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Dimanche : textes du Bréviaire
par Alexandre 2011-08-20 19:34:42
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Le pharisien et le publicain, par Jacques Tissot (Brooklyn Museum)

Dimanche 21 Août 2011

<b>I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1960)</b>

DIXIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(QUATRIÈME D’AOÛT)


<b>Commencement du livre de l’Ecclésiastique [= Siracide]</b> (ch. 1)
<i>Leçon i</i>
(vv. 1b-5) Toute sagesse vient du Seigneur Dieu; elle a toujours été avec lui, et elle y est avant tous les siècles. Qui a compté le sable de la mer, et les gouttes de la pluie, et les jours du monde? Qui a mesuré la hauteur du ciel, et l’étendue de la terre, et la profondeur de l’abîme? Qui a pénétré la sagesse de Dieu, laquelle précède toutes choses? La sagesse a été créée avant tout, et la lumière de l’intelligence dès le commencement. La parole de Dieu au plus haut des cieux est la source de la sagesse, et ses voies sont les commandements éternels.

<i>Leçon ii</i>
(vv. 6-10) A qui a été révélée la racine de la sagesse, et qui a connu ses artifices? A qui la science de la sagesse a-t-elle été révélée et manifestée, et qui a compris la multiplicité de ses démarches? Il n’y a que le Très-Haut, le Créateur qui peut tout, le Roi puissant et infiniment redoutable, assis sur son trône, le Dieu dominateur. C’est Lui qui l’a créée dans l’Esprit-Saint, qui l’a vue, qui l’a comptée, et qui l’a mesurée. Il l’a répandue sur toutes ses œuvres et sur toute chair, d’après la mesure de ses dons, et il l’a procurée à ceux qui l’aiment.

<i>Leçon iii</i>
(vv. 11-16) La crainte du Seigneur est une gloire, et un sujet de se glorifier, et une joie, et une couronne d’allégresse. La crainte du Seigneur réjouira le cœur; elle donnera la joie, et l’allégresse, et la longueur des jours. Celui qui craint le Seigneur s’en trouvera bien à la fin, et il sera béni au jour de sa mort. L’amour de Dieu est une sagesse digne d’être honorée. Ceux à qui elle se découvre l’aiment aussitôt qu’ils l’ont vue, et qu’ils ont reconnu ses merveilles. La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse; elle est créée dès le sein de leur mère avec les hommes fidèles; elle accompagne les femmes d’élite, elle se montre avec les justes et les fidèles.

<i><b>Deuxième Nocturne</i></b>

<b>Du livre des Morales de saint Grégoire, Pape</b> (1, c. 25, nn. 34-35: <i>PL</i> 75, 542-543)
<i>Leçon iv</i>
Il y a chez quelques-uns de la négligence à réformer leur vie. Tout à la passion des biens passagers, ignorant les bien éternels, ou, s’ils les connaissent, les dédaignant, ils sont insensibles à leur état et incapables d’un bon dessein. Sans regret des biens d’en haut qu’ils ont perdus, ils se félicitent, les malheureux! de posséder ceux d’ici-bas. Formés pour la lumière de la vérité, ils n’y élèvent jamais les yeux de l’âme; jamais un désir, un élan vers la contemplation de l’éternelle patrie. S’abandonnant aux jouissances où ils se sont jetés, ils affectionnent comme étant leur patrie un triste lieu d’exil; et au sein des ténèbres qui les empêchent de voir, ils sont tout joyeux, comme si une brillante lumière les éclairait.

<i>Leçon v</i>
Les élus, au contraire, aux yeux de qui les biens passagers n’ont aucune valeur, recherchent ceux pour lesquels leurs âmes ont été créées. Et comme, hors de Dieu, rien n’a pu les satisfaire, leur pensée, que le travail de cette poursuite a fatiguée, se repose dans l’espérance et la contemplation de leur Créateur; et le désir d’être réunis aux citoyens du ciel les enflamme. Retenu encore dans ce monde par les liens de la chair, chacun d’eux cependant se transporte en esprit au-delà de ce monde, déplore les misères de son exil, et ne cesse de tendre vers sa sublime patrie, s’excitant lui-même par les aiguillons de l’amour. A l’amère pensée que ce qu’il a perdu est éternel, il prend la résolution salutaire de mépriser ce qui passe avec le temps. Et plus s’affermit son dessein de rompre avec les choses qui périssent, plus s’augmente en lui la tristesse de ne pas jouir encore des choses qui demeurent.

<i>Leçon vi</i>
Il faut aussi observer qu’aucune peine d’esprit ne se mêle aux actions inconsidérées. En effet, celui qui vit sans réfléchir et qui s’abandonne en aveugle au hasard des événements, n’est jamais en proie au tourment des préoccupations. Mais celui qui, mieux avisé, applique son esprit à raisonner sa conduite, s’observe et met de la prudence dans tous ses actes. De peur qu’une conséquence imprévue et fâcheuse ne résulte de la démarche qu’il veut faire, il tâte, pour ainsi dire, le terrain, en y posant doucement le pied de sa pensée, il pèse cette action; et par là il évite que la crainte le retienne quand il faudrait agir, que la précipitation l’emporte quand il y aurait lieu de différer; que la concupiscence l’entraîne au mal et le surmonte à guerre ouverte, ou que, sur la voie du bien, la vaine gloire le fasse tomber dans ses pièges.


Saint Grégoire le Grand, pape de 590 à 604.

Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Luc (18, 9-14; traduction du Lectionnaire de 1964-65).
<i>Leçon vii</i>
En ce temps là, Jésus dit à l’adresse de certains qui se flattaient d’êtres justes et méprisaient les autres, la parabole que voici: «Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, se tenait droit et priait ainsi en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères; ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois la semaine, je paie la dîme de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance, et il n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: “Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis!” Je vous le dis, celui-ci descendit justifié dans sa maison, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève, sera abaissé; et qui s’abaisse, sera élevé.»


Homélie de saint Augustin, évêque (Sermon 115, 2: PL 38, 656)
Si au moins ce pharisien avait dit: Je ne suis pas comme beaucoup d’hommes. Car par ces mots «le reste des hommes» que veut-il dire sinon, tous, lui seul excepté? Moi, dit-il, je suis juste, tous les autres, pécheurs. «Je ne suis pas comme le reste des hommes, injustes, voleurs, adultères.» Et voici pour toi, dans le voisinage d’un publicain, une occasion de te rengorger davantage. «Comme ce publicain-là», dit-il. «Moi, dit-il, je suis un être à part! Celui-là est un des autres!» Non, dit-il, je ne suis pas tel que lui! Grâce à mes œuvres de justice, je ne suis pas un homme malhonnête.

<i>Leçon viii</i>
«Je jeûne deux fois la semaine, je paie la dîme de tout ce que je gagne.» Qu’a-t-il demandé à Dieu? Cherche dans ses paroles, tu ne trouveras rien! Il monte prier. Or, il ne veut pas implorer Dieu, mais se louer soi-même. C’est trop peu dire: «Pas implorer Dieu, mais se louer soi-même.» En surplus, il insulte celui qui prie. «Le publicain, lui, se tenait à distance» et cependant, il s’approchait de Dieu. Sa conscience secrète l’en éloignait, sa piété l’en rapprochait. «Le publicain, lui, se tenait à distance», mais, tout proche, le Seigneur lui prêtait attention.

<i>Leçon ix</i>
Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore: «Il se frappait la poitrine.» De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. «Il se frappait la poitrine en disant: Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis.«Le voilà, celui qui prie! Pourquoi t’étonner? La faute qu’il reconnaît Dieu, lui, ne veut plus la connaître.

<b>II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961-1969)</b>

DIXIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(TROISIÈME D’AOÛT)



Le pharisien et le publicain, par Gustave Doré

Au Nocturne

Commencement du livre de la Sagesse (ch. 1)
<i>Leçon i</i>
(vv. 1-4) Aimez la justice, vous qui jugez la terre, nourrissez sur le Seigneur de droites pensées et cherchez-le en simplicité du cœur. Car il se laisse trouver par ceux qui ne le tentent pas, il se révèle à ceux qui ne lui refusent pas leur foi. Mais les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et la Toute-Puissance, mise à l’épreuve, confond les insensés. Non, la Sagesse n’entre pas dans une âme perverse, elle n’habite pas dans un corps tributaire du péché.

<i>Leçon ii</i>
(vv. 5-11) L’Esprit saint qui nous éduque fuit la duplicité, il s’éloigne des pensées sans intelligence, il s’offusque quand survient l’iniquité. La Sagesse est un esprit qui aime les hommes, mais elle ne laissera pas impuni le blasphémateur; car Dieu est le témoin de ses reins, le surveillant véridique de son cœur, et ses paroles, il les entend. L’Esprit du Seigneur en effet remplit l’univers, et lui, qui tient unies toutes choses, sait tout ce qui se dit. Nul ne saurait donc se dérober, qui profère un langage inique, la Justice vengeresse ne le laissera pas échapper. Sur les desseins de l’impie il sera fait enquête; le bruit de ses paroles ira jusqu’au Seigneur, pour que soient châtiés ses forfaits. Une oreille jalouse écoute tout, la rumeur même des murmures ne lui échappe pas. Gardez-vous donc des vains murmures, préservez votre langue des mauvais propos; la parole la plus furtive ne demeure pas sans effet, une bouche mensongère donne la mort à l’âme.


Lecture du saint Évangile selon saint Luc (18, 9-14; traduction du Lectionnaire de 1964-65).
<i>Leçon iii</i>
En ce temps là, Jésus dit à l’adresse de certains qui se flattaient d’êtres justes et méprisaient les autres, la parabole que voici: «Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, se tenait droit et priait ainsi en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères; ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois la semaine, je paie la dîme de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance, et il n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: “Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis!” Je vous le dis, celui-ci descendit justifié dans sa maison, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève, sera abaissé; et qui s’abaisse, sera élevé.»

Homélie de saint Augustin, évêque (Sermon 115, 2: PL 38, 656)
Si au moins ce pharisien avait dit: Je ne suis pas comme beaucoup d’hommes. Car par ces mots «le reste des hommes» que veut-il dire sinon, tous, lui seul excepté? Moi, dit-il, je suis juste, tous les autres, pécheurs. «Je ne suis pas comme le reste des hommes, injustes, voleurs, adultères.» Et voici pour toi, dans le voisinage d’un publicain, une occasion de te rengorger davantage. «Comme ce publicain-là», dit-il. «Moi, dit-il, je suis un être à part! Celui-là est un des autres!» Non, dit-il, je ne suis pas tel que lui! Grâce à mes oeuvres de justice, je ne suis pas un homme malhonnête.


<b>III. COMMENTAIRE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002</b>


<b>VINGT-ET-UNIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE</b>
(cycle des lectures dominicales A)



La <i>Liturgie des Heures</i>, c’est-à-dire l’Office romain «rénové» suite au concile Vatican II, ne donne pas de commentaire de l’évangile lu à la messe du dimanche, contrairement à la tradition millénaire de l’Église latine. Le passage d’aujourd’hui (<i>Mt</i> 16, 13-20) figure à plusieurs endroits, dans le Missel Romain antérieur à 1970. On trouvera ci-après les homélies publiées sur le Forum Catholique.




<b>Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu</b> (ch. XVI, 13-20 ; trad. liturgique)
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes?» Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes.» Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!» Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux.» Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie.

<b>. Homélies sur ce passage</i></b>

Fête de saint Damase, pape (11 décembre)

Extrait d’une homélie de saint Léon le Grand (+461)

Homélie de saint Jérôme




<b>Collecte</b>
(= MR 1962, 4° dim. après Pâques)
Deus, qui fidélium mentes
uníus éfficis voluntátis,
da pópulis tuis
id amáre quod prǽcipis,
id desideráre quod promíttis,
ut, inter mundánas varietátes,
ibi nostra fixa sint corda,
ubi vera sunt gáudia.

(Traduction de D. Hala [Solesmes])
O Dieu qui unis les esprits des croyants
dans un même sentiment,
accorde à ton peuple
d’aimer ce que tu commandes
et de désirer ce que tu promets,
pour qu’au milieu des fluctuations de ce monde,
nos cœurs restent fixés
là où résident les vraies joies.

     

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