Quelques éléments par N.M. 2011-05-19 14:42:36 |
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Quelques éléments de réponse (en français) tirés d'un diurnal monastique publié par les moines de Saint-André de Bruges (on notera certains jugements de valeur que l'on peut juger discutables) :
"Réforme du Missel et du Bréviaire
"Le 28 avril 1915, la Congrégation des Rites approuva un nouveau calendrier, apportant d'importantes modifications dans la liturgie bénédictine.
"Quatre ans auparavant, Pie X avait opéré la réforme du Missel et du Bréviaire Romain.
"Les changements apportés au rit monastique s'inspirèrent de l'esprit et des principes qui avaient guidé le rit romain. Par suite de l'importance toujours grandissante du Sanctoral, résultant de l'apport de nouvelles fêtes de saints et de l'introduction des offices votifs, une grande partie du psautier ne se récitait presque jamais.
"Un premier but poursuivi par Pie X fut une nouvelle distribution du psautier et de nouvelles règles pour sa récitation, grâce auxquelles les cent cinquante psaumes sont dits généralement chaque semaine. Saint Benoît, dans sa Règle, avait déjà formulé le souhait de voir les moines s'acquitter de cette prière hebdomadaire et, dans ce but, il avait établi une distribution du psautier entre les sept jours. Sur ce point, il n'y a rien de changé et l'ordre établi par saint Benoît, différent de l'ordre romain, reste toujours en vigueur.
"La prédominance du Temporal sur le Sanctoral
"Un second but fut de diminuer l'importance démesurée du Sanctoral et d'augmenter celle du Temporal. Pie X remit en honneur les offices dominicaux, les grandes périodes de l'Avent et du Carême, les IV Temps et les vigiles. Il transféra en semaine plusieurs fêtes toujours célébrées le dimanche et établit qu'en cas d'occurrence un grand nombre de fêtes cèderaient le pas au dimanche pour la messe et l'office.
"La réforme monastique adopta ces règles et accentua la prédominance du Temporal sur le Sanctoral :
"1° elle donna la préséance à de nombreuses féries, notamment à toutes les féries de Carême, sur les fêtes même doubles majeures [1] ; elle assimila les féries de la Septuagésime à celles de l'Avent.
"2° elle abolit, pour les fêtes des saints, les classes de semi-double et de simple et institua à leur place une classe inférieure aux fêtes simple, la mémoire, pour laquelle l'office est de la férie, auquel on fait commémoraison ou mémoire du saint, mais la messe conventuelle est du saint. De plus, aux fêtes doubles, la récitation des psaumes et antiennes de la férie fut substituée à celle de la fête [2].
"3° elle diminua le nombre et la classe des fêtes du Sanctoral, et les ordonna suivant des règles logiques et uniformes. On conserva les martyrs anciens, les docteurs de l'Eglise, les grands fondateurs d'Ordres, les saints dont la renommée est universelle ; mais on supprima un grand nombre de fêtes de saints des temps modernes, qui, quoique ne présentant le plus souvent qu'un intérêt local, avaient envahi le calendrier romain, prenant le pas sur des papes ou des martyrs illustres des premiers siècles. On réunit aussi plusieurs saints au même jour en raison de la similitude de leur mission ici-bas.
"Ainsi, dans le rit monastique, plusieurs jours se retrouvaient libres et on put replacer au jour de leur mort des saints dont la fête avait dû être transférée à un autre jour au calendrier romain.
"Il y a, cela va sans dire, des fêtes de saints propres à notre Ordre (O.N.), peu nombreuses, ayant messe et office propres."
Propre de l'Ordre de saint Benoît, contenant l'office monastique de Prime à Complies ainsi que les Messes propres au calendrier bénédictin, 3e édition, Apostolat liturgique, Abbaye de Saint-André, Bruges, 1948, pp. 3-4.
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