faute d'orthographe certes pour le reste par Luc Perrin 2011-05-17 14:12:30 |
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je laisse UNEC à ce qui tient plutôt de l'illuminisme débridé, des généralisations abusives et de la désinformation pure et simple concernant la procédure visant DSK.
Si les mouvements "féministes" - qui se disent tels - étaient composés en grande majorité ou "très souvent" d'hommes, il y en a certes, cela se saurait.
Je ne vois guère comment ce "très souvent" peut être étayé. Le Planning familial semble être une organisation à prédominance féminine. Mme Roudy avait complété l'action de Mme Veil etc. Dans le domaine politique et social, les femmes autant que les hommes portent une responsabilité.
A supposer que les femmes aujourd'hui avortent pour "faire plaisir" à leur mari/compagnon voire père - à démontrer avec quelles enquêtes ? - en quoi cela change le fait juridique que la décision, dans notre droit comme ailleurs, est exclusivement celui de la mère ?
Il y a des cas mêmes où cette décision est prise contre le voeu du père.
Que beaucoup d'hommes soutiennent les femmes dans cette décision, c'est possible et il faut compter aussi la pression venue des familles (élément masculin et féminin).
A moins que vous présumiez que les femmes qui décident donc seules in fine soient incapables de le faire sans l'aval d'un homme ? Il y a belle lurette que les relations hommes-femmes ne sont plus régies par un rapport d'étroite soumission des dernières envers les premiers sauf dans quelques cas résiduels.
Nous ne sommes plus en Occident au temps de Zola, pour la grande majorité des femmes, et la question est trop sérieuse pour être caricaturée par une stigmatisation en terme génétique d'un problème éducatif, social et culturel qui concerne toute la société. Dans l'état actuel de la législation, en prenant un pur cas d'école, si tous les partenaires masculins décidaient unanimement de refuser l'avortement, cela ne changerait rien à la possibilité pour les femmes enceintes de poursuivre sur cette voie. Vouloir exonérer "très souvent" les femmes dans un problème où elles sont au centre - mais pas forcément seules je ne nie pas cette évidence - me paraît singulièrement bizarre comme présentation.
nb. par définition le public de SOS Mamans est une base d'enquête faussée puisque c'est la petite partie des femmes qui doutent quant à l'avortement et viennent chercher une écoute et une aide. Une enquête menée auprès des centres de Planning familial serait bien plus probante auprès du commun des femmes pour savoir :
a) si la contrainte morale masculine est la raison "très souvent" de leur démarche alors qu'elles repoussaient l'idée avec horreur
b) si elles prennent la décision in fine sous une même contrainte (morale) masculine "très souvent" alors qu'elles voulaient absolument garder l'enfant.
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