Tout cela se passe en Allemagne... par Diafoirus 2011-04-14 10:26:39 |
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L’inavouable se commet en pleine lumière
Il y a des jours où ce que l’on apprend sur nos pays Européens dépasse l’entendement. Je me dis alors : sommes-nous revenus au temps de la haute préhistoire quand les droits de chacun et notamment des pères et des mères pouvaient être bafoués par les premiers voyous venus ? Je dis la préhistoire pour ne choquer personne en prenant des exemples plus récents… quoique celui que je vais citer ici, d’une actualité immédiate, ne manque pas de toucher un fond certain d’ignominie. Dans ma jeunesse pourtant, on me m’apprenait que le mal se commet le plus souvent à l’abri de l’ombre, dans la nuit la plus obscure, très rarement en plein soleil. Aujourd’hui, il semble correct de commettre l’inavouable en pleine lumière, d’où sans doute la mode du « politiquement correct », par lequel on fait passer sans encombre nombre de concepts à l’ombre desquels peut se glisser impunément l’inacceptable et cela avec l’aide même des médias : qui se situent au cœur même de la parole obscène, devenue vérité, capable ainsi de justifier le meurtre de l’être en sa première apparence comme en sa dernière, de prôner l’inconduite sexuelle comme une avancée de la civilisation…
Je suis donc ahuri d’avoir eu communication d’une information tellement invraisemblable, tellement scandaleuse par elle-même, tellement loufoque également, mais d’une loufoquerie sinistre, que je ne sais comment la saisir : avec des pincettes comme on le fait dans certaines de nos villes pour ramasser les crottes de chiens ? En me disant que c’est une histoire de déments, une affaire de cinglés, ce qui serait évidemment déplorable mais sans conséquences morales ? En l’écartant d’un geste comme un homme qui sait le monde perdu et ne veut pas entrer en concurrence avec lui, ne serait-ce que pour essayer de faire entendre raison à qui cependant est inaccessible, sourd, aveugle en même temps qu’habité par un monstre ?
Mais de quelle nouvelle fraîche s’agit-il ? Il y a deux semaines une mère allemande a été arrêtée parce que refusant que ses enfants suivent les cours d'éducation sexuelle dispensés dans leur école d’État ! Effarant, grotesque, immonde. Plus de cinquante autres parents ont subi le même sort pour les mêmes raisons, à croire que les prisons allemandes recrutent par faute d’occupants. Il faut savoir, pour comprendre ce refus, ce qui se dit dans nombre d’écoles, même s’il existe par bonheur beaucoup de professeurs prudents, mesurés, décents aussi, capables d’une délicatesse dont ne témoignent pas plusieurs des manuels proposés pour cette soi-disant éducation. Mais aussi des professeurs tenaillés par la peur des sanctions que l’édifice institutionnel de l’état est parfaitement capable d’infliger. Le corps des inspecteurs est là pour ça.
L'association « Professionnels pour l'Éthique » - dont il me faut naturellement souligner le mérite – a signalé ces cas à Zenit, l’agence d’information du Vatican, ajoutant à une première liste de deux nouveaux cas de pères de famille arrêtés en la ville de Salzkotten : Eduard W., père de huit enfants, et Artur W., père de dix enfants et en attente du onzième. Eux deux ont refusé la participation de leurs enfants au programme scolaire d'éducation sexuelle. Pourquoi cette attitude ? Parce qu’ils ne sont pas d’accord avec ce programme imposé à tous les enfants comme une nouvelle religion supplantant toutes les autres, et l’on devine bien que s’ils refusent ainsi c’est que ce programme doit comporter une vision du monde, une vision de l’être, une vision de l’amour qui ne correspondent pas avec leurs convictions les plus ancrées en leur âme et leur esprit.
Ils expliquent le pourquoi de leur refus : les obliger à laisser leurs enfants assister à des cours de ce type équivaut pour eux à violer leurs droits les plus sacrés, ceux des être humains qu’ils sont, ceux surtout des parents qu’ils sont et qui veulent assumer l’impérieux devoir d’éducation qui est le leur : cela leur revient, ils ont sur ce sujet des choses à enseigner qui valent bien celles que veulent universaliser des pédagogues aux idéologies sexualistes souvent extrêmes qui veulent les supplanter. À quelle fin ? C’est aussi d’une certaine façon leur ôter ces enfants qui sont les leurs, les séparer d’eux une fois de plus, une fois de trop (je pense aux nouvelles mathématiques, conçues dans ce sens par la marxiste Rue de Grenelle ; également à la nouvelle grammaire, si pernicieuse et parfois grotesque) : car ces enfants, ils les aiment et pour eux ils donnent leur vie.
Le dernier cas, symptomatique d’une volonté d’état, est celui de Madame Wiens, arrêtée au début du mois de mars (cf. ZENIT, 9 mars 2011) : une demande d’intervention a été faite auprès du Tribunal européen des droits de l'homme, à Strasbourg. Magnifiques de courage, si j’ose dire, des juges ont refusé les mesures urgentes qui auraient permis sa libération. Une nouvelle Inquisition est en marche, bien plus redoutable car elle s’attaque à toute l’espèce humaine afin de lui ordonner de perdre toute espérance en l’obligeant à n’être plus qu’un ramassis de pauvres êtres soumis à l’immanence.
A-t-on songé seulement à ce que ces enfants ont pu ressentir lorsqu’ils eurent appris l’arrestation et l’emprisonnement de leur mère ? À leur stupéfaction ? Leur tristesse, leur effarement, leur souffrance ? Je n’aimerai pas être dans la peau de ces bourreaux légaux, armés du droit. Mais au fait, quel droit qui vient ici abolir le droit universel et multi séculaire des parents ? (Tout cela se passe en Allemagne, qui joue ici le rôle de précurseur : la France sera inévitablement contaminée et il s’agit ici d’un virus plus redoutable que celui du sida. Nous ne pouvons pas hélas compter sur notre triste République sans Dieu, dont le concept de laïcité militante nous enfoncera dans le désastre plutôt que de nous en préserver.)
Où allons-nous ? Qui, derrière ces faits, ose emprisonner des parents qui ne font que leur très légitime devoir, car l’obligation d’une éducation sexuelle qui ne répond pas aux exigences éthiques et/ou spirituelles et/ou religieuses et/ou tout simplement humaines des parents ne peut être le fruit que d’un totalitarisme.
Nous savons que l’Europe, qui se mêle de tout même de nos « subsidiarités » non-négociables, cherche toujours à imposer arbitrairement et souvent en violant le droit et « nos » droits, – se souvenir du tour de passe-passe opéré par le Président de l’Europe Nicolas Sarkozy en 2006 pour refuser le vote des Français de 2005 concernant justement cette Europe dont ils ne veulent majoritairement pas ! –, mais nous sommes surpris qu’un Ministère allemand, oublieux sans doute d’un passé tragique, aie pu emprunter la voie d’une telle violation des droits imprescriptibles de chaque père et mère, droits naturels au plus haut degré.
Question qui n’est pas annexe : est-ce que l’on met au monde des enfants pour qu’ils soient abîmés par les malades du tout-sexisme ? Les inconscients du libertinage accéléré des adolescents – et même des impubères ? Des fanatiques de l’idolâtrie des genres, du mépris systématique de toutes les valeurs et vertus qui ont marqué la civilisation européenne ? (Voir l’obligation, encore ce mot, faite à Paris aux étudiants de Science-Po de suivre un cours sur le « gender », stupide idéologie mais arme de guerre importée des États-Unis !)...
(Le gender inspire des glissements sémantiques pour opérer sa déconstruction des identités : la parenté devient parentalité, il s'agit par là "d'opposer les trois composantes de la filiation : la filiation biologique, la filiation juridique et la filiation sociale, pour choisir celle qui convient". L'établissement de ces nouvelles filiations mène à revendiquer un "droit à l'enfant" universel, et la procréation médicalement assistée doit satisfaire le désir d'enfant. Au final, "tous les moyens sont bons pour garantir le 'droit à l'enfant' au mépris de l'enfant lui-même, de son identité et de sa croissance dans un cadre stable avec son père et sa mère".
La diffusion de cette théorie risque de renforcer "la culture de dissociation de notre société : dissociation entre identité et comportement, entre sexualité et procréation, entre union et filiation, entre parenté et parentalité".
Pour que cette idée d'indifférenciation généralisée s'installe dans la société, "quoi de plus tentant que ce prestigieux établissement de formation des esprits supérieurs où les élites pourront diffuser la bonne parole dans l’administration, la politique et l’entreprise ?"
Lire l'intégralité
http://www.genethique.org/revues/revues/2010/juin/20100601.1.asp)
...Il va falloir de jour en jour affirmer notre refus, notre opposition à l’inacceptable. Il faudra – peut-être ou certainement ? – oser un jour affronter les forces publiques mises au service de ces doctrines de la « déviance » systématiquement prônées par les instances culturelles des états européens comme par les « couloirs » des affairistes, à partir de myriades de chansons si souvent ineptes, abominables, laides, écrites n’importe comment, adeptes bien entendu de la lâcheté morale à la mode, doctrines que l’on fait entrer de force dans le ciboulot des citoyens qui gobent tout après avoir été décervelés spirituellement sur les bancs de l’In-Education nationale ; à partir encore de pièces de théâtre porteuses de la gangrène de l’immoralisme le plus impudent, parfois les plus belles mais mises en scène de façon à en détourner le message dans le sens des intérêts idolâtres du moment ; à partir également de nombreuses œuvres cinématographiques farcies de scènes d’une violence outrée, de pornographies aguichantes quoiqu’inutiles mais qui font vendre, ce qui prouve à quel point l’on a pu « vicier » nos contemporains jusqu’à leur faire perdre le sens de la décence, de l’élégance d’âme, de la maîtrise de soi. (Est-ce normal que nos impôts servent systématiquement à produire et promouvoir ce qui tue notre corps et notre âme aussi bien que notre esprit et dont nous ne voulons pas même si trop de spectateurs finissent par s’y résigner ?)
Si j’emploie le mot déviance, tout le monde comprend qu’il s’agit de toutes les déviances, sexuelles certes – mais le sexuel serait-il soudain devenu l’alpha et l’oméga de nos existences comme de nos pensées ? –, je songe donc à celles qui touchent à l’économique (se référer aux actions dévastatrices des fameux tradères employés par les Banques; à celles qui touchent à la culture (préférence si souvent donnée aux œuvres de la désespérance ontologique) ; à celles qui touchent au politique (certains exemples provenant de la Lybie comme d’un « bunker » ivoirien donnent substance à ces propos)…
Un livret a eu un immense succès : Oser résister, je crois… Non, non, cela me revient : Révoltez-vous… il me semble ! Je n’ai pas, quant à moi, attendu cette publication pour « résister », m’opposer, me révolter. Je n’oublie pas ici la foule des chrétiens qui ont plus ou moins perdu la foi, notamment en la résurrection, du fait des assauts incessants menés contre les vertus et contre l’espérance portées par le christianisme, à l’imitation du Christ. Si les chrétiens, ceux qui gardent intacte leur confiance en ce Dieu fait homme pour nous retirer des bas-fonds les plus infâmes de l’enfer dont les prémices sont œuvre humaine, ce Christ dont les apôtres ont témoigné en bravant la mort par le supplice, si ces « fidèles » parvenaient à faire entendre raison, haut et fort, jusqu’à risquer de mettre en jeu leur confort, leur renommée, jusqu’à peut-être leur situation, à tous les parents de France et d’ailleurs pour qu’ils osent enfin recouvrer leur dignité hasardée dans les pires des tripatouillages intellectuels, les pires compromissions nouées avec des inconscients qui n’ont d’autres désirs que de les enfermer à nouveau dans ces lieux-dits qui finissent toujours par des nausées sans fin, des angoisses éperdues ou des invalidités de l’être qui le transforment en une sorte de zombie infréquentable ; recouvrer aussi leur liberté intérieure et extérieure niée, rejetée en des cachots de la pensée que l’on a du mal à se figurer, encore plus à admettre… Faire entendre également à cette Europe de misère que l’on nous a fagotée avec des robes de catins, aujourd’hui attelée à la tâche vile de détricoter l’ouvrage le plus beau des siècles passés, patrimoine plus précieux que l’or, plus précieux encore que toutes les pierres, tous les tableaux qui font saliver les armées de touristes venus nous rendent visite ; de fabriquer des peuples de soumis en imposant une sorte de dhimmitude païenne, dont le dieu se nomme Coït Iier !
Alors se lèverait l’aube de la véritable Europe, celle de l’Esprit.
Dominique Daguet
Note : En Espagne, le mouvement « Professionnels pour l'Ethique » a publié une déclaration en faveur de tous ces parents allemands condamnés, qui a été signée par une quarantaine d'associations d'Espagne, Irlande, Italie, Belgique, France, Slovaquie, Allemagne, Etats-Unis, Philippines, Mexique et Norvège, afin d’exhorter les autorités allemandes à relâcher ceux qui ont été arrêtés alors qu’ils sont dans leur droit, donc innocents. La déclaration insiste pour que soit également demandé aux institutions européennes de veiller au respect strict des droits fondamentaux et de la liberté d'éducation : qui ne va pas sans la liberté de rester responsable de qui s’enseigne, notamment dans les écoles chrétiennes, ce qui ne se constate pas vraiment en France au point que s’y créent de nombreuses écoles hors contrat...
Cette déclaration a été envoyée à la Chancellerie fédérale allemande, au gouvernement fédéral allemand, aux ministères de la culture et de l'Education des États allemands fédérés, aux institutions du conseil européen, aux représentants des gouvernements allemand et espagnol du Conseil de l'Europe, au parlement européen, à l'ambassade allemande en Espagne comme enfin aux tribunaux qui ont condamné les parents allemands à l'emprisonnement.
Source
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