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"Rencontre du pape Léon XIV à Rimini : Tout le monde est le bienvenu, sauf les catholiques traditionalistes."
par Vistemboir2 2026-08-26 10:21:40
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 24 août 2026 sur The Remnant sous le titre : « Pope Leo’s Rimini Meeting: Everyone Is Welcome, Except Traditional Catholics »
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La rencontre de Rimini du pape Léon XIV a été présentée comme une célébration de l'amitié, du dialogue et de la recherche de la vérité entre les peuples. Mais que se passe-t-il lorsque les catholiques insistent sur le fait que le catholicisme n'est pas simplement une voie parmi d'autres ? Examinons le discours de Léon XIV à Rimini, le faux œcuménisme et les raisons pour lesquelles les catholiques traditionalistes n'ont pas leur place au sein du « cercle d'amitié » du Vatican moderne.

À l’approche de la visite de Léon XIV à la Rencontre pour l’Amitié entre les Peuples de Rimini, le 22 août 2026, Vatican News a présenté le contexte de l’événement :

« L’histoire de la Rencontre pour l’Amitié entre les Peuples, également connue sous le nom de Rencontre de Rimini, remonte à la fin des années 1970. Au sein d’un groupe d’amis à Rimini, unis par une même expérience chrétienne, est né le désir de découvrir et de partager avec autrui ce qu’il y avait de beau et de bon dans la culture contemporaine. C’est ainsi qu’est née la Rencontre en 1980. Dès le départ, elle se voulait un lieu de rencontre pour les personnes de cultures et de religions différentes, un espace pour construire la paix, la coexistence et l’amitié entre les peuples. Elle repose sur la conviction que les êtres humains sont unis par un désir de vérité, de bonté, de beauté et de justice. Le père Luigi Giussani, fondateur du mouvement Communion et Libération, désignait ce terrain d’entente comme l’"expérience élémentaire". »


Ainsi, l’objectif de la rencontre est de promouvoir la coexistence pacifique des différentes religions et cultures. L’analyse qui suit explique pourquoi les catholiques traditionnels sont véritablement indésirables dans cette « rencontre d’amis ».

Comme le relate l'article de Vatican News, Léon XIV était le deuxième pape, après Jean‑Paul II, à participer à cette rencontre. Bien que Benoît XVI et François n'y aient pas assisté, ils ont tous deux soutenu le mouvement Communion et Libération et sa Rencontre de l'Amitié entre les Peuples. Un article de Communion et Libération décrit l'affection du mouvement pour François en particulier :

« Nous avons été sincèrement reconnaissants de chaque occasion qui nous a été donnée de partager notre expérience avec le pape François, tout en nous efforçant de faire nôtres les préoccupations qu'il nous a transmises à travers ses messages. Les périphéries, les temps qui changent, le dialogue. En 2019, notre visite en Égypte pour rencontrer le Grand Imam d'Al‑Azhar, Ahmad Al‑Tayyeb, s'est déroulée dans le prolongement de la rencontre, quelques mois auparavant, entre le pape François et Al‑Tayyeb, qui a abouti à la signature du document historique Sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre-ensemble. »


Ainsi, nous constatons que le mouvement Communion et Libération (approuvé par le Vatican) adhère pleinement au Document de François sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre-ensemble (connu sous le nom de Déclaration d'Abou Dhabi), qui contient cette affirmation erronée concernant la diversité des religions, voulue par Dieu :

« La liberté est un droit de toute personne : chaque individu jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et la diversité des religions, des couleurs, des sexes, des races et des langues sont voulus par Dieu dans Sa sagesse, par laquelle il a créé les êtres humains.


Étant donné l'existence d'une pluralité de religions, on peut évidemment dire que Dieu permet une telle situation, qu'elle relève de sa « volonté permissive ». Cependant, il est scandaleux que François ait signé un document affirmant que Dieu veut cette situation, car une telle déclaration n'a de sens que si elle affirme que Dieu « veut positivement » la diversité des religions.

Ce contexte nous aide à mieux comprendre le discours de Léon XIV à la Rencontre des Amitiés entre les Peuples, dans lequel il citait ses propres paroles d'octobre 2025 pour louer le Synode sur la synodalité et exhorter les catholiques à écouter la sagesse des non-catholiques :

« Ces dernières années, nous avons redécouvert la dimension synodale et missionnaire de notre être Église, qui nous appelle avant tout à apprendre à nous écouter les uns les autres. Le don de l’écoute est une chose que, je crois, nous reconnaissons tous, mais qui s’est souvent perdue dans certains milieux de l’Église. Nous devons continuer à en découvrir la valeur, en commençant par écouter la Parole de Dieu, en nous écoutant les uns les autres, en écoutant la sagesse que nous trouvons chez les hommes et les femmes, chez les membres de l’Église et chez ceux qui cherchent la vérité, mais qui ne sont pas encore, et ne seront peut-être jamais, membres de l’Église » (Discours aux participants du Jubilé des Équipes synodales et des Organes participatifs, 24 octobre 2025).


S’il n’est pas hérétique de suggérer simplement d’écouter la sagesse des non-catholiques, il est blasphématoire de prétendre que les idées religieuses non catholiques peuvent en quelque sorte compléter le catholicisme, comme si le Saint-Esprit retenait certaines vérités de l’Église qu’il a révélées aux religions non catholiques.

On peut commencer à percevoir d’autres signes de cette orientation blasphématoire en considérant les éloges que Léon XIV adresse au fondateur du mouvement Communion et Libération, le Père Giussani :

« Chers amis, la beauté désarmée de ce Mystère [de l’Incarnation] nous invite à prendre le « risque éducatif » dont le Père Giussani vous a parlé. Il pressentait que « la méthode éducative la plus apte à produire le bien n’est pas celle qui se détourne de la réalité pour affirmer le bien isolément, mais celle qui s’attache à promouvoir le bien dans le monde ». Et il insistait : « Dans le monde signifie se confronter à la réalité dans son ensemble, une confrontation risquée, si l’on veut ; mais il serait plus juste de dire exigeante ». Frères et sœurs, assumons maintenant cette responsabilité, qui est un engagement envers le Christ et envers notre monde ! »


De quel risque parle-t-il ? La citation de ce passage est extraite du livre du Père Giussani sur l’éducation, Le Risque de l’éducation : Découvrir notre destinée ultime. Il est pertinent de considérer le contexte dans lequel Léon XIV a tiré sa citation :

« Plus un adolescent approche de l’âge adulte, plus nous devons recourir à la méthode éducative qui consiste à le guider vers une rencontre personnelle et de plus en plus autonome avec la réalité qui l’entoure. C’est là que la modération équilibrée de l’éducateur prend toute son importance. En effet, l’évolution de l’autonomie de l’adolescent représente un « risque » pour l’intelligence et le cœur – et aussi pour l’égocentrisme – de l’éducateur… L’appel à la tradition peut se formuler de diverses manières, mais il faut bien comprendre que le véritable concept de tradition est celui de représentation de valeurs à redécouvrir à travers de nouvelles expériences. Si l’histoire et l’existence sont des vecteurs de valeurs à redécouvrir à travers de nouvelles expériences, qui doit faire cette découverte ? Le parent ? L’enseignant ? Non, ce serait du traditionalisme. C’est au jeune de vivre cette expérience, car c’est ainsi que naîtra sa liberté. Par‑dessus tout, les éducateurs doivent garder à l’esprit cet amour de la liberté, jusqu’à la prise de risques. »


Bien que de nombreux éducateurs croyants partagent sans doute l'idée que les adolescents doivent être exposés au monde séculier dans lequel ils seront amenés à vivre, ce passage révèle clairement un risque de voir la foi de l'élève compromise, voire perdue. Ce risque est d'autant plus immédiat et marqué que Léon XIV et son prédécesseur ont insisté sur la nécessité de s'inspirer des religions non‑catholiques.

On peut également se référer à la préface du livre du Père Giussani, cité par Léon XIV, pour y trouver l'éloge suivant du cardinal Carlo Maria Martini, l'une des figures de proue de la « mafia de Saint‑Gall » qui a œuvré pour l'élection de François :

« “Il y a un but”, disait Kafka, “mais pas de chemin.” Voilà un autre passage important. La foi est le chemin vers lequel la raison tend plus que vers toute autre chose. En fin de compte, que cherche la raison sinon le sens de la vie, le sens de l'existence, le sens de toute chose ? Et toute la philosophie contemporaine se résigne à se demander : un sens est-il possible ? Les trois cents personnes qui accompagnaient notre grand cardinal Martini représentaient trois cents religions différentes, mais toutes exprimaient la présence d'un sens – comme disait Kafka. Le sens existe, mais il est si mystérieux que nous ne savons comment le concevoir – il n'y a pas de chemin ! »


Il est ici fait référence à la promotion par le cardinal Martini des rencontres œcuméniques entre les différentes religions, ce qui s'accorde avec tout ce que nous avons considéré jusqu'à présent concernant le discours de Léon XIV à la Rencontre des amitiés entre les peuples de Rimini. Le message général semble clair : Léon XIV croit que nous sommes tous en quête de vérité – catholiques, protestants, musulmans, hindous, etc. – et que nous devons apprendre les uns des autres sur ce chemin de foi, même si cela implique le risque de perdre la foi.

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que Léon XIV ait saisi l’occasion pour réaffirmer la position de longue date du Vatican contre le prosélytisme :

« Nous le comprenons de mieux en mieux, dans un contexte historique qui réactive les questions les plus humaines et un désir infini de sens, de justice et de paix. Ainsi, une certaine perte d’influence, que nous, adultes, avons peut-être redoutée et combattue, aurait dû nous révéler que nous pouvons davantage estimer la puissance de l’Évangile, les liens qu’il tisse, la logique qu’il suscite, la vie qu’il engendre. Comme mes prédécesseurs l’ont répété à maintes reprises : “L’Église ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe par attraction.” C’est cette attraction pour une manière d’habiter le monde qui a suscité la question provocatrice du Père Giussani : “Peut-on vivre ainsi ?” »


Léon XIV et ses prédécesseurs nous disent qu’il est généralement bon d’appartenir à l’Église, mais que nous ne devons pas chercher à convaincre autrui que Dieu désire qu’il devienne catholique. Cette distinction s’oppose frontalement à l’enseignement de l’Église, remontant aux paroles de Notre Seigneur à ses Apôtres :

« Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,19-20)


Même si Léon XIV ne peut renoncer ouvertement au Grand Commandement, lui et ses prédécesseurs l'ont considérablement affaibli par des attaques directes contre le prosélytisme et la promotion d'un faux œcuménisme.

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi le Vatican ne souhaite pas que nous suivions le commandement de Notre Seigneur, Léon XIV a fourni au moins une partie de la réponse :

« Ouvrez-vous à la véritable catholicité, élargissez vos horizons au-delà de toute affiliation trop étroite. Que le Mouvement, les groupes et les communautés soient un tremplin d'où vous puissiez plonger dans la totalité du réel. Résistez à tout ce qui vous éloignerait de vos frères et sœurs de cultures, de sensibilités et d'origines différentes, en particulier des plus pauvres. Au contraire, allez à la rencontre de tous !»


Le but n'est pas d'honorer Dieu et de sauver des âmes, mais d'unir toute l'humanité en une masse athée de personnes en quête de vérité. Toute religion est acceptable pourvu que personne n'affirme que le catholicisme est la seule vraie religion.

Pour comprendre ce que l'Église catholique enseigne réellement, on peut se référer à l'ouvrage de Mgr Marcel Lefebvre, Le Mystère de Jésus :

« Dans notre foi, il n'est pas permis de séparer les Personnes de la Sainte Trinité. Cela a des conséquences. Par exemple, on ne peut pas dire, comme on l'entend souvent aujourd'hui, que nous avons le même Dieu que les juifs et les musulmans. On parle fréquemment des « trois grandes religions monothéistes », les mettant sur un pied d'égalité, comme si nous adorions le même Dieu ! Mais du fait même que les juifs rejettent Jésus‑Christ, du fait même que les musulmans ne reconnaissent pas la divinité de notre Seigneur, ni les uns ni les autres n'adorent le même Dieu que nous. Il est absolument impossible de dire qu'ils ont le même Dieu que nous, car c'est faux. »


Ces idées sont désormais proscrites car elles pourraient offenser les non‑catholiques. Ainsi, la vérité n'est plus la bienvenue. Comme l’a décrit Mgr Lefebvre, « l’hérésie moderne » s’est substituée à la vérité catholique :

« Il s’agit bien de l’hérésie moderne, qu’il convient de désigner par un nouveau terme, car elle semble véritablement être une hérésie nouvelle qui s’ajoute au modernisme, au libéralisme et à toutes ces vieilles erreurs. Il me semble que cette nouvelle hérésie peut être appelée œcuménisme, faux œcuménisme. S’il devait exister un véritable œcuménisme, il faudrait le définir. Le faux œcuménisme prétend que l’Église catholique n’est pas la seule vraie religion. Des hommes d’Église ont inventé une nouvelle Église œcuménique qui se place au même niveau que les autres religions, qui accepte toutes les erreurs et, de ce fait même, sécularise tous les États. Le règne de notre Seigneur Jésus‑Christ disparaît. »


Mgr Lefebvre a prononcé ces paroles lors de conférences spirituelles à Écône à la fin des années 1970, bien avant que l’on ait entendu parler de Jorge Bergoglio ou de Robert Prévost. Cette hérésie moderne du faux œcuménisme a été le moteur de toute la révolution du Concile Vatican II. Il n'y a donc pas de véritable mystère quant à la raison pour laquelle le Vatican s'est opposé à Mgr Lefebvre.

Ceci nous aide à comprendre l'une des plus grandes ironies de toute l'histoire du salut, qui se déroule sous nos yeux : le Vatican se déclare catholique mais accepte toutes les religions du monde, à l'exception du catholicisme authentique. C'est pourquoi tous peuvent être « amis » avec Léon XIV à Rimini, hormis la FSSPX de Mgr Lefebvre et les autres catholiques traditionalistes. Nous ignorons pourquoi Dieu permet cette désorientation diabolique, mais il est on ne peut plus clair que nous devons la rejeter.

Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

     

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