. Mes frères, lequel d’entre nous oserait espérer le Royaume des Cieux, lorsque l’Évangile affirme: «Celui qui dit à son frère: mécréant sera passible de la géhenne de feu»? Terrifiante perspective! Mais, regarde, voici le remède. «Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là, tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel.» Dieu ne s’irrite pas si tu diffères de présenter ton offrande: c’est toi que cherche Dieu plutôt que ton offrande.
<b>Oraison</b>
Deus, per quem nobis
et redémptio venit et præstátur adóptio,
fílios dilectiónis tuæ benígnus inténde,
ut in Christo credéntibus
et vera tribuátur libértas,
et heréditas ætérna.
Traduction personnelle
<i>O Dieu, par qui nous est venue la rédemption
et offerte l’adoption,
penchez-vous avec bonté
sur les fils de votre dilection
afin qu’à ceux qui croient au Christ
soient accordés la vraie liberté
et l’héritage éternel.</i>
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