Le deuxième n'est guère plus fameux : d'une part seuls les vivants sont capables de recevoir le baptême (et tous les sacrements) , d'autre part un bébé vivant dans le ventre de sa maman ne saurait exprimer aucun désir du baptême. A la rigueur un foetus tout juste avorté peut être baptisé sous condition ( "si tu es vivant, je te baptise etc. " ) dans la forme prescrite par l'Eglise, avec de l'eau donc.
Il s'agit ici de l'idée de Cajétan, qui en avait plusieurs (censurée par Saint-Pie V et dès lors ne plus viable) que le désir des parents de voir leur enfant baptisé pourrait se substituer au baptême dans le cas où l'enfant meurt avant l'avoir reçu. Mais c'est une fumisterie.
On en avait parlé
ICI.
Il est
défini que pour ceux non arrivés à l'âge de la raison,
seul le baptême de l'eau assure la vision béatifique.
Mais une personne avisée (pas un prêtre pour des raisons de bienséance) pourrait baptiser (avec une sonde ou sim.) l'enfant non viable, mais encore vivant,
in utero, nécessairement sous condition.
Une de mes grand-mères, gynécologue-obstétricienne, l'a fait des dizaines de fois dès les années 20. Il existait des manuels pour cela, agréés par les évêques.
Lors de ses obsèques le curé déclara que les âmes de ces enfants gratifiées par elle de la vision béatifique l'aurait accueillie au Paradis. Cela m'avait impressioné, j'étais enfant, mais on peut le croire avec confiance.
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