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"François était un avertissement : ce que les catholiques doivent apprendre avant le prochain pontificat désastreux"
par Vistemboir2 2026-08-19 11:03:19
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 19 août 2026 sur The Remnant sous le titre : « Francis Was a Warning: What Catholics Must Learn Before the Next Disasterous Pontificate »
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La réaction catholique au pontificat de François ne saurait se limiter à recenser ses erreurs. Les catholiques doivent apprendre à reconnaître, à combattre et, finalement, à vaincre les erreurs qui ont rendu cette crise possible.
« Le défi immédiat qui se pose à tous les fidèles est de se prémunir avec vigilance contre ces erreurs, dans l’espérance certaine qu’au temps voulu par Dieu, elles seront reconsidérées et rectifiées par un futur successeur de saint Pierre. » (Dominic J. Grigio, Le Pontificat Désastreux – La Rupture du Pape François avec le Magistère)

Dans son entretien avec le Dr Peter Kwasniewski pour Substack, Edward Pentin a résumé les réalités catastrophiques qui ont poussé un ecclésiastique, écrivant sous le pseudonyme de Dominic J. Grigio, à rédiger Le Pontificat Désastreux – La Rupture du Pape François avec le Magistère :

« Le pontificat du pape François a été traumatisant, très controversé et, pour de nombreux fidèles pratiquants qui s’intéressaient aux affaires de Rome, profondément perturbant. Un laïc catholique a récemment déclaré qu’il s’était senti « soumis à la torture » pendant douze ans et qu’il ne remontait à la surface que maintenant, avec appréhension, pour reprendre son souffle. Il ne s’écoulait pratiquement pas une semaine sans qu’une attaque ne soit lancée contre l’orthodoxie, la tradition apostolique et le corps de l’Église. Et bien que ce pontificat ait été salué pour avoir mis en avant la miséricorde de Dieu et avoir, sans le vouloir, mis au jour une corruption cachée et une hétérodoxie profondément enracinée, il est considéré par de nombreux théologiens et autres comme ayant été, selon les termes du mémorandum Demos de 2022 du cardinal George Pell, « une catastrophe ». Aujourd’hui, un an après le décès du pape François, un nouvel ouvrage intitulé The Disastrous Pontificate — Pope Francis’ Rupture From the Magisterium a répertorié de manière exhaustive tout ce qui s’est passé, en relevant les nombreuses et diverses déclarations et décisions qui contredisaient la doctrine catholique et entrent en conflit avec la pratique pérenne de l’Église. »


Comme l’écrivait Pentin, l’occupation hostile du pontificat par François fut une véritable torture pour de nombreux catholiques fervents. Malheureusement, cette torture se poursuit sous Léon XIV, même si ce dernier semble plus pieux lorsqu’il recourt à la torture morale. Si le livre de Grigio se contentait de relater ces souffrances doctrinales et spirituelles, il ne serait guère plus qu’un catalogue des blessures infligées au Corps mystique du Christ. Cependant, en présentant des documents officiels — allant des Écritures aux citations des conciles, des papes et des Pères de l’Église — pour démontrer comment l’Église catholique condamne les erreurs de François, « Le pontificat désastreux » est un rappel essentiel que notre foi ne dépend pas des distorsions de ceux qui tentent de la détruire, mais de ce que Notre Seigneur et son Église ont toujours enseigné.

Si ce livre n'apportait rien d'autre, cette seule caractéristique en ferait une ressource extrêmement précieuse pour les catholiques conscients des écarts de François par rapport à la foi catholique immuable et désireux de mieux comprendre les véritables enseignements de l'Église. Mais l'ouvrage de Dominic J. Grigio offre bien plus qu'une compilation exhaustive des erreurs de François et de leurs réfutations : il s'agit sans doute de l'ouvrage le plus important disponible aujourd'hui pour aider une large partie des catholiques à se prémunir contre les hérésies qui rongent l'Église.

La FSSPX et le prix de la résistance à Rome

Pour apprécier pleinement l'importance de ce livre, il convient de revenir brièvement sur les leçons tirées de la récente sanction infligée par Rome à la FSSPX. Depuis la célèbre déclaration de Mgr Marcel Lefebvre en 1974, qui déclarait la guerre à la révolution du concile Vatican II, Rome s'efforce d'assimiler toute opposition sérieuse aux erreurs dominantes à du schisme, voire à de l'hérésie. Outre la menace de schisme proférée à l'encontre des dissidents, le Vatican a même été prêt à troquer l'accès à la messe traditionnelle en latin contre le silence sur les erreurs fondamentales de la révolution de Vatican II. Dans une large mesure – malgré d'importantes exceptions –, il fallait choisir entre (a) s'opposer activement aux erreurs qui sapent le dogme catholique (et être qualifié de schismatique, comme la FSSPX), et (b) rester en « bons termes avec Rome » (et adopter une attitude conciliante envers ceux qui tentent de détruire l'Église). Ce livre (écrit par un ecclésiastique en « bons termes ») comble ce fossé en montrant aux catholiques comment se prémunir avec vigilance contre les erreurs actuelles, indépendamment de leur opinion sur Vatican II ou sur les papes post-conciliaires antérieurs à François.

En effet, comme l'écrit Grigio, ce livre vise à aider les fidèles à accomplir leur devoir catholique de sauvegarde de la Foi :

« Ce livre a été écrit par sens du devoir envers notre responsabilité commune de sauvegarder le Dépôt de la Foi, en accord avec l'impératif transmis par les apôtres à tous les fidèles de maintenir “l'intégrité de la foi et des mœurs” (1 Co 11,2 ; 2 Th 2,15 ; 1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,13‑14 ; Tt 1,9). À cette fin, à travers un large éventail de disciplines doctrinales – de l'anthropologie à la sotériologie –, ce livre compare et met en contraste avec minutie les enseignements du pape François avec la Tradition, l'Écriture sainte et le Magistère pérenne. »


En réalité, nous n'aurions probablement jamais connu les pontificats de François ni de Léon XIV si suffisamment de catholiques avaient accompli ce devoir de sauvegarde du Dépôt de la Foi. Le pontificat désastreux de François a éveillé chez de nombreux catholiques la conscience de ce devoir – mais sans un guide comme celui que propose Grigio, trop peu apprendront réellement à combattre les racines de la crise, se contentant de s'attaquer aux symptômes.

Grigio nous aide à identifier les racines de la crise en nous rappelant ce que la foi catholique doit toujours être :

« En tant qu’enfants adoptifs du Père et frères de notre Seigneur Jésus‑Christ, adhérer à la vérité divine et parler avec sincérité sont des éléments essentiels de la vie chrétienne. Notre Seigneur nous commande d’être francs et sincères : « Que votre parole soit oui, oui ; non, non ; ce qui va au-delà vient du Malin » (Mt 5,37). Le mensonge et la tromperie sont absolument étrangers à Dieu : « Il est impossible à Dieu de mentir » (He 6,18 ; cf. Tt 1,2). Comme l’a déclaré le premier concile du Vatican, Dieu ne peut « ni se tromper ni nous tromper ». (Dz 1789) ; une réalité exprimée de manière poétique dans la traduction par le père Gérard Manley Hopkins de l’hymne de saint Thomas d’Aquin Adoro Te Devote, dans la phrase : « La Vérité elle-même parle avec vérité, sinon rien n’est vrai. » Il s’ensuit donc que le mensonge et la tromperie, y compris le fait de semer intentionnellement la confusion et l’ambiguïté au sujet de la révélation de Dieu, sont contraires à la vie de grâce : « Celui qui dit le connaître et ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, c'est en lui véritablement que l’amour de Dieu est parfait ; par là nous connaissons que nous sommes en lui. » (1 Jn 2,4‑5). »


Trop souvent, nous avons entendu les « bien-pensants » affirmer que Vatican II et la révolution post‑conciliaire ne posent aucun problème, car ils ne reposent pas sur des hérésies manifestes, mais sur des « ambiguïtés ». Aussi absurdes et anti-intellectuelles que soient ces affirmations, elles ont réussi à tromper des générations de catholiques, leur faisant croire que les tromperies du Vatican ne sont pas particulièrement problématiques. Dominic J. Grigio nous rappelle que cette pensée est un non‑sens impie.

De plus, Grigio affirme que les faux prophètes sont plus dangereux lorsqu'ils « ont un auditoire sensible à leurs tromperies et à leurs mensonges » :

« Ces évêques qui rejettent le Dépôt de la Foi en proclamant un faux évangile sont comme Satan, se faisant passer pour des « anges de lumière » afin de tromper, alors qu'en réalité ils sont des rebelles contre Dieu et des ennemis de l'Église. De tels faux prophètes n'auraient aucune influence sur la transmission du Dépôt de la Foi s'ils n'avaient pas un auditoire sensible à leurs tromperies et à leurs mensonges. Saint Paul décrit ces chrétiens comme étant enclins à rejeter la saine doctrine : «  Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. » (2 Tm 4,3‑4)


On ne peut raisonnablement espérer que ce livre élimine toute vulnérabilité aux tromperies et aux mensonges, mais chaque catholique qui apprend à s'opposer aux faux prophètes est un nouveau soldat pour l'Église de Notre Seigneur. Dieu peut mettre fin à cette crise quand Il le voudra, mais Il souhaite assurément que les catholiques coopèrent avec Sa grâce pour combattre les ennemis de l'Église, plutôt que de les soutenir.

Comme le remarque Grigio, ce besoin de recruter davantage de fidèles au service de l'immuable vérité catholique est d'autant plus pressant face aux pressions du monde qui incitent à se conformer aux idéologies anti-catholiques :

« La pression exercée pour se conformer aux idéologies mondaines et anti‑catholiques crée un milieu où certains baptisés, avec leur inclination concupiscente à rejeter la Vérité divine, sont susceptibles, voire désireux, d'embrasser un faux évangile. Cette tentation est d'autant plus grande si le faux évêque est loué par le monde déchu comme un « ange de lumière » – un guide progressiste, l'incarnation même de la « compassion » parce qu'il se libère des chaînes d'une doctrine « rigide ». »


Chaque âme armée des enseignements du Pontificat désastreux est mieux à même de résister à cette tentation et d'aider les autres à faire de même. Lorsque cela se produit, le Corps mystique du Christ tout entier est plus fort. Pour de nombreux catholiques, l’œuvre colossale de Grigio peut servir de catalyseur pour comprendre que notre identité catholique exige que nous rejetions les faux pasteurs d’aujourd’hui et les mensonges qu’ils propagent.

Enfin, il convient de souligner un aspect de l'ouvrage qui pourrait surprendre certains lecteurs percevant notre réponse à la crise de l'Église comme une dichotomie où il faudrait rejeter en bloc tout ce qui vient de Rome depuis Pie XII, sous peine de succomber à l'erreur. À l'instar de Mgr Marcel Lefebvre, Dominic J. Grigio n'hésite pas à se référer aux écrits de Vatican II ou des papes post‑conciliaires (antérieurs à François) pour s'opposer aux erreurs qui affligent l'Église. D'un point de vue stratégique, c'est sans doute la manière la plus judicieuse d'éduquer le plus grand nombre de catholiques dans la lutte contre les erreurs anti‑catholiques. Les catholiques qui retiendront véritablement cette leçon finiront par comprendre que les manquements du Concile ont largement contribué à la crise qui a rendu nécessaire la publication du livre de Grigio.

Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

     

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