Non, il ne faut jamais souhaiter... par Vianney 2011-04-15 11:06:35 |
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...l’enfer pour les autres, chère Gentiloup, d’abord parce que ce serait contraire à l’acte de charité que l’Eglise nous apprend à réciter, et puis pour l’excellent motif, rappelé par saint Augustin, qu’il n’y aucun péché commis par qui que ce soit que nous ne pourrions pas commettre nous-même “si Dieu ne nous tenait de sa main” !
Et inversément, il y a quelquefois de ces conversions inattendues, surtout à une époque aussi dominée que la nôtre par Satan, comme celle de cette révolutionnaire gauchiste dont parlait récemment Jeanne Smits, que la voix de sa conscience et la miséricorde divine transformèrent en une catholique convaincue :Amparo accompagnait une amie très proche qui était tombée enceinte à la suite d'une relation extra-conjugale. Elle en était à sa neuvième semaine de gestation.
« Je me rappelle la salle, la peur et la douleur qui transparaissaient sur le visage de mon amie, le bruit de l'aspirateur et moi, moi qui lui disais de ne pas avoir peur, de continuer, de songer que l'opération était simple et qu'elle lui ferait du bien », raconte la jeune femme, toujours hantée par la scène.
Car elle se sent coupable, jusqu'à aujourd'hui : du coup elle a fondé une association pour aider les pères et les mères à surmonter la dépression post-abortive.
« J'ai compris qu'aucune femme n'avorte par plaisir ; la souffrance est immense et elle laisse des traces qu'on n'effacera jamais. »
Amparo Medina estime que la réponse ne passe pas par les préservatifs mais par un juste enseignement de la sexualité, ses risques et surtout les responsabilités qu'elle comporte. Les contraceptifs ne sont pour elle qu'un moyen de plus pour enrichir les multinationales. Parole d'une femme qui connaît les réalités des couches pauvres de la société de l'intérieur.
Un autre événement providentiel allait entraîner sa conversion. Participant à la lutte armée des indigènes, elle s'est trouvée un beau jour face à la milice. Une balle siffle, éraflant sa joue gauche. Elle tombe, inconsciente. « C'est là que j'ai eu la vision d'une jeune fille de 16 ou 17 ans qui disait qu'elle m'aimait. Je suis sûre que c'était la Vierge Marie. » Amparo est devenue catholique. Et elle dit aujourd'hui : « Je ne suis qu'une pièce dans un engrenage qui me dépasse de beaucoup. »
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